Joseph Fouché, duc d'Otrante

1759-1820

Un encombrant ministre de la Police

Conventionnel montagnard, Fouché se distingue notamment pendant la Révolution en réprimant férocement avec Collot d’Herbois les opposants lyonnais à la Convention. Ennemi de Robespierre, il revient sur le devant de la scène politique après le 9 thermidor. Le second Directoire lui confiera le ministère de la Police, fonction “fétiche” que Fouché conserve après le coup d’Etat du 18 brumaire.

Chassé du ministère par l’hostilité de deux des frères de l’empereur, Fouché est dédommagé par un siège de sénateur et par la sénatorerie d’Aix qui lui assure de confortables revenus. Il retrouve d’ailleurs son portefeuille dès l’an XII et le conserve jusqu’en 1810.

Au retour des Bourbons, Fouché cherche immédiatement à se rapprocher du nouveau régime, ce qui ne l’empêche pas, lors des Cent Jours, d’être, pour la troisième fois, ministre de la Police générale de l’Empereur. Son influence en France et en Europe est telle que Louis XVIII, lors de la seconde Restauration, devra lui accorder pour la quatrième fois le portefeuille de la Police.

Son pouvoir déclinant, Fouché tombera en disgrâce et mourra en exil à Trieste en 1820.