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Inauguration de l’exposition cœurs de nature
Saison outre-mer
Mercredi 21 décembre
Discours de Monsieur Jean-Pierre BEL, Président du Sénat

 

 

 

Mesdames et Messieurs les sénateurs, chers collègues,
Monsieur le directeur des Réserves naturelles de France,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

 

Nous venons de parcourir ensemble, le long des grilles du Jardin du Luxembourg, plusieurs milliers de kilomètres, puisque les photographies exposées montrent désormais les trésors naturels protégés au sein de six départements et collectivités d’outre-mer, après avoir présenté depuis septembre des « cœurs de nature » d’outre-mer et de métropole

Cette exposition, décidée sous l’autorité de mon prédécesseur, Gérard Larcher, est à l’image d’un Sénat plus que jamais attentif à l’outre-mer.

Notre assemblée vient en effet de constituer une délégation à l’outre-mer, dont je salue le président, Serge Larcher.

Je veux donc exprimer ici la joie qui est la mienne de vous accueillir au Sénat pour l’inauguration de cette magnifique exposition.

En tant qu’élu de l’Ariège et des Pyrénées, où se trouvent des réserves naturelles très anciennes, et en tant que passionné de montagne, je suis intimement convaincu que l’homme et la nature ne sont pas en opposition, même s’ils doivent parfois être réconciliés.

L’exposition que les passants pourront admirer jusqu’en janvier 2012, nous appelle à mieux connaître cette nature qui est notre bien commun et notre avenir.

Elle nous démontre que nous ne devons pas nous conduire en maîtres et possesseurs de la nature, mais savoir la regarder, la contempler et la protéger.

Je souhaite saluer l’ensemble des personnes qui ont investi leur talent et leur énergie dans ce projet, à commencer par les douze photographes de l’agence Sipa Press, et par le commissaire général de l’exposition, M. Fabien Chenel.
Vous avez su montrer que l’homme, à l’origine de tant de dommages causés à l’environnement, peut aussi en être le protecteur avisé.

Car si les cœurs de nature sont bien des espaces remarquables pour leur faune, leur flore et leur biodiversité, ce sont également des paysages que l’homme a choisi de préserver et en les plaçant sous sa responsabilité.

Ce sont des espaces où des activités rurales, d’élevage notamment, se pratiquent parfois depuis des millénaires.

Ce sont donc des lieux qui n’excluent pas l’activité humaine, mais où cette activité est organisée en harmonie avec le milieu naturel.

La responsabilité de cette harmonie incombe sur le plan institutionnel aux Réserves naturelles, représentées ici par leur Directeur, M. Jean-Philippe Grillet, et aux Parcs nationaux de France, au Conservatoire du littoral, à l’Office national des forêts et à l’Agence des aires marines protégées, que je veux ici remercier et féliciter pour leur travail..

Le résultat atteint montre le succès de la coopération entre des photographes qui travaillent habituellement pour la presse et les professionnels qui protègent les espaces naturels au quotidien. 

Dans cette rencontre réside peut-être le secret de ces photos captivantes, qui donnent envie d’en savoir davantage sur les régions évoquées.

Vous avez su nous faire partager, par ces images, l’aventure exceptionnelle que vous avez vécue.

Le ministère de l’écologie, autorité de tutelle de ces acteurs de la protection de la nature, doit lui aussi être remercié pour sa contribution à la réalisation de cette épopée au cœur des trésors naturels de métropole et d’outre-mer.

Je veux enfin remercier le magazine Terre Sauvage, représenté ici par M. Alain Augé, Directeur général de Bayard Presse, qui a soutenu le projet et publié un catalogue aussi beau que pédagogique.

Comme l’exposition, cet ouvrage est une invitation au voyage et un appel au respect de ces espaces exceptionnels et fragiles.

Et puisque j’évoque la fragilité des « cœurs de nature », je veux exprimer à nouveau la solidarité du Sénat à nos concitoyens réunionnais.

Nous avons pu voir en effet sur les grilles du jardin plusieurs images du parc national de La Réunion.

Les incendies qui ont ravagé près de 3 000 hectares de forêt constituent un désastre écologique.

Ce que la nature a longuement et patiemment accompli, pour notre plus grand éblouissement, le feu peut malheureusement le détruire en quelques heures.

Nous devons en tirer les leçons et veiller à la mise en place de moyens de prévention et de lutte adaptés à une protection efficace de ces joyaux naturels.

Les femmes et les hommes qui travaillent au sein des parcs nationaux et des réserves naturelles sont les meilleurs experts des richesses et de la fragilité de ces espaces.

Cette exposition est aussi une façon de leur rendre hommage et de les encourager.

Je vous remercie.