Avocat au barreau de Paris, fils de grands
bourgeois lorrains, Raymond Poincaré devient, à vingt-sept ans, lun des plus
jeunes députés de France. Les électeurs de la Meuse lui renouvelleront régulièrement
leur confiance jusquen 1903. Plusieurs fois ministre de lInstruction publique
et des Finances, il est appelé en 1912 par le président Fallières pour former le
gouvernement. Fort du succès de ce ministère dunion nationale,
Poincaré présente sa candidature à la présidence de la République en 1913.
Il devance dune large majorité le
candidat que lui oppose Clemenceau, Jules Pams, mais appellera cependant le
Tigre à ses côtés en 1917, lorsque la situation de la France lui semblera
lexiger. Après larmistice et la fin de son septennat, Poincaré retrouve le
Palais du Luxembourg. Il sera à nouveau président du Conseil, en 1922 puis en 1926, où
il a la lourde tâche de redresser la situation monétaire et dassainir les finances
publiques. En 1929, la maladie loblige à se retirer. Réélu au Sénat en 1932, il
ne peut siéger. A sa mort, en 1934, le pays lui consacre des funérailles nationales.
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