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L'activité de vos sénateurs novembre 2005-numéro 30-
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La nouvelle bataille du rail

Nouveaux équipements, nouvelles liaisons, développement de l’intermodalité, les collectivités s’attachent, en partenariat avec la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), à nous faire préférer le train.
Photo : vue d'artiste du tram-train de l'agglomération mulhousienne, dont la mise en service est prévue en 2006


En Corse, le "tortillard" qui traverse l’île ne sera bientôt plus qu’un souvenir pittoresque. La collectivité territoriale Corse a, en effet, décidé d’investir dans un nouvel autorail spécialement conçu pour s’adapter aux particularités du réseau corse.

Il pourra atteindre 100 km/h et relier Bastia à Ajaccio en moins de trois heures, ce qui devrait placer le train dans une véritable situation concurrentielle par rapport à la route. Il faut dire que les régions françaises, autorités organisatrices pour le transport ferroviaire de voyageurs depuis le 1er janvier 2002, sont désormais au cœur d’une nouvelle "bataille du rail". Pour ces dernières, l’enjeu est de taille : moderniser les équipements existants, convaincre les usagers de prendre le train plutôt que la voiture tout en améliorant la desserte des territoires. Les liaisons interrégionales, permettant d’éviter un passage par Paris, figurent ainsi au cœur des priorités de la Haute-Normandie et de la Picardie. Ces deux régions viennent, en effet, de signer un accord visant à créer un seul service de TER, là où il y en avait trois, pour améliorer la liaison Rouen-Amiens-Lille. Équipé de voitures à deux niveaux, ce train permettra de gagner du temps et remplacera les actuels trains Corail.

L’Alsace à l’avant-garde
L’intermodalité, c’est-à-dire la complémentarité entre les différents réseaux de transport collectif (ferroviaires, routiers, scolaires...) gérés par les différentes collectivités, constitue l’autre grand défi des régions. En Alsace, la Région soutient ainsi deux projets de tram-train. Celui de Mulhouse, premier tram-train à rouler en France en 2006, reliera l’agglomération mulhousienne à la vallée de la Thur. À Strasbourg, le projet desservira à terme la vallée de la Bruche et le Piémont des Vosges. Il désengorgera ainsi les abords de la métropole alsacienne tout en améliorant la desserte de l’aéroport. Le tram-train, qui utilise un véhicule innovant capable de circuler à la fois sur le réseau de tramway urbain et les voies du réseau ferré national, facilite les échanges ville-campagne et les déplacements domicile-travail.

Interview
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Photo : Jean-Pierre Masseret

Jean-Pierre Masseret
Sénateur de Moselle (Soc.)
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En tant que président de Région, quelles sont vos priorités en matière de transports ferroviaires ?
La Région Lorraine, comme toutes les régions, a la responsabilité du transport ferroviaire régional. La nouvelle majorité a décidé d’investir massivement dans la modernisation des équipements, avec notamment de nouvelles rames. À partir du 12 décembre 2005, la Région Lorraine sera la première région en France à mettre en place une tarification par zone, complétée par une augmentation des cadences et une diminution des tarifs de 50 % en moyenne. L’offre de transport ferroviaire doit inciter plus d’usagers à utiliser ce mode de transport. Cette offre s’inscrit naturellement dans une politique active d’intermodalité, c’est-à-dire d’une recherche de complémentarités entre les différents modes de transports alternatifs à la voiture.

Avez-vous mené des initiatives communes sur ce sujet avec vos voisins européens ?
Des initiatives sont partagées avec le Luxembourg et la Sarre au bénéfice des usagers et de la valorisation du développement économique de nos régions, particulièrement dans le cadre de l’arrivée prochaine du TGV Est.


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