Fidèle à la République
Formé au petit séminaire d'Autun, puis à l'Ecole du génie militaire de
Mézières, Lazare Carnot s'impose d'abord dans l'univers académique, scientifique et
militaire par ses travaux de mathématicien. Lorsque survient 1789, il met ses dons au Elu
en 1791 député du Pas-de-Calais à l'Assemblée législative, il y joue très vite un
rôle de premier plan, notamment au sein du comité militaire, et organise, en 1793, la
résistance des armées républicaines contre les offensives des "blanc". Ce qui lui permettra de sauver sa tête quelques années plus tard,
devant les Thermidoriens. "Oserez-vous porter la main sur celui qui a organisé la
victoire dans les armées de la République ?", s'exclame alors un de ses
défenseurs. Au moment de l'élaboration de la Constitution de l'an III, Carnot s'oppose
vivement au texte et notamment à la création de deux chambres. Cependant, en qualité
d'ancien conventionnel, il est élu au conseil des Anciens.
Il fera même partie u Directoire dont il contestait
également la création et où il prend en charge les affaires militaires. C'est lui qui
nomme Bonaparte commandant en chef de l'armée d'Italie.
Proscrit en l'an V pour s'être opposé au coup d'Etat du 18 brumaire. Le premier Consul
lui confie le portefeuille de la Guerre. Carnot démissionnera en 1800 de ce poste où il
brille un peu trop au goût de Bonaparte. Appelé par le Sénat à siéger au Tribunat. Il
sera l'un des rares opposants aux ambitions dictatoriales de Napoléon, votant notamment
contre le consulat à vie, puis contre la proposition faisant du Premier Consul un
empereur. Napoléon le rappellera pourtant auprès de lui en 1814. Resté fidèle à
l'empereur au moment des Cent Jours, Carnot finira ses jours en exil.
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