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Au cours de lannée 2002, le Sénat
a exercé pleinement ses fonctions de débat et de contrôle
sur les problèmes dactualité, les enjeux de société
et les sujets davenir, en faisant usage des différents
moyens dinformation et dinterrogation auxquels il peut
recourir (débats consécutifs à des déclarations
du Gouvernement, questions orales avec débat y compris européennes,
questions orales, questions dactualité au Gouvernement).
Les relations internationales, les politiques communautaires, les
problèmes environnementaux et dinfrastructures ont donné
lieu à un nombre important de débats et de questions,
illustrant lattachement du Sénat à la construction
européenne et à une réflexion prospective sur
les enjeux de société

L'année 2002
à illustré ce que signifie le contrôle exercé
par l'institution sénatoriale. Seule institution à ne
pas avoir été dissoute au niveau national, le Sénat
a mis à profit l'interruption des travaux parlementaires pour
lancer un certain nombre de missions d'enquête et d'information,
émanant principalement de ses commissions.
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Les
déclarations du Gouvernement
Le Gouvernement, en application de larticle 49 alinéa
4 de la Constitution, a décidé de demander au
Sénat de se prononcer sur sa déclaration
de politique générale, le 4 juillet 2002.
A lissue du débat, les sénateurs ont approuvé
cette déclaration par 204 voix contre 107.
Deux autres débats consécutifs
aux déclarations du Gouvernement, portant lun
sur la question de lIrak, lautre sur les prélèvements
obligatoires et leur évolution, ont par ailleurs marqué
la séance publique en 2002.
Le débat sur la question de lIrak, le 9 octobre
2002, avait été précédé,
le 2 octobre, de laudition par la commission des Affaires
étrangères de Dominique de Villepin, ministre
des Affaires étrangères. Le Sénat a pu
ainsi obtenir des précisions du Gouvernement sur la position
française à légard de la crise irakienne
et exprimer ses préoccupations concernant la perspective
dun conflit au Proche-Orient. Le Gouvernement sest
engagé devant le Sénat à uvrer pour
le respect de la légalité internationale.
Le débat sur les prélèvements obligatoires
sest tenu le 7 novembre 2002, dans la perspective du débat
budgétaire, et constituait la première application
dune disposition de larticle 52 de la loi organique
du 1er avril 2001 relative aux lois de finances.
Les questions
Au cours
de lannée 2002, 149 questions
orales posées par des sénateurs issus de
lensemble des groupes politiques du Sénat ont été
discutées au cours de 9 séances. Les sénateurs
ont ainsi confirmé leur attachement à cet instrument
simple et efficace dinterrogation et de contrôle
de laction du Gouvernement, qui leur permet de dialoguer
directement avec les ministres compétents.
A loccasion des séances de questions orales, les
membres du Gouvernement apportent aux sénateurs des informations
précises sur des problèmes quils suivent
de très près et qui touchent à la vie quotidienne
des Français.
100
questions dactualité ont été
posées au Gouvernement sur 10 séances.
Temps fort de la séance publique, auquel la diffusion
en direct sur France 3 et sur la chaîne parlementaire
Public-Sénat confère un écho particulier,
le rendez-vous bimensuel des questions dactualité
permet aux sénateurs dinterroger les membres du
Gouvernement sur des préoccupations quotidiennes des
Français : linsécurité, les professions
de santé, la position de la France en Côte-dIvoire
et sur la question irakienne, lintégration professionnelle
des personnes handicapées ou les inondations.
Cinq
questions orales avec débat ont été
discutées cette année, témoignant de la
volonté du Sénat de débattre sur des questions
concrètes et de leur trouver des solutions adaptées
:
- Une question orale sur les modalités et les conséquences
de la réduction du temps de travail dans les fonctions
publiques de lEtat, territoriale et hospitalière,
présentée par Alain LAMBERT, président
de la commission des Finances, a été discutée
le 29 janvier 2002. Elle est intervenue en pleine actualité,
le passage aux trente-cinq heures suscitant alors de nombreuses
négociations, voire des mouvements sociaux dans les ministères
concernés.
