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Prescriptions de psychostimulants aux enfants dits « hyperactifs » en France

15e législature

Question écrite n° 11067 de Mme Françoise Férat (Marne - UC)

publiée dans le JO Sénat du 27/06/2019 - page 3328

Mme Françoise Férat attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les prescriptions de psychostimulants aux enfants dits "hyperactifs" en France.
Des associations l'ont alertée sur les prescriptions de psychostimulants aux enfants dits "hyperactifs" en France, qu'elles jugent en augmentation inquiétante ; et ce, alors même que les études évoquant la dangerosité de ces amphétamines ne cesseraient d'affluer.
Elles lui ont rapporté que selon la caisse primaire d'assurance-maladie, le nombre de boîtes de psychostimulants remboursées par la Sécurité sociale est passé de 503 956 en 2012 à 1.121.610 en 2018, soit une augmentation de plus de 123% en seulement 6 ans.
Elle souhaite connaître les réalités et les causes de cette augmentation et son avis sur cette question de santé publique.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 04/07/2019 - page 3556

Le méthylphénidate est indiqué chez l'enfant dans le traitement des troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Ce traitement s'accompagne d'effets indésirables cardiaques, neuro-psychologiques et cardiovasculaires lors d'un usage à long terme pour une efficacité jugée parfois modeste sur les symptômes de l'hyperactivité, de la qualité de vie et du comportement scolaire. Le rapport « Méthylphénidate : données d'utilisation et de sécurité d'emploi en France », publié en 2017 par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), mentionne en pages 10 et 11 que l'utilisation du méthylphénidate en France restait faible au regard de la prévalence de la maladie et bien inférieure à celle observée dans d'autres pays européens dont le Royaume-Uni, La Norvège, la Suède et le Danemark. La consommation de méthylphénidate est très encadrée en France. Elle est néanmoins en croissance. Dans ces conditions et consciente des inquiétudes qui persistent sur la santé des enfants traités à long terme et du recours croissant à ce traitement, la ministre des solidarités et de la santé sollicite l'ANSM pour disposer d'un état des lieux actualisé et des actions mises en œuvre.