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Introduction de Monsieur Jean-Pierre BEL, Président du Sénat

À la cérémonie de Remise des Rubans du Développement Durable

Mardi 4 décembre 2012

 

Monsieur le Président de l’Association des Maires de France, cher Jacques Pélissard ,

Monsieur le Président de l’Association des Maires des Grandes Villes de France, cher Michel Destot,

Monsieur le Président du Comité 21, (Gilles Berhault)

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les lauréats,

Mesdames et Messieurs,

 

L’année dernière, je vous avais reçus ici au Sénat pour la première fois. C’était une première pour les rubans du développement durable, mais c’était également une première pour moi, puisque je venais d’être élu à la présidence du Sénat.

 

C’est avec joie que je vous retrouve aujourd’hui pour accueillir de nouveaux lauréats dans la maison des collectivités locales que le Sénat représente. J’espère que nous créons ainsi un usage qui se perpétuera.

 Cette année 2012 est une année importante car nous célébrons plusieurs anniversaires. Tout d’abord, en juin dernier, Rio+20 a commémoré les 20 ans du sommet de la terre de Rio. Le Président de la République, François Hollande, s’y est rendu. Il a emmené avec lui une délégation française importante, et marqué ainsi l’engagement de la France vers une transition énergétique et écologique, confirmé par la conférence environnementale de septembre dernier et le débat national sur la transition énergétique lancé la semaine dernière

Ensuite, 2012 au Sénat, c’est le premier anniversaire de la commission du développement durable dont je vous annonçais l’installation l’année dernière. Tout au long de l’année, à travers ses rapports et avis, elle nous a permis de mieux prendre en compte les enjeux du développement durable dans les travaux des commissions permanentes.

Enfin, et surtout, 2012 célèbre les 10 ans de l’existence des rubans du développement durable.

Dix ans déjà, qu’à l’initiative de l’AMF, de l’AMGVF et du Comité 21, les rubans du développement durable œuvrent à la promotion d’initiatives portées par des collectivités locales à tous les échelons : communes, intercommunalités, départements, régions.

Dix ans que ce label, qui a pour vocation de diffuser une culture du développement durable, l’enracine dans le territoire que ce soit en zone urbaine ou en milieu rural, dans l’hexagone mais aussi dans les territoires d’outre mer.

Dix ans enfin que la valorisation d’initiatives en faveur du développement durable souligne le rôle moteur des collectivités locales tel que l’établissait le plan d’Action 21, l’acte fondateur du développement durable pour les collectivités territoriales, issu du Sommet de la terre de Rio.

Lors des États Généraux de la Démocratie Territoriale que nous avons organisés ici au Sénat cette année, et qui ont rassemblé nombre d’élus venus de toute la France, nous avons exprimé la même conviction :

Oui les collectivités locales sont les acteurs responsables et dynamiques de l’aménagement du territoire.

Oui, elles sont attentives aux enjeux du monde contemporain

Oui elles sont réactives aux attentes nouvelles de leurs concitoyens.

Je vois là trois points de convergence avec l’action des collectivités qui font le palmarès 2012 des rubans du développement durable.

Tout d’abord, l’exercice de la démocratie territoriale, ensuite les enjeux économiques que représente désormais le développement durable pour les collectivités, et enfin le rôle que l’éducation et la pédagogie sont amenées à y jouer.

Grâce aux rubans, les collectivités qui se portent candidates sont amenées en premier lieu à s’interroger sur elles mêmes, sur leurs pratiques et sur leur stratégie dans le temps à venir. Le concours permet donc en premier lieu une mobilisation des équipes en interne.

Ensuite, la démarche implique non seulement la mobilisation mais aussi l’adhésion des partenaires et des publics intéressés au projet. Sur le terrain, ces partenaires sont aussi divers que multiples. Issus du secteur privé ou du secteur public, ce sont à la fois des entreprises, des associations, des établissements d’enseignement et de formation, des bailleurs, des promoteurs ou encore des conseils de quartiers. La condition de la réussite est de les rassembler et de favoriser des synergies entre eux. C’est là un exercice exemplaire de démocratie territoriale qui est reconnu par le label ruban du développement durable.

Deuxième trait caractéristique selon moi du palmarès, le fait que le développement durable est désormais un facteur d’attractivité du territoire. C’est un enjeu économique que les collectivités ont intégré dans leur stratégie pour l’amélioration tant du cadre de vie que de leurs atouts locaux.

Dans la crise économique que nous traversons, le développement durable offre non seulement des opportunités de relocalisation de la vie économique mais aussi par l’innovation et l’expérimentation de solutions alternatives, il est porteur d’avenir en termes d’activité.

La transition vers un nouveau modèle de développement économique est aujourd’hui le défi que nous devons relever.

Ce modèle devra s’appuyer sur les piliers du développement durable. Il aura à conjuguer protection de l’environnement, activité économique et progrès social. C’est pourquoi le secteur de l’économie sociale et solidaire est un secteur d’avenir. Certaines collectivités du palmarès 2012 l’ont d’ores et déjà intégrée à leur démarche stratégique de développement.

Enfin, je veux évoquer un troisième trait caractéristique des projets retenus, ou renouvelés cette année. Il s’agit du rôle dévolu à l’éducation et à la pédagogie en faveur du développement durable.

Nombre de collectivités lauréates ont pris en compte la nécessité d’éduquer et de sensibiliser les citoyens aux problématiques de développement durable. Certaines peuvent s’appuyer sur le milieu enseignant ou de la recherche. Mais pour les autres, elles témoignent néanmoins d’évolutions favorables, de changement de comportements et de l’affirmation de nouvelles pratiques qui se pérennisent. Le fait que les citoyens deviennent acteurs de leur territoire et non plus seulement consommateurs de politiques publiques est une évolution qui va dans le bon sens.

Pour conclure, je dirai qu’obtenir le label des rubans du développement durable, ce n’est pas un prix, ni un trophée qui récompense une performance ou un résultat quantitatif. C’est le témoignage d’un engagement, d’une démarche collective, volontariste et responsable et forte de son ancrage territorial.

Je vous remercie.