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Atelier de restauration de tapisseries du Mobilier national

11e législature

Question écrite n° 34808 de M. Michel Moreigne (Creuse - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 09/08/2001 - page 2573

M. Michel Moreigne attire l'attention de Mme le ministre de la culture et de la communication sur l'atelier de restauration de tapisseries (rentraiture) du Mobilier national installé depuis 1992 sur le site de l'Ecole nationale d'arts décoratifs (ENAD) d'Aubusson. Il lui demande s'il lui est possible de faire un bilan des effectifs et de l'activité de cet atelier. Il lui demande en outre s'il existe des perspectives de renforcement de cette délocalisation partielle décidée lors du comité interministériel d'aménagement du territoire (CIAT) du 7 novembre 1991 afin d'opérer un redéploiement et une meilleure répartition des activités publiques sur le territoire national.



Réponse du ministère : Culture

publiée dans le JO Sénat du 20/09/2001 - page 3037

L'atelier de restauration de tapisseries du Mobilier national compte actuellement, dans son ensemble, 43 restaurateurs dont 23 en fonction à Aubusson. Cette répartition traduit le souci d'assurer un équilibre entre le site central de Paris et Aubusson aussi bien en termes d'effectifs que d'activité. Afin de maintenir les capacités d'intervention du Mobilier national dans le domaine de la restauration des tapisseries, sept élèves sont actuellement en apprentissage à Paris pour une durée de quatre ans ; deux ou trois de ces apprentis devraient être affectés à Aubusson à l'issue de leur période de formation. Il est regrettable, à cet égard, qu'en dépit des informations diffusées localement (insertion dans le journal la Montagne, envoi d'une documentation dans les établissements secondaires du département de la Creuse, journées portes ouvertes organisées par l'école nationale d'art d'Aubusson), et du fait que les élèves sont rémunérés dès la deuxième année, aucun candidat de la Creuse ne se soit inscrit aux épreuves de sélection organisées pour recruter des élèves-apprentis au titre des années 2000 et 2001. Au total et compte tenu de ces éléments, aucune nouvelle mesure spécifique de délocalisation n'est envisagée.