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- Une question orale
de Gérard DELFAU, le 12 février 2002, sur la résorption
des décharges brutes, a permis de dresser un bilan quelques
mois avant léchéance fixée pour la
fermeture de ces décharges par la loi du 13 juillet 1992,
relative à lélimination des déchets.
Le Sénat a pu obtenir à cette occasion des précisions
sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour aider
les communes à remplir cet objectif.
- Une question orale de Christian PONCELET,
Président du Sénat, sur la situation de lindustrie
textile en France, discutée le 10 octobre 2002, a eu
pour objet dattirer lattention du Gouvernement sur
un secteur qui traverse de graves difficultés, deux ans
avant la fin de laccord multifibres. Lors de cette discussion,
le Président du Sénat a par ailleurs exprimé
le souhait que lUnion européenne pèse de
tout son poids pour favoriser un commerce mondial plus équitable.
- Une question orale de Josselin de ROHAN, le 24 octobre 2002,
a porté sur la politique ferroviaire du Gouvernement,
notamment en ce qui concerne la réalisation des lignes
de TGV. Laccent a été mis sur limportance
dun réseau ferroviaire à grande vitesse
desservant lensemble du territoire, pour assurer une répartition
équilibrée du développement économique.
-Une question orale sur la réorganisation des couloirs
aériens en Ile-de-France, présentée le
12 décembre 2002 par Gérard LARCHER, président
de la commission des Affaires économiques, a été
discutée au moment où le développement
du trafic aérien rend indispensable une adaptation des
infrastructures. A cet égard, les orateurs ont affirmé
leur attachement à la prise en compte des préoccupations
environnementales, en particulier pour ce qui concerne les nuisances
sonores.
Le Sénat
a enfin organisé, à linitiative de la Délégation
du Sénat pour lUnion européenne, deux
débats sur des questions orales européennes.
Il a ainsi fait valoir ses positions sur des questions déterminantes
pour le futur de lUnion européenne : dune
part, les travaux menés au sein de la Convention sur
lavenir de lEurope, qui ont fait lobjet dune
question posée par Hubert HAENEL, président de
la Délégation pour lUnion européenne
(le 12 novembre 2002) ; dautre part, lavenir de
la politique régionale européenne, cest-à-dire
la décentralisation de la gestion des fonds structurels
européens, à loccasion dune question
de Simon SUTOUR (le 12 décembre 2002).

Une défiscalisation efficace pour l'outre-mer http://www.senat.fr/rap/r02-051/r02-051.html
Les prélèvements
obligatoires et leur évolution http://www.senat.fr/rap/r02-048/r02-048.html
51 mesures
pour le patrimoine monumental http://www.senat.fr/rap/r01-378/r01-378.html
Compensation
du handicap http://www.senat.fr/rap/r01-369/r01-369.html
Dette
publique : une législature pour rien http://www.senat.fr/rap/r01-361/r01-361.html
Les zones
franches urbaines http://www.senat.fr/rap/r01-354/r01-354.html
L'avenir
de la viticulture française http://www.senat.fr/rap/r01-349/r01-349.html
Télécommunications
: la réforme cinq ans après http://www.senat.fr/rap/r01-273/r01-273.html
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Donner à la montagne, dans le respect dun environnement
préservé, les moyens de son développement
en libérant les initiatives locales, telle est la conclusion
de la mission commune dinformation du Sénat chargée
de dresser un bilan de la politique de la montagne et en particulier
de lapplication de la loi montagne du 9 janvier
1985, de son avenir et de ses nécessaires adaptations.
