retour au fastretour au fast renaissance d'un Sénat conservateur
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une assemblée effacée
vers un régime parlementaire

 

Comme sous le Premier Empire, la composition et l’activité du Sénat sont étroitement contrôlées par le nouveau régime autoritaire. Les cent cinquante sénateurs sont tantôt nommés directement, tantôt membres de droit (c’est le cas des cardinaux, des amiraux, des maréchaux). Ils exercent leur fonction à vie et en principe gratuitement, mais le chef de l’Etat peut leur accorder une dotation de trente mille francs. L’empereur peut nommer à sa guise de nouveaux sénateurs (leur effectif total ne devant pas dépasser cent cinquante membres). Il désigne le président et le vice-président du Sénat et peut d’ailleurs présider lui-même la Chambre, dont il convoque les sessions. Les séances de la Chambre Haute ne sont pas publiques.

Les sénatus-consultes qu’elle édicte sont sanctionnés et promulgués par le chef de l’Etat. Le décret du 6 avril 1852 affecte le Palais du Luxembourg au Sénat et   Louis-Napoléon, qui avait visité le Palais peu de temps auparavant, manifeste le désir que l’ancienne salle des séances et les deux salles contiguës soient réunies en une seule galerie (l’actuelle Salle des Conférences) destinée aux solennités. Les travaux, commencés le 1er novembre 1852, sont définitivement achevés en novembre 1854 et Leurs Majestés Impériales sont fréquemment reçues dans la galerie dite alors salle du Trône et décorée au goût du jour.

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