Lien entre le numerus clausus et la désertification médicale
14 ème législature
Question orale sans débat n° 0418S de M. Gilbert Roger (Seine-Saint-Denis - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 04/04/2013 - page 1042
M. Gilbert Roger attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le problème du numerus clausus dans les études médicales.
Le numerus clausus a été institué au milieu des années 1970 et a été poursuivi et accentué de manière constante pendant vingt-cinq ans. La France, qui formait 8 500 médecins par an en 1975, n'en formait plus que 3 500 en 2000.
Parallèlement, certaines de nos régions connaissent une pénurie médicale absolue, de telle sorte que la France doit désormais recourir à des médecins étrangers pour assurer au minimum la relève. Des structures de soins ferment parce qu'elles n'ont pas les moyens quantitatifs et qualitatifs de répondre à leur mission.
Les inégalités de la répartition des médecins sur notre territoire sont criantes, avec la constitution de véritables déserts médicaux, face à des régions surpeuplées de médecins. Pour exemple, la Picardie a un ratio de 260 médecins généralistes pour 100 000 habitants, alors qu'il est de 419 en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Pour l'année scolaire 2012-2013, le numerus clausus en médecine s'élève à 7 492 places en deuxième année ; il était de 7 500 en 2011-2012. Le numerus clausus n'a donc pas été augmenté cette année.
Aussi, souhaiterait-il comprendre en quoi le maintien du numerus clausus permet de lutter contre la désertification médicale.
En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé.

