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Au secours de la République
Inscrit au barreau de Nantes, Waldeck-Rousseau est élu député de la 1ère circonscription de Rennes en 1879. Membre du groupe de L’union républicaine, il intervient à la Chambre sur des projets de réforme de la magistrature. Plusieurs fois ministre de l’Intérieur, il est réélu député en 1885 mais ne se représentera pas aux élections de 1889.

Expert en droit civil, il se consacre alors à sa carrière d’avocat, plaidant notamment lors du procès de Panama. Il semble alors retiré de la vie politique mais va finalement céder aux sollicitations de ses amis républicains et se présenter avec succès aux élections sénatoriales de 1894 dans le département de la Loire. En 1895, il se porte même candidat à la présidence de la République mais c’est Félix Faure qui l’emporte.

Au Sénat, il intervient peu, l’essentiel de son programme politique se définit hors de l’hémicycle, notamment dans le “grand cercle républicain” qu’il a créé. En 1899, le président Loubet lui donne l’occasion de mettre en application ce programme, en l’appelant à former un gouvernement de “défense républicaine”. En pleine affaire Dreyfus, alors que l’opposition nationaliste se déchaîne, Waldeck-Rousseau parvient à former l’un des ministères les plus stables de la IIIe République (il va durer trois ans !). Il commence par apaiser l’opinion et par dénouer les crises ouvrières importantes qui paralysent une partie de l’industrie française. Il s’attaque aussi, de façon mesurée et sans anticléricalisme militant, à la querelle religieuse qui divise les Français, autour du pouvoir des congrégations.

En 1902, malade, Waldeck-Rousseau démissionne de la présidence du Conseil, en suggérant le nom de Combes pour lui succéder. Redevenu sénateur de la Loire, il va en fait s’opposer à la politique de séparation de l'Eglise et de l’Etat prônée par le “petit père Combes”, avant de décéder en 1904.

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