Cette mission, présidée par Jacques Blanc et rapportée
par Jean-Paul Amoudry, estime en particulier nécessaire
dadapter les règles durbanisme aux situations
locales à travers une logique de projet daménagement
durable. Aujourdhui, le principal enjeu est denrayer
le déclin irrémédiable de certains territoires
(en particulier en moyenne montagne). Ainsi, lune des
principales propositions du rapport entend permettre aux prescriptions
particulières de massif (des instruments créés
par la loi montagne) ou aux documents durbanisme
(schémas de cohérence territoriale et plans locaux
durbanisme) dadapter les règles durbanisme
dans des domaines strictement définis. En effet, si des
normes strictes élaborées au niveau national sont
nécessaires pour protéger les paysages, leur application
mécanique peut avoir des résultats absurdes, contraires
au but recherché ou entravant gravement le développement
local. Afin déviter toute dérive, cette
faculté dadaptation serait strictement encadrée
par la loi. Sagissant de lagriculture, socle de
lactivité économique en montagne, le rapport
souligne tout lintérêt dencourager
les productions de qualité en compensant les handicaps
naturels identifiés et les services rendus à lenvironnement.
Les améliorations proposées concernent les surfaces
herbagères extensives, linstallation des jeunes
agriculteurs, les aides à linvestissement et le
développement des filières de production et de
transformation. Pour redonner un nouvel élan au tourisme
de montagne, le rapport recommande la diversification des activités
sportives et de loisirs, notamment en moyenne montagne, et plaide
pour la mise en uvre dun plan de sauvetage des petites
stations-villages. La mission commune dinformation préconise
enfin de décentraliser davantage la gestion des espaces
naturels à une échelle pertinente, en privilégiant
une démarche concertée avec les élus locaux
et les acteurs de terrain ainsi que la définition éventuelle
dobjectifs de gestion contractualisés.
http://www.senat.fr/rap/r02-015-1/r02-015-1.html
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Créer
les conditions dune réelle transparence et
lutter contre la confusion qui caractérise trop
souvent le débat relatif aux effets de la téléphonie
mobile sur la santé, telles sont les recommandations
de Jean- Louis Lorrain et Daniel Raoul, dans un rapport
de lOPESCT. Les rapporteurs plaident pour que cesse
la situation qui caractérise la perception sociale
dun risque éventuel lié à la
téléphonie mobile : alors quaucun
risque ni biologique, ni a fortiori sanitaire lié
aux antennes-relais na pu être mis en évidence,
nos concitoyens expriment des craintes relatives aux antennes
et non aux téléphones portables.
Les rapporteurs proposent trois axes daction :
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traiter scientifiquement les problèmes scientifiques,
notamment en soutenant la recherche et en assurant la
formation du corps médical ;

traiter socialement les problèmes de société
en mettant en place des outils de dialogue au sujet
des antennes-relais et en donnant aux citoyens des moyens
daction individuels ;

créer une Fondation Téléphonie
Mobile Santé.
http://www.senat.fr
/rap/r02-052/r02-052
.html
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Après avoir auditionné
les principaux acteurs de la sécurité
routière (INRETS, ministère de la
Recherche, de lEquipement, DISR
), Gérard
Miquel, rapporteur spécial de la commission
des Finances du Sénat, a formulé une
série de propositions destinées à
mieux comprendre ce phénomène complexe.
Il suggère ainsi détablir de
nouvelles statistiques des accidentés de
la route comparables à celles de nos voisins
européens et de créer une base de
données publiques pérenne sur les
accidents de la route. Il souhaite également
développer un programme de recherche public
qui pallie les lacunes de la recherche privée,
concernant notamment les accidents impliquant les
usagers vulnérables (piétons, motocyclistes).
Par ailleurs, il propose dassocier plus étroitement
le milieu universitaire pour développer la
recherche humaine et sociale en sécurité
routière et détudier la spécificité
des accidents de la route en zone rurale en liaison
avec les collectivités locales et les services
techniques déconcentrés Alors que
la plupart des thèmes de recherche ont un
aspect médical (effets des drogues, médicaments,
alcool, hypovigilance, etc), Gérard Miquel
propose que le ministère de la Santé
fasse partie intégrante du réseau
de recherche en sécurité routière.
