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II. LA ROUMANIE POURSUIT SON REDRESSEMENT EN VUE DE SON ENTRÉE PROCHAINE DANS L'UNION EUROPÉENNE

A. L'ALTERNANCE POLITIQUE QUI A ÉMERGÉ DES DERNIÈRES ÉLECTIONS CONFORTE LA DÉMOCRATIE PARLEMENTAIRE

Tirant les leçons des imperfections de la Constitution adoptée par référendum en 1991, un projet de nouvelle loi fondamentale a été adopté par la Chambre des députés en juin 2003. Ce projet précise notamment les attributions respectives du Premier Ministre et du Président de la République, dont le mandat serait porté de quatre à cinq ans.

Dans le cadre institutionnel actuel, le gouvernement d'Adrian Nastase a oeuvré, de 2000 à 2004, à l'adaptation du pays à son intégration dans l'OTAN, intervenue en 2004, et a poursuivi les négociations avec l'Union européenne en vue d'une adhésion envisagée en 2007.

Les élections législatives du 26 novembre 2004 ont porté au pouvoir l'Alliance « justice et vérité », composée du Parti libéral et du Parti démocrate, au détriment du Parti social-démocrate. Le Premier Ministre, Calin Popescu Tari Ceanu, s'attache à lutter contre la pauvreté, la corruption, et à poursuivre les privatisations.

Ce mouvement a été renforcé par la victoire, à l'élection présidentielle tenue le même jour, du maire de Bucarest et président du Parti démocrate Traian Basescu, contre Adrian Nastase, qui ambitionnait de succéder à Ion Illescu.

B. LA MODERNISATION DE L'ÉCONOMIE SE POURSUIT, NON SANS DIFFICULTÉ

Le régime autoritaire de Nicolae Ceaucescu a laissé une société et une économie délabrées. Après une première décennie de remise en ordre ardue, la Roumanie connaît depuis 2000 une croissance soutenue de l'ordre de 5 % par an, tirée tant par une demande intérieure très dynamique que par les exportations. Toutefois, à la fin 2003, la Banque Centrale a annoncé une forte dégradation du déficit de la balance courante, due à une aggravation spectaculaire du déficit commercial. Cette évolution peut être en partie imputée à la persistance d'un déficit évalué à près de 3 % du PIB, dû à des restructurations insuffisantes des entreprises publiques déficitaires et à l'absence de maîtrise salariale.

Toutefois, l'accélération des réformes structurelles, notamment les privatisations dont la cession de Distrigaz Sud à GDF, a permis à la Commission de reconnaître à la Roumanie le statut d'« économie fonctionnelle de marché ». Malgré cette avancée, les négociations relatives à la reprise de l'acquis communautaire ont montré, par la multiplication des « clauses de sauvegarde », la persistance de nombreuses difficultés, en particulier dans les domaines de l'environnement, de l'énergie (prix de l'électricité) et de la concurrence (sidérurgie). L'économie semble néanmoins stabilisée.

La présence économique française en Roumanie est diversifiée. Notre pays figure, depuis 1997, au 2ème rang des investisseurs étrangers, avec un stock d'environ 1,5 Milliard d'euros, soit 11 % de parts de marché. Notre position a été renforcée ces dernières années grâce à Elf, Michelin, Eurocopter et Carrefour, qui sont venus s'ajouter aux grandes entreprises françaises déjà présentes comme France Télécom, Lafarge, Renault ou la Société Générale. Les flux d'investissements directs étrangers français continuent de progresser en raison des nouveaux investissements des entreprises implantées en raison de la venue de nouvelles sociétés. Ces investissements recouvrent l'ensemble des activités économiques, industrielles, traditionnelles et NTIC, ainsi que les services

La France est également le 3ème partenaire commercial de la Roumanie avec une part de marché de 7,4 % au premier semestre 2004. La France reste toutefois encore loin derrière l'Italie (18,2 %) et l'Allemagne (14,5 %), mais désormais devant la Russie (6,9 %).

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