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Discours de M. Jean-Pierre BEL,
Président du Sénat
Visite de S. Exc. M. Ollanta Humala Tasso,
Président de la République du Pérou
Jeudi 15 novembre 2012 – 19 h 30


Monsieur le Président de la République,
Messieurs les ministres,
Madame l’Ambassadrice,
Madame la vice-Présidente du Sénat,
Monsieur le Président du groupe d’amitié France- pays andins,
Chers collègues et chers amis,

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au Petit Luxembourg. Nous venons d’avoir avec le Président Humala un excellent entretien que nous aurons beaucoup de plaisir à poursuivre avec vous autour de ce dîner.

Votre présence ici ce soir, Monsieur le Président, est un privilège pour nous tous. Car le Pérou est un pays qui fascine mes compatriotes :

- par sa civilisation et son histoire, y compris dans sa dimension tragique, celle de l’anéantissement du peuple inca ou de la folie meurtrière du Sentier lumineux, que vous avez toujours combattu ;

- par sa culture, dont le Prix Nobel de littérature attribué en 2010 à Mario Vargas Llosa - qui comme vous séjourna à Paris - a couronné la vitalité ;

- mais aussi par le modèle nouveau qu’il représente aujourd’hui.

En récompensant Mario Vargas Llosa, les jurés du Nobel avaient salué « ses images aiguisées des résistances et des révoltes des individus ». Ces révoltes, vous avez su les incarner et votre détermination à lutter contre les inégalités sociales force notre admiration.

La visite officielle que vous effectuez en France est pour nous une occasion unique de rattraper le temps perdu.

Car si vous connaissez admirablement notre pays, Monsieur le Président, force est de reconnaître que la réciproque n’est pas démontrée. L’Europe et la France ont trop longtemps brillé par leur discrétion au Pérou.

Ce rattrapage passe par les échanges économiques et je salue les chefs d’entreprises présents ce soir, qui souhaitent développer leurs activités au Pérou : M. Pilenko, PDG de Technip, M. Balmer, PDG des Chantiers naval de Normandie, et M. Hamelin, VicePrésident de Sanofi-Pasteur.

Mais il doit s’étendre à l’éducation, à la science et à la culture – et je pense ici aux musées tel que le Quai Branly représenté ce soir par son Président, Stéphane Martin – pour se décliner en un partenariat durable d’État à État.

C’est l’ambition que vous avez exposée tout à l’heure au Président de la République, et que formalise la déclaration d’intention commune que vous avez signée ensemble. Sachez que nous la partageons tous ici.