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PREMIÈRE PARTIE :

LE CONTEXTE INTERNATIONAL ET NATIONAL

I. LE CONTEXTE INTERNATIONAL : DES SITUATIONS CONTRASTÉES

A. UNE CROISSANCE MONDIALE FORTE MAIS FRAGILISÉE

La croissance mondiale a été vive depuis un an, tirée par les économies américaine, britannique et asiatique, et depuis la fin 2003, par la reprise en Europe continentale.

Au printemps 2004, le cycle mondial a amorcé une nouvelle phase. Les facteurs exogènes (politiques monétaire et budgétaire, prix du pétrole) se réorientent dans un sens moins favorable et suggèrent un freinage en cours de l'expansion mondiale, même si les indicateurs conjoncturels sont bien orientés dans la plupart des pays. Parallèlement, la composition mondiale de la croissance se rééquilibre au profit des zones entrées le plus tardivement dans la phase de rebond (Europe continentale et Amérique latine). La reprise mondiale s'est de plus accompagnée d'une progression des échanges internationaux.

En 2003, l'Asie émergente a constitué le principal moteur du commerce mondial, mais les contributions des Etats-Unis et de la zone euro progressent au 1er semestre 2004.

B. LES ETATS-UNIS : UNE SITUATION TOUJOURS INCERTAINE

L'économie américaine, qui a connu une croissance vigoureuse en 2003 (3 %), est restée dynamique au premier semestre (4 % en rythme annualisé), malgré un léger ralentissement au deuxième trimestre, provenant essentiellement du freinage de la consommation des ménages.

Celui-ci s'explique par la disparition des stimuli macroéconomiques (fin des baisses d'impôts et chute des refinancements hypothécaires, en lien avec la remontée des taux longs) et par une poussée d'inflation liée à la hausse du prix du pétrole. Au début de l'été, le ralentissement est également perceptible dans les créations d'emploi et les exportations. En revanche l'investissement, vigoureux depuis l'été 2003, accélère. La Fed estimant que le ralentissement récent était passager, a augmenté pour la deuxième fois ses taux directeurs de 25 points de base.

A l'approche des élections présidentielles, de nombreux débats ont lieu sur la politique économique menée par l'administration républicaine, les critiques formulées portant principalement sur le niveau du déficit budgétaire et commercial (les « twin deficits », pour reprendre l'expression popularisée par l'économiste Paul Krugman).

Ainsi :

- le déficit budgétaire s'établissait, pour l'administration fédérale, à 413 milliards de dollars à la fin du mois de septembre 2004, contre 377 milliards de dollars l'année précédente, soit 3,6 % du PIB ;

- le déficit commercial s'établissait, à la même date, soit fin septembre 2004, à 393,4 milliards de dollars, ce qui laisse présager que le déficit « record » de 2003 (496,5 milliards de dollars) sera amplement dépassé.

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