Enfin, conscient des faiblesses de la synergie entre
décideurs politiques et chercheurs, il plaide
pour la restauration du lien entre recherche et
pouvoir politique, notamment à travers le
renforcement de lautorité et des moyens
du Conseil national de la sécurité
routière.
http://www.senat.fr/rap/r02-068-317/r02-068-317.html |
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Après avoir entendu 73 personnes et
procédé à 15 déplacements en métropole,
en Guyane, en Guadeloupe et à létranger
(Royaume-Uni, Pays-Bas), la commission denquête
sur la délinquance des mineurs, présidée
par Jean Jacques Hyest et dont les rapporteurs sont Jean-Pierre
Schosteck et Jean-Claude Carle, a effectué une série
de constats et formulé plusieurs propositions. Les sénateurs
ont tout dabord relevé que, si la délinquance
des mineurs nétait pas un phénomène
nouveau, la situation actuelle était préoccupante
parce que le phénomène était plus important,
plus violent et touchait des personnes de plus en plus jeunes
: le nombre de mineurs mis en cause a augmenté de 79
% entre 1992 et 2001. Par ailleurs, ils ont observé que
les mineurs délinquants connaissaient souvent une situation
familiale difficile (absence du père, relations conflictuelles
au sein de la famille
) et étaient presque toujours
en échec scolaire. La commission a, en outre, constaté
une surdélinquance des jeunes issus de limmigration.
Abordant les questions institutionnelles, le rapport pointe
du doigt des dysfonctionnements graves : dune part, lécole
nendigue plus la délinquance, dautre part,
linsuffisance des liens, entre les institutions exerçant
une action de prévention, crée des ruptures de
suivi qui nuisent à lefficacité de la prévention.
Enfin, si les membres de la commission ont pu constater que
la justice des mineurs nétait pas particulièrement
laxiste, ils ont regretté que les réponses quelle
apporte ne soient pas suffisamment claires et rapides et, bien
souvent, pas mises en uvre. De même, ladministration
de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) semble victime
dune inertie persistante et dune crise de vocations.
Au terme de ses travaux, la commission a formulé des
propositions organisées autour de dix principes essentiels.
Pour les sénateurs, il est indispensable de mieux connaître
le phénomène, au-delà de loutil statistique.
Cest pourquoi ils proposent de multiplier les enquêtes
de victimation et de délinquance auto-déclarée
pour confronter les différentes sources dinformation.
Par ailleurs, ils plaident pour le renforcement de lautorité
parentale, notamment par le développement de laide
aux parents en difficulté, par le renforcement du rôle
de la protection maternelle et infantile ou encore par la rénovation
de la tutelle aux prestations sociales enfants. Les membres
de la commission ont également insisté sur le
rôle de lécole, résumé par
cette formule : Diversifiez lécole, vous
fermerez une prison. Ainsi ils souhaitent que soit augmenté
le nombre des personnels médico-sociaux et des personnels
ATOS pour améliorer le repérage des enfants en
difficulté. Ils plaident également pour lamélioration
des dispositifs de lutte contre labsentéisme scolaire
et pour le développement de lencadrement extra-scolaire
des élèves et des internats dès le collège.
Conscients des carences de la politique de la ville menée
au cours des dernières années, ils appellent à
sa réforme par la simplification de ses objectifs, de
ses méthodes et de ses programmes. Par ailleurs, les
sénateurs souhaitent que la justice soit impitoyable
à légard des majeurs qui utilisent des mineurs
pour commettre des infractions. Ils insistent, à cet
égard, sur la dimension éducative de la sanction,
dans le cadre dun aménagement de lordonnance
du 2 février 1945. Laugmentation des moyens humains
de la justice des mineurs apparaît également indispensable.
