Lazare Carnot

1753-1823

Fidèle à la République

Formé au petit séminaire d'Autun, puis à l'Ecole du génie militaire de Mézières, Lazare Carnot s'impose d'abord dans l'univers académique, scientifique et militaire par ses travaux de mathématicien. Elu en 1791 député du Pas-de-Calais à l'Assemblée législative, il y joue très vite un rôle de premier plan, notamment au sein du comité militaire, et organise, en 1793, la résistance des armées républicaines contre les offensives des "blanc".

Ce qui lui permettra de sauver sa tête quelques années plus tard, devant les Thermidoriens. "Oserez-vous porter la main sur celui qui a organisé la victoire dans les armées de la République ?", s'exclame alors un de ses défenseurs. Au moment de l'élaboration de la Constitution de l'an III, Carnot s'oppose vivement au texte et notamment à la création de deux chambres. Cependant, en qualité d'ancien conventionnel, il est élu au conseil des Anciens.

Il fera même partie du Directoire dont il contestait également la création et où il prend en charge les affaires militaires. C'est lui qui nomme Bonaparte commandant en chef de l'armée d'Italie.

Proscrit en l'an V pour s'être opposé au coup d'Etat du 18 brumaire. Le premier Consul lui confie le portefeuille de la Guerre. Carnot démissionnera en 1800 de ce poste où il brille un peu trop au goût de Bonaparte. Appelé par le Sénat à siéger au Tribunat. Il sera l'un des rares opposants aux ambitions dictatoriales de Napoléon, votant notamment contre le consulat à vie, puis contre la proposition faisant du Premier Consul un empereur. Napoléon le rappellera pourtant auprès de lui en 1814. Resté fidèle à l'empereur au moment des Cent Jours, Carnot finira ses jours en exil.