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Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de Géorgie relatif à la coopération en matière de sécurité intérieure

24 juillet 2012 : Géorgie ( rapport - première lecture )

B. UN DYNAMISME ÉCONOMIQUE AMOINDRI PAR LA GUERRE DE 2008, PUIS PAR LA CRISE MONDIALE

Ces deux éléments consécutifs ont réduit l'attractivité économique du pays.

Après avoir bénéficié d'une forte croissance (12,3 % en 2007 ; 9,4 % en 2006 ; 9,6 % en 2005), l'économie géorgienne a vu celle-ci réduite en 2008 (2,3 %), avant d'entrer en récession (- 4 %) en 2009. Une amélioration modérée de la conjoncture a été observée en 2010.

La croissance géorgienne est soutenue par l'essor de la production industrielle et de la construction, auquel les réalisations de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan et du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzerum ont contribué. L'économie géorgienne s'est fortement tertiarisée : les services représentent désormais plus de la moitié du PIB, tandis que l'agriculture, encore dominante au début des années 2000 (30 %) ne constitue désormais que 10 % de l'activité.

Le conflit avec la Russie et les tensions politiques internes ont affecté l'attractivité de l'économie géorgienne et la confiance des investisseurs étrangers : les flux d'Investissements Directs Etrangers (IDE) ont chuté fortement : -67,4 % par rapport à 2007 (de 2 015 millions de dollars en 2007 à 658 millions de dollars en 2009).

La récession a été cependant contenue par l'aide internationale massive obtenue lors de la conférence des bailleurs de fonds réunie à Bruxelles en octobre 2008 (4,5 milliards USD d'aide pour 2008-2010), et l'intervention rapide du FMI (accord de confirmation de 750 millions USD, augmentés de 420 millions USD en août 2009). Ces flux d'aide, qui représentent au total près du tiers du PIB géorgien, ont permis de compenser la forte réduction des IDE, et de stabiliser le système financier. Des réformes fiscales et des privatisations sont en cours ; les secteurs de l'énergie et le secteur bancaire sont totalement privatisés.

Ces réformes ont contribué à créer un environnement propice au développement économique. Au classement « Doing Business 2010 » de la Banque Mondiale, la Géorgie a gagné 27 places par rapport à 2007, et se classe désormais à la 11ème position mondiale. En matière de lutte contre la corruption, la Géorgie se situe à la 66ème place sur 180 dans le classement établi par Transparency International.