De nouveaux parcours éducatifs restent à inventer,
qui passent par la création détablissements
pénitentiaires spécialisés pour les mineurs,
permettant une prise en charge éducative intensive pendant
lincarcération, et le développement des
passerelles entre les établissements pénitentiaires
et les structures plus ouvertes. Les sénateurs appellent
à une spécialisation du secteur public de la PJJ
dans la prise en charge des mineurs délinquants. Cela
passe par un renforcement du suivi des mesures et des peines
et par laugmentation des capacités daccueil
dans les structures dhébergement. Enfin, lévaluation
des actions conduites en matière de prévention
et de traitement de la délinquance des mineurs doit être
systématisée.
http://www.senat.fr/commission/enquete/Mineurs/Index.html
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Pour Philippe Marini, rapporteur général
de la commission des Finances, le système français des
droits de mutation à titre gratuit est un miroir des erreurs
et des imperfections de notre système fiscal.
Dans un rapport dinformation,
il souligne que ce système avantage les montages les plus complexes
et est accessible aux seuls contribuables les plus fortunés
et les plus aisés. Il indique également quil est
d'une rigidité en totale contradiction avec les évolutions
socio-économiques, et constitue une autre exception française
qui nous fait tourner le dos à nos principaux partenaires.
Réel handicap à la localisation des patrimoines sur
notre territoire et à la continuité des entreprises,
une réforme d'ensemble lui semble nécessaire. Elle ne
doit pas être considérée isolément. C'est
bien à une réflexion globale sur l'attractivité
du territoire national que le Parlement va être prochainement
invité. Les progrès à accomplir en matière
de fiscalité du patrimoine seront un enjeu essentiel de ce
débat. Pour Philippe Marini, il n'y a aucune contradiction,
en ce domaine, entre efficacité économique et équité
sociale : si les français continuent à délocaliser
leurs patrimoines, les injustices de notre système fiscal ne
seront que plus criantes pour les contribuables restants !
http://www.senat.fr/rap/r02-065/r02-065.html

L'évolution de l'investissement, dans les années 1990,
a été globalement décevante dans notre pays.
Au-delà de l'observation des tendances passées, ce sont
les conséquences défavorables pour la croissance et
l'emploi, de l'insuffisance de l'investissement qui méritent
d'être soulignées. Une amélioration durable et
significative du niveau de vie des Français ne peut résulter
que d'une élévation du potentiel de croissance de l'économie.
Or, ce potentiel de croissance est aujourd'hui borné par l'insuffisance
du stock de capital. Tel est le constat dressé par Joseph Kergueris
dans un rapport de la Délégation du Sénat pour
la planification. Mais, laction des pouvoirs publics devrait
aussi porter sur l'allégement de la fiscalité pesant
sur les investissements et sur une réforme des incitations
fiscales à la recherche, afin d'éliminer les défauts
du dispositif actuel. Il invite aussi l'action publique à se
préoccuper de créer, pour les entreprises, un environnement
favorable à l'expansion de l'investissement. La réduction
de l'incertitude doit être l'objectif prioritaire, tant il est
vrai qu'un environnement incertain dissuade l'investissement.
http://www.senat.fr/rap/r02-035/r02-035.html

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Une mission dinformation
de la commission des Lois du Sénat a souhaité
sintéresser à lévolution
des métiers de la justice. Son rapport, remis
le 2 juillet 2002, après avoir passé
au crible les différents métiers intervenant
dans le fonctionnement de linstitution judiciaire,
propose des pistes permettant daméliorer
le fonctionnement quotidien de la justice au service
des citoyens.
40 recommandations autour de 5 axes principaux :
désengorger la justice
améliorer lorganisation du travail
des juridictions
instaurer une véritable justice de proximité
associant les citoyens
poursuivre le mouvement de spécialisation
des juridictions
favoriser lémergence dune véritable
communauté judiciaire.
http://www.senat.fr/rap/r01-345/r01-345.html |
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Le climat de la planète va probablement
changer de manière assez sensible au cours du siècle,
du fait, en grande partie, des activités humaines et
des modes de vie. Ce changement va influer sur la situation
d'individus, de régions, de pays et même de continents.
Au nom de lOffice parlementaire dévaluation
des choix scientifiques et technologiques, Marcel Deneux a dressé
un panorama complet des enjeux aux dimensions planétaires.
