Une figure du radicalisme
Ingénieur de lEcole Supérieure des travaux publics de Paris, issu de la
bourgeoisie parisienne, Etienne Dailly devient, à partir de 1952, exploitant agricole
dans la région de Nemours, mais aussi consultant en études économiques et financières
et en droit des affaires. Devenu parlementaire, il poursuivra cette activité de conseil :
il sera administrateur de nombreuses sociétés et président de Lancia France de 1969 à
1971. Membre du Parti radical depuis 1946, il ne sengage véritablement en politique
que la quarantaine venue en devenant maire d'une commune de Seine-et-Marne, Montcourt-Fromonville, puis en entrant en 1959 au Palais du
Luxembourg, où il siégera pendant trente-cinq ans.En
1965, il deviendra maire de Nemours, puis, en 1967, président du Conseil général de
Seine-et-Marne. Inscrit au groupe de la gauche démocratique (devenu par la suite le
Rassemblement démocratique social et européen), grand défenseur de la Constitution de
1958, Etienne Dailly est élu en 1968 vice-président du Sénat et le reste pendant
vingt-six ans. A ce titre, il remplace provisoirement en 1974 à la présidence du Sénat
Alain Poher, pendant lintérim de celui-ci à lElysée. Au sein de la
commission des Lois du Sénat, Etienne Dailly se spécialise dans le droit des sociétés
commerciales et le droit des affaires et participe activement au combat parlementaire de
1981 contre les nationalisations. Eminent spécialiste du règlement du Sénat,
constitutionnaliste pointilleux, il joue également un rôle dans léchec, en 1984,
du projet de référendum sur la réforme de lenseignement privé.
En février 1995, René Monory le nomme au conseil constitutionnel. |