Victor Schoelcher

1804-1893

L'obsession de la liberté Journaliste, Victor Schoelcher est aussi un voyageur infatigable. D'une visite en Amérique du Nord, en 1829, il revient partisan convaincu de l'abolition de l'esclavage. Opposant actif à la Monarchie de Juillet, il accède à des responsabilités politiques après la révolution de 1848. Sa nomination au poste de sous-secrétaire d'Etat au ministère de la Marine lui permet enfin de faire adopter une loi sur l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Elu représentant de la Martinique à l'Assemblée nationale, il y défend des positions sociales et morales avancées : abolition de la peine de mort, droit au travail, suppression de la troisième classe dans les chemins de fer… Au moment du coup d'Etat de décembre 1851, Victor Schœlcher, devenu élu de la Guadeloupe, fait partie des sept parlementaires présents sur les barricades dressées dans Paris par l'opposition de gauche. Banni, il se réfugie en Angleterre et ne revient à Paris qu'en 1870.

Elu à l'Assemblée nationale, il tente, au moment de la Commune, d'amener une conciliation entre Paris et Versailles. En 1875, il est nommé sénateur inamovible. Inscrit à l'Union Républicaine, il s'oppose à la dissolution demandée par Mac-Mahon  en 1877 et reste, jusqu'à sa mort en 1893, un vigoureux défenseur des libertés. L'annonce de sa disparition ne fait pas grand bruit et ce n'est qu'en 1949 que la République lui rendra un hommage officiel, en transférant son corps au Panthéon.