Depuis quelques années, la communauté scientifique
délivre avec une fermeté grandissante un message
inquiétant : à force démettre dans
latmosphère des gaz dits à effet de
serre, résultant notamment de la combustion des
énergies fossiles, lhomme ne serait-il pas devenu
un agent climatique ? Une telle mutation aurait alors des impacts
sur les hommes, sur la biodiversité et sur les territoires.
Mais comment remettre en question le recours croissant aux combustibles
fossiles ou encore lagriculture intensive au moment même
où la planète va connaître une croissance
démographique sans précédent ? Nest-ce
pas saper les fondements mêmes de la civilisation industrielle
? Dautres choix sont-ils possibles ? Comment, et avec
quels effets, permettraient-ils datteindre les horizons
2025, 2050 et 2100 ? Après avoir contribué, en
un siècle et demi seulement, à dérégler
le climat de la planète, lhomme sera-t-il à
même de réparer les conséquences de ses
excès passés et actuels et de réorienter
son action ? En est-il encore temps ? Le sort des générations
futures, et plus particulièrement les relations Nord-Sud,
en dépendent. Telles sont les principales questions que
Marcel Deneux pose dans son rapport. Grâce à une
diffusion de ses travaux au moyen dun CD-Rom qui inclut
également une vingtaine de rapports ou darticles
dautorités scientifiques, il a souhaité
élargir le cercle des personnes interpelées par
ces questions et, surtout, donner à chacun les moyens
de s'informer directement afin de se forger une opinion personnelle.
Cela devrait initier des modifications dans les comportements
individuels et collectifs, de même que la prise en compte
de nouvelles préoccupations dans les décisions
publiques et privées.
http://www.senat.fr/rap/r01-224-1/r01-224-1.html
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La Délégation aux droits des
femmes et à l'égalité des chances entre
les hommes et les femmes a examiné, conformément
à sa mission, les dispositions du projet de loi pour
la sécurité intérieure relatives à
la prostitution. Dans son rapport, Janine Rozier sest
félicitée de la conformité du texte au
choix abolitionniste sur lequel reposent les engagements internationaux
de la France en matière de prostitution et de traite
des êtres humains. Elle a approuvé la possibilité
d'attribuer un titre de séjour aux personnes étrangères
se livrant à la prostitution qui dénoncent leur
proxénète et préconisé le renforcement
et la pérennisation des garanties qui leur sont accordées.
Par ailleurs, l'aggravation des sanctions à l'égard
des personnes qui se livrent à la prostitution se justifie
par la double nécessité de porter un coup d'arrêt
aux réseaux de proxénétisme et d'assurer
la tranquillité publique. A cet égard, elle
a préconisé l'utilisation de ce nouveau dispositif
dans une optique de concentration des moyens de lutte contre
le trafic des êtres humains. Par ailleurs, elle relève
qu'en pratique le renforcement des sanctions relatives au
racolage risque de frapper une population majoritairement
féminine. Cest pourquoi, elle a recommandé
de veiller à ce que la clandestinité accrue
de la prostitution qui pourrait en résulter ne débouche
pas, de ce fait, sur une aggravation des violences commises
envers les femmes. Enfin, la Délégation a plaidé
pour l'institution d'un Défenseur des victimes de l'exploitation
sexuelle, autorité indépendante dont la mission
serait de servir d'interlocuteur permanent des associations
et des services sociaux, de police et de justice qui sont
confrontés à la prostitution. Enfin, si la Délégation
a approuvé les sanctions frappant l'achat de services
sexuels à des personnes vulnérables, elle estime
également nécessaire de prendre des mesures
dissuasives pour contrecarrer l'image de gain facile
qui s'attache parfois à la prostitution et éviter
ainsi aux jeunes en situation d'errance le risque d'une dérive.
