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N° 13 SESSION
ORDINAIRE DE |
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résolution européenne sur
la conformité au principe de subsidiarité de la proposition de règlement du Parlement
européen et du Conseil relatif au contrôle
technique périodique des véhicules à moteur et de leurs
remorques (COM (2012) 380). |
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Est devenue
résolution du Sénat, conformément à l’article 73 octies, alinéas 4 et 5, du
Règlement du Sénat, la résolution adoptée par la commission du développement
durable dont la teneur suit : |
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Voir les
numéros : Sénat : 17 et 52 (2012-2013). |
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La proposition de règlement (COM (2012) 380) poursuit un double objectif :
– contribuer à réduire de moitié le nombre de victimes de la route d'ici à 2020 ;
– réduire les émissions de carbone associées au mauvais entretien des véhicules.
Vu l'article 88-6 de
Le Sénat fait les observations suivantes :
– la proposition tend à promouvoir une harmonisation très poussée des règles en matière de contrôle technique sans que des justifications convaincantes soient apportées. Cette démarche ne paraît pas fondée tant l'impact des défaillances techniques des automobiles comme des motocycles sur les accidents de la route apparait résiduel ;
– l'influence des contrôles techniques sur la
diminution des accidents de motocycles n'est pas non plus démontrée par les
études scientifiques menées sur le sujet dans les pays appliquant déjà
cette mesure ; les données utilisées par
– le trafic transfrontalier des motocycles, étant globalement de faible ampleur, ne justifie pas non plus d'imposer un contrôle technique obligatoire à ce type de véhicules à l'échelle européenne ;
– l'augmentation de la fréquence des contrôles techniques pour les automobiles apparaît contradictoire avec leur évolution technologique qui les rend plus fiables plus longtemps ;
– les véhicules les plus anciens appartenant généralement à des conducteurs aux revenus modestes, l'intensification des contrôles qui est proposée constituerait une lourde charge pour leurs propriétaires, dont il devrait revenir à chaque État membre d'apprécier l'opportunité ;
Le Sénat estime donc que la proposition de règlement ne respecte pas, en l'état, le principe de subsidiarité.
Devenue résolution du Sénat le
Le Président,
Signé :
Jean-Pierre BEL