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Le 19 avril 2013 |
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N° 138 SESSION
ORDINAIRE DE 2012-2013 |
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rÉsolution europÉenne sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil
concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et de l'information dans
l'Union (E8076), et sur la stratégie européenne de cybersécurité : un cyberespace ouvert, sûr et sécurisé (référence
: JOIN(2013) 1 final). |
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Est devenue
résolution du Sénat, conformément à l’article 73 quinquies, alinéas 4 et 5, du
Règlement du Sénat, la résolution adoptée par la commission des affaires
étrangères dont la teneur suit : |
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Voir les
numéros : Sénat : 458 et 491 (2012-2013). |
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Le Sénat,
Vu l'article 88-4 de la
Constitution,
Vu la communication
conjointe de la Commission européenne et de la Haute représentante de l'Union
pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 7 février 2013
relative à la « Stratégie de cybersécurité de l'Union européenne : un
cyberespace ouvert, sûr et sécurisé »,
Vu la proposition de
directive du Parlement européen et du Conseil concernant des mesures destinées
à assurer un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et de l'information
dans l'Union (texte E 8076),
Considérant que les
attaques contre les systèmes d'information et de communication constituent
aujourd'hui une menace réelle et constante, pouvant déstabiliser le
fonctionnement même de nos sociétés et dont le caractère transnational justifie
pleinement une action au niveau européen ;
Se félicite de la
publication de la stratégie européenne de cybersécurité, qui témoigne d'une
approche globale et cohérente de l'Union européenne des risques et des enjeux
soulevés par la multiplication des attaques contre les systèmes d'information
et de communication ;
Appelle les institutions
européennes et les États membres à une mise en œuvre rapide des différentes
priorités de cette stratégie ;
Souligne en
particulier :
– l'importance de la
mise en place et du développement par l'ensemble des États membres de capacités
nationales de cybersécurité et du renforcement de la coopération européenne
dans ce domaine,
– la nécessité de
disposer d'une base industrielle européenne pérenne en matière de cybersécurité
et d'équipements de confiance qui suppose la mise œuvre par l'Union européenne
d'une véritable politique industrielle dans ce domaine,
– l'importance des
actions de sensibilisation et de formation,
Recommande d'inclure dans
cette stratégie :
– la prise en compte
de la cybersécurité dans les relations de l'Union européenne avec les pays
tiers,
– le renforcement de
la coopération policière et judiciaire à l'échelle européenne en matière de
lutte contre la cybercriminalité,
Approuve de manière
générale les dispositions de la proposition de directive, en particulier en ce
qui concerne :
– la nécessité, pour
chaque État membre, de disposer d'un organisme responsable, doté de ressources
humaines et financières suffisantes, d'une stratégie nationale et d'une
structure opérationnelle d'assistance au traitement d'incidents informatiques,
– l'obligation, pour
les administrations publiques et les acteurs du marché, de notifier, sous peine
de sanctions, les incidents graves de sécurité à l'autorité nationale
compétente,
– la nécessité de
prévoir dans chaque État membre que les autorités compétentes auront le pouvoir
de donner des instructions contraignantes aux administrations publiques et aux
acteurs du marché et qu'elles pourront exiger certaines informations ou la
réalisation d'un audit, afin de renforcer la sécurité de leurs réseaux et
systèmes,
Recommande d'inclure dans
la proposition de directive :
– l'obligation pour
les opérateurs d'importance vitale de mettre en place des outils de détection
d'incidents et d'attaques informatiques,
– l'obligation pour
les opérateurs d'importance vitale de disposer d'une cartographie à jour de
leur système d'information,
Estime, toutefois, que la
définition des modalités d'application de ces mesures devrait être confiée aux
États membres et non à la Commission européenne, notamment en ce qui
concerne :
– la définition des
circonstances dans lesquelles s'appliquerait l'obligation de notifier les
incidents,
– la liste des secteurs
d'importance critique,
Juge également qu'il ne
serait pas pertinent de prévoir :
– la notification
systématique des incidents par les autorités nationales à l'ensemble des États
membres et à la Commission européenne,
Demande au Gouvernement de
soutenir ces deux initiatives, et notamment de favoriser une adoption rapide de
la proposition de directive, et d'œuvrer au sein du Conseil afin que ces
recommandations soient prises en compte lors des négociations.
Devenue résolution du Sénat le 19 avril 2013.
Le
Président,
Signé :
Jean-Pierre BEL