http://www.senat.fr/rap/r02-034/r02-034.html
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Dans son rapport sur
les perspectives économiques à moyen terme, Joël
Bourdin, Président de la Délégation du
Sénat pour la planification a précisé les
axes de la réforme du pacte de stabilité et de
croissance. Ses propositions de fond entendent répondre
au souci dinstaurer une discipline budgétaire fondée
sur une rigueur adaptée et une souplesse tempérée,
et plus en harmonie avec les rythmes dévolution
du cycle économique. Selon lui, la règle de retour
à léquilibre des comptes publics, coûte
que coûte, doit être abandonnée au profit
dune règle prescrivant le respect de deux soldes |
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budgétaires:
Règle minimale, aucun pays de la zone euro ne doit être
autorisé à connaître un déficit structurel
supérieur à 2 points de PIB. Mais, des exigences
renforcées, à géométrie variable,
pourront être définies chaque année, en
fonction des perspectives économiques et des orientations
souhaitées de politique budgétaire. Toutefois,
aucun pays ne pourra, au terme de ce processus, se voir contraint
daméliorer son solde structurel de plus de 0,5point
de PIB par an. Par souci de disposer dun filet de sauvegarde,
il propose de considérer comme excessif tout déficit
de plus de 5 points de PIB |
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(contre 3 points de
PIB aujourdhui). Les propositions institutionnelles consistent,
dabord, à assortir le dépassement de chacun
de ces soldes de sanctions alors quaujourdhui, seuls
les déficits excessifs (supérieurs à 3
points de PIB) sont sanctionnés. Ainsi, un Etat qui ne
saisirait pas les opportunités dassainissement
de ses comptes en phase haute du cycle pourrait désormais
être sanctionné. En outre, Joël Bourdin propose
la création dun organisme de surveillance des positions
budgétaires des Etats, respectant les critères
de tout organe daudit, en particulier lindépendance. |
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La Commission, qui
ne peut être juge et partie, conserverait lensemble
des autres prérogatives quelle exerce dans le domaine
de la coordination des politiques économiques. Enfin,
selon le rapporteur, il faut rapprocher les organismes européens
(Conseil, Commission et le nouvel organe de surveillance dont
la création est proposée) des citoyens de la zone
euro, en leur imposant une obligation dexposer régulièrement
leurs décisions aux Parlements nationaux.
http://www.senat.fr/rap/r02
-066/r02-066.html |


Le 54e rapport annuel sur le contrôle
de lapplication des lois réalisé par les
commissions permanentes du Sénat porte sur lannée
parlementaire 2001-2002, ainsi que sur le bilan global de la
XIe législature, arrêté au 6 mai 2002, date
de la démission du gouvernement de Lionel Jospin.
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Pour lannée
parlementaire 2001-2002, le fait le plus notable est la poursuite
du phénomène dembonpoint législatif
précédemment constaté : le Parlement, sil
vote plutôt moins de lois, adopte des textes de plus en
plus denses, et de plus en plus riches en articles exigeant
un suivi réglementaire.
Ainsi, 27 lois appelant des textes dapplication ont été
promulguées en 2001-2002, exactement comme en 2000-2001
; mais ces 27 lois appellent 617 décrets ou arrêtés,
contre seulement 425 en 2000-2001.
Il sagit surtout de textes soumis à la commission
des Affaires sociales, comme par exemple la loi du 17 janvier
2002 de modernisation sociale pour laquelle 125 mesures réglementaires
sont prévues.
Cette évolution spectaculaire ne sest pourtant
pas traduite par une érosion du taux moyen de parution
des dispositions réglementaires prévues par le
législateur : un texte sur cinq avait été
publié à la fin de lannée parlementaire
écoulée, comme en 2000-2001 ; par ailleurs, une
sensible accélération des délais de publication
a été constatée.
