Un socialiste du Sud-Ouest
Engagé dès ladolescence dans les Jeunesses socialistes, André Méric entre tout
aussi précocement dans la vie active. Apprenti mécanicien, le jeune Toulousain se forme
pour devenir agent comptable, qualification quil obtient à la veille de son départ
sous les drapeaux en 1939. Après larmistice, il rejoint la Résistance mais il est
arrêté et déporté au camp de Rawa-Ruska, en Prusse orientale. A la Libération, il est
élu conseiller général de Haute-Garonne et devient, trois ans plus tard, le plus jeune
sénateur de France, à trente-cinq ans.Il est
également maire, à partir de 1955, de la petite commune de Calmont et sera, sa vie
durant, lune des grandes figures politiques de sa région, célèbre pour son accent
rocailleux et son franc-parler.
Vice-président du Conseil de la République, puis du Sénat, de 1956 à 1980, il remplace
Alain Poher à la tête de la Haute Assemblée en 1969 quand celui-ci doit assurer
lintérim de la présidence de la République. En 1980, les sénateurs socialistes
le choisissent pour présider leur groupe. Lannée suivante, André Méric fait
partie du conseil politique du candidat du Parti socialiste aux élections
présidentielles, François Mitterrand.
En 1987, il est nommé vice-président de la commission
chargée dexaminer la proposition de résolution sur la mise en accusation devant la
Haute Cour de justice de Christian Nucci, ancien ministre délégué, chargé de la
Coopération et du Développement. Il entre en 1988 dans le second gouvernement Rocard
comme secrétaire dEtat aux Anciens Combattants et Victimes de guerre et fait
adopter un statut particulier pour les prisonniers du Vietminh pendant la guerre
dIndochine. Il se retire de la vie publique nationale en 1991. |