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Absence de communication du Gouvernement sur les tampons et protections d'hygiène féminine

15e législature

Question écrite n° 11773 de Mme Catherine Troendlé (Haut-Rhin - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 25/07/2019 - page 3970

Mme Catherine Troendlé attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l'absence de communication du Gouvernement sur la composition et les bonnes pratiques d'utilisation des tampons et des protections d'hygiène féminine.

Pour rappel, en juillet 2017 (question n° 576) et en mars 2019 (question n° 9 448), elle avait déjà alerté le ministère de la santé, par voie de questions écrites, sur la composition de certains produits intimes. Le Gouvernement lui avait alors répondu, en janvier 2018, qu'à l'issue du rapport de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), des actions aux niveaux européen et national seraient mises en place afin d'améliorer l'information du public. Malgré la publication du rapport de l'ANSES, le 19 juillet 2018 - affirmant qu'aucun dépassement des seuils sanitaires n'avait été mis en évidence dans le cadre de son étude sur la composition des produits intimes mais révélant toutefois qu'« un certain nombre de substances trouvées dans les protections intimes sont des perturbateurs endocriniens suspectés » - le Gouvernement n'a semble-t-il pas pris de mesures concrètes à ce sujet. De sorte qu'en février 2019, l'association 60 millions de consommateurs a de nouveau retrouvé, dans le cadre d'un nouvel essai, « des traces de pesticides (glyphosate ou d'un de ses dérivés) et de dioxines » dans les tampons et serviettes.

Par ailleurs, une étude de Santé publique France, publiée le 23 janvier 2018, a conclu que « le risque de développer un syndrome de choc toxique staphylococcique (CTS) d'origine menstruelle est le plus souvent associé au mésusage des tampons périodiques ». En août 2018, le Gouvernement avait pourtant affirmé, répondant à une question écrite posée en juillet 2017, que l'information des femmes sur le syndrome de choc toxique menstruel et les bonnes pratiques d'hygiène à suivre serait renforcé ainsi que celle des professionnels de santé. Or, à ce jour, le Gouvernement n'a toujours pas œuvré pour accroître l'information à destinations des personnes concernées.

Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui préciser où en sont les mesures annoncées, par le Gouvernement, depuis un an et demi, afin d'améliorer l'information du public quant à l'utilisation des protections hygiéniques et quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de limiter les composants nocifs pour la santé des utilisatrices, encore présents, dans les tampons et protections hygiéniques.

Transmise au Ministère de l'économie et des finances



En attente de réponse du Ministère de l'économie et des finances.