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Le local au secours des nouveaux services postaux

À l’heure où La Poste doit s’ouvrir à la concurrence, les collectivités multiplient les initiatives pour maintenir une présence postale en milieu rural et offrir de nouveaux services aux habitants.
Photo : maintenir une présence postale en milieu rural. (Peter Gleizes/Réa)


Face aux menaces de fermeture qui pèsent sur de nombreux bureaux de poste ruraux, les collectivités sont de plus en plus nombreuses à vouloir sortir de l’alternative : maintien en l’état ou fermeture.

Ces dernières cherchent plutôt à inventer une nouvelle forme de présence postale, conciliant proximité, qualité du service public et adaptation aux nouvelles pratiques de consommation des usagers. La diminution de la fréquentation des bureaux de poste est à l’origine de la plupart des fermetures. Aussi certaines collectivités cherchent-elles à renforcer l’offre de services dans les bureaux existants, tout en élargissant les horaires d’ouverture. À Fruges, dans le Pas-de-Calais, le bureau de poste fait ainsi fonction de point service EDF-GDF. Les clients peuvent régler leur facture d’électricité et entrer en contact avec des agents commerciaux d’EDF-GDF via une ligne téléphonique mise gratuitement à leur disposition. Dans le département de l’Orne, le service "allô facteur" permet à l’usager d’effectuer toutes les opérations postales : affranchissement, opération de dépôt ou de retrait d’argent sur un compte, envoi de lettre ou de colis, directement depuis leur domicile. Dans le canton de Mouthoumet (Aude), une zone particulièrement enclavée des Corbières, les points multiservices (POMS) offrent non seulement ces services postaux, mais aussi un accès Internet, un fax et un service de transport à la demande. Depuis mars 2004, les habitants peuvent en outre commander leurs courses par Internet et récupérer les denrées dans le POMS le plus proche de leur domicile. Ces initiatives, complémentaires des points postes installés dans les commerces de proximité, semblent bien accueillies des populations. Pour être pérennisées, elles demandent cependant un effort financier qui n’est pas toujours à la portée des communes les plus concernées par les fermetures.

- Le projet de loi relatif à la régulation des activités postales

- Le rapport : "la Poste : le temps de la dernière chance" (2003)

Interview
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Photo : Paul Blanc

Paul Blanc
Sénateur des Pyrénées-Orientales (UMP)
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Êtes-vous favorable à une intervention des collectivités locales pour soutenir les activités postales ?

Je pense qu’il faut savoir évoluer car La Poste est aujourd’hui une entreprise privée soumise à la concurrence, même si elle garde des missions de service public. La question du maintien des bureaux de poste en milieu rural doit par ailleurs être élargie à celle de l’ensemble des services publics. Nous devons mener sur chaque territoire une réflexion en termes de services (avec un "S") au public et faire coexister dans des lieux uniques les services postaux avec d’autres. Dans ma commune de Sournia, par exemple, la maison des services publics, que je suis en train de mettre en place, abritera entre autres, le syndicat d’initiative, EDF-GDF, le Trésor public et les services postaux. Les horaires d’ouverture de cette structure seront élargis et mieux adaptés aux besoins des populations.

Certaines communes évoquent la charge financière que représente ce type d’initiative…
Les conventions en cours de négociation avec La Poste vont prendre en compte la question du financement des personnels, dans des conditions plutôt favorables pour les collectivités. Par ailleurs, un dispositif de majoration de la dotation globale de fonctionnement (DGF) a également été mis en place pour les communes créant ce type de service.


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