Étienne Dailly

1918-1996

Une figure du radicalisme Ingénieur de l'Ecole Supérieure des travaux publics de Paris, issu de la bourgeoisie parisienne, Etienne Dailly devient, à partir de 1952, exploitant agricole dans la région de Nemours, mais aussi consultant en études économiques et financières et en droit des affaires. Devenu parlementaire, il poursuivra cette activité de conseil : il sera administrateur de nombreuses sociétés et président de Lancia France de 1969 à 1971. Membre du Parti radical depuis 1946, il ne s'engage véritablement en politique que la quarantaine venue en devenant maire d'une commune de Seine-et-Marne, Montcourt-Fromonville, puis en entrant en 1959 au Palais du Luxembourg, où il siégera pendant trente-cinq ans.

En 1965, il deviendra maire de Nemours, puis, en 1967, président du Conseil général de Seine-et-Marne. Inscrit au groupe de la gauche démocratique (devenu par la suite le Rassemblement démocratique social et européen), grand défenseur de la Constitution de 1958, Etienne Dailly est élu en 1968 vice-président du Sénat et le reste pendant vingt-six ans. A ce titre, il remplace provisoirement en 1974 à la présidence du Sénat Alain Poher, pendant l'intérim de celui-ci à l'Elysée. Au sein de la commission des Lois du Sénat, Etienne Dailly se spécialise dans le droit des sociétés commerciales et le droit des affaires et participe activement au combat parlementaire de 1981 contre les nationalisations. Eminent spécialiste du règlement du Sénat, constitutionnaliste pointilleux, il joue également un rôle dans l'échec, en 1984, du projet de référendum sur la réforme de l'enseignement privé.

En février 1995, René Monory le nomme au conseil constitutionnel.