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Dîner des prêteurs de l'exposition "Cima da Conegliano" le mardi 3 avril 2012

Monsieur le Président de la Réunion des Musées Nationaux et du Grand Palais des Champs-Elysées,

Messieurs les Maires des communes de Conegliano et d’Este,

Monsieur le Commissaire de l’Exposition,

Mes Chers Collègues,

Mesdames, Messieurs,

Institution parlementaire, le Sénat accueille également un Musée, le premier ouvert au public, en 1750.

Hier, nous commémorions le 400ème anniversaire de la signature de l’acte d’acquisition, le 2 avril 1612, par Marie de

Médicis, de l’hôtel qu’habitaient, rue de Vaugirard, François de Luxembourg et son épouse, Marguerite-Louise de Lorraine.

C’est cet endroit, largement remanié par l’architecte Germain Boffrand au début du XVIIIème siècle, qui vous accueille

aujourd’hui.

Palais du « Luxembourg », le Sénat est aussi, vous le savez, le fruit de la volonté d’une princesse italienne, native de

Florence.

Il était donc naturel de continuer ce dialogue entamé il y a quatre siècles avec la patrie de la Renaissance, notre grande

amie l’Italie.

L’exposition consacrée à « Cima da Conegliano » organisée par l’établissement public de la Réunion des Musées Nationaux et du

Grand Palais des Champs-Elysées avec la collaboration d'ARTEMATICA présente un double intérêt aux yeux du Sénat.

Elle permet tout d’abord au Musée du Luxembourg de renouer avec le cycle des expositions consacrées à la Renaissance

italienne.

Depuis qu’il a repris la gestion du Musée, en 2000, le Sénat s’est en effet attaché à la mise en valeur du patrimoine de la

Renaissance italienne, en l’honneur de Marie de Médicis.

Les œuvres des plus grands artistes y ont été exposées, qu’il s’agisse de Raphaël, Botticelli, Véronèse, Titien ou

Arcimboldo.

Chacune de ces expositions a rencontré un vif succès.

Le Sénat souhaite vivement maintenir et renforcer ces liens si particuliers qu’il entretient avec l’Italie.
L’exposition consacrée à « Cima da Conegliano » présente ensuite l’intérêt de permettre au grand public de découvrir un

artiste de talent mais méconnu en France, où nous sommes plus habitués à voir des œuvres de ses contemporains Giovanni

Bellini et Vittore Carpaccio.
      
J’y reconnais la marque de l’établissement public de la Réunion des Musées Nationaux et du Grand Palais des Champs-Elysées,

son refus de céder à la facilité, ses exigences de service public.
      
Monsieur le Commissaire de l’exposition, cher Giovanni Villa, soyez remercié d’avoir réuni des chefs d’œuvre aussi

remarquables, dont certains sont déplacés d’Italie pour la première fois.
      
Mesdames et Messieurs les prêteurs, publics et privés, vous avez accepté de vous séparer momentanément de vos magnifiques

œuvres. Au nom du Sénat, permettez-moi de vous remercier vivement.
      
Je pense particulièrement au prêt exceptionnel du magnifique retable de la cathédrale de Conegliano, à laquelle votre

commune, Monsieur le Maire, est si attachée.
      
Je pense aussi aux œuvres en provenance de Bologne, Este, Florence, Milan, Modène, Parme, Venise et Vicence.
      
Je me réjouis enfin de la présence de peintures et xylographies en provenance de toute l’Europe : d’Amsterdam, de Birmingham,

de Caen, de Lisbonne, de Londres, de Strasbourg et, à Paris, du Petit Palais, du Louvre ainsi que de la Bibliothèque

nationale de France.
      
Elle témoigne à la fois du rayonnement de Cima da Conegliano au-delà des frontières italiennes et de la coopération

fructueuse entre le Musée du Luxembourg et les Musées français et étrangers.
      
L’exposition présentée à Conegliano en 2010 avait rencontré un immense succès d’estime et populaire.
      
Je forme le vœu qu’il en aille de même de celle que nous avons eu le privilège de découvrir à l’instant.
      
Je vous remercie.