André Meric

1913-1993

Un socialiste du Sud-Ouest Engagé dès l'adolescence dans les Jeunesses socialistes, André Méric entre tout aussi précocement dans la vie active. Apprenti mécanicien, le jeune Toulousain se forme pour devenir agent comptable, qualification qu'il obtient à la veille de son départ sous les drapeaux en 1939. Après l'armistice, il rejoint la Résistance mais il est arrêté et déporté au camp de Rawa-Ruska, en Prusse orientale. A la Libération, il est élu conseiller général de Haute-Garonne et devient, trois ans plus tard, le plus jeune sénateur de France, à trente-cinq ans.

Il est également maire, à partir de 1955, de la petite commune de Calmont et sera, sa vie durant, l'une des grandes figures politiques de sa région, célèbre pour son accent rocailleux et son franc-parler.

Vice-président du Conseil de la République, puis du Sénat, de 1956 à 1980, il remplace Alain Poher à la tête de la Haute Assemblée en 1969 quand celui-ci doit assurer l'intérim de la présidence de la République. En 1980, les sénateurs socialistes le choisissent pour présider leur groupe. L'année suivante, André Méric fait partie du conseil politique du candidat du Parti socialiste aux élections présidentielles, François Mitterrand.

En 1987, il est nommé vice-président de la commission chargée d'examiner la proposition de résolution sur la mise en accusation devant la Haute Cour de justice de Christian Nucci, ancien ministre délégué, chargé de la Coopération et du Développement. Il entre en 1988 dans le second gouvernement Rocard comme secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et Victimes de guerre et fait adopter un statut particulier pour les prisonniers du Vietminh pendant la guerre d'Indochine. Il se retire de la vie publique nationale en 1991..