Un autre motif de satisfaction résulte de lentrée
en vigueur, en totalité, de plusieurs lois votées
au cours de lannée parlementaire, dont la loi relative
aux musées de France et la loi, très récente,
portant création dun dispositif de soutien à
lemploi des jeunes en entreprise, adoptée après
lalternance politique, au cours de la session extraordinaire.Malheureusement,
des carences persistantes sont encore à déplorer
:
dabord,
la difficulté de résorber le stock des lois votées
depuis 1981, qui ne sont toujours pas totalement appliquées
;
ensuite, la faiblesse de la consolidation du suivi réglementaire
des amendements issus de linitiative du Sénat :
le taux dapplication est de 16 % seulement ;
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enfin, labsence manifeste deffet de la déclaration
durgence : le taux dapplication des dispositions
figurant dans les lois adoptées selon cette procédure
est même inférieur à celui des lois votées
selon la procédure de droit commun ; et la loi du 27
février 2002 relative à la démocratie de
proximité, pourtant votée après déclaration
durgence, navait reçu, au 30 septembre 2002,
aucune des 69 mesures dapplications prévues.
Pour la XIe législature (1997-2002), loin de répondre
aux attentes nées des progrès constatés
sous la Xe législature (1993-1997), les résultats
enregistrés traduisent une sensible dégradation
de lapplication
des lois et reviennent même à des niveaux inférieurs
à ceux de la IXe législature (1988-1993).
On relève deux chiffres corrélés entre
eux :
moins
du quart des lois votées pendant la législature
ont été rendues totalement applicables (27 % sous
la Xe législature) ;
à
lautre extrémité, plus de 10 % navaient
reçu aucune mesure dapplication avant la démission
du gouvernement de Lionel Jospin (7 % sous la Xe législature).
Les observations des commissions permanentes illustrent et corroborent
les résultats de lanalyse statistique. On trouve
aussi ce reproche récurrent : les rapports demandés
au gouvernement par le législateur tardent trop longtemps
à paraître. Or, bien souvent, il sagit de
documents relatifs à lévaluation de la loi,
très attendus par les commissions. |

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Dans son rapport, présenté
par Gérard Bailly, la mission dinformation sur
lavenir de lélevage, présidée
par Jean-Paul Emorine, dresse un constat préoccupant
de la situation de l'élevage en France, en particulier
sagissant de lélevage herbager.
Affectés par plusieurs crises, supportant le poids des
charges, des réglementations, ainsi que des conditions
de travail difficiles, les éleveurs doutent de leur métier
et sont tentés de renoncer à leur activité.
Dans les zones rurales fragiles, cette évolution menace
la pérennité dacteurs économiques
gravitant autour de lélevage, mais également
des services de proximité, publics ou privés.
Ainsi, cest lavenir même de nombreuses communes
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rurales et du maillageterritorial
de la France qui est en jeu.
Face à cette situation, la mission d'information a suggéré
des pistes de réflexion qui s'articulent autour de plusieurs
grands axes.
Gérard Bailly propose tout dabord de faciliter
la pratique du fermage et d'utiliser le levier fiscal pour encourager
l'installation des jeunes agriculteurs. Il suggère également
d'instaurer un prêt de carrière, à échéance
longue et à taux d'intérêt bonifié
et plaide pour une revalorisation de l'image de la filière
élevage dans l'enseignement agricole.
Le rapporteur souligne, par ailleurs, lindispensable amélioration
de l'environnement économique et juridique |
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des exploitations.
Il est, en effet, urgent de soutenir davantage la construction
et la modernisation des bâtiments d'élevage ou
encore d'alléger les contraintes découlant de
la législation sur l'urbanisme et sur l'environnement,
qui sont souvent des obstacles à la modernisation ou
à l'agrandissement des exploitations.
Il propose, en outre, des mesures spécifiques destinées
à maintenir et à développer l'élevage
herbager, telle que la création dune prime herbagère
agri-environnementale, et appelle à la mise en place
d'un revenu décent pour les éleveurs.
Le rapport propose également d'assouplir lesrigidités
administratives qui pèsent sur les éleveurs |
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notamment en réduisant
le nombre de déclarations qui leur sont imposées.
Il plaide en faveur de l'amélioration des conditions
de transformation et de commercialisation.
Enfin, Gérard Bailly met l'accent dans son rapport sur
les attentes des consommateurs et sur limportance de la
politique de communication.
http://www.senat.fr/rap/r02-
057/r02-057.html
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