Une grande partie de l’activité de la Délégation du Sénat pour l’Union européenne a été consacrée, en 2002, au suivi des travaux de la Convention sur l’avenir de l’Europe. Celle-ci, qui a ouvert ses travaux, le 28 février 2002, doit préparer l’Union à la réforme du fonctionnement de ses institutions, pour assurer leur pérennité après l’élargissement. Il s’agit donc d’un moment historique pour l’Europe.
Outre l’actualité propre de la Convention, c’est-à-dire les compte-rendus des sessions de travail, de très nombreuses réunions de la Délégation ont été consacrées à l’état d’avancement de ses travaux. Elles ont permis d’auditionner plusieurs personnalités qualifiées, d’entendre des communications et les contributions des sénateurs membres de la Convention et de procéder à des échanges de vues.
Par ailleurs, Hubert Haenel, Président de la Délégation pour l'Union européenne et représentant de la France à la Convention, a souhaité interroger le gouvernement dans le cadre d’une question orale européenne avec débat le 12 novembre 2002. Il a demandé au ministre des Affaires étrangères d'exposer au Sénat les attentes du Gouvernement sur les travaux menés au sein de la Convention sur l'avenir de l'Europe ainsi que les points essentiels sur lesquels il estime souhaitable que la France fasse entendre sa voix dans la perspective de la prochaine Conférence intergouvernementale.

http://www.senat.fr/europe/index.html
 
Noëlle Lenoir, ministre déléguée aux Affaires européennes.
Jacques Delors, ancien Président de la Commission européenne.
Pascal Lamy, membre de la Commission européenne.
Gisela Stuart, membre de la Chambre des Communes, Présidente du groupe de travail “Parlements nationaux” de la Convention européenne.
Michel Barmier, membre de la Commission européenne, membre de la Convention.




Une déclaration annexée au traité de Nice prévoit qu'une nouvelle Conférence intergouvernementale (CIG) sera convoquée en 2004 pour traiter de la délimitation des compétences entre l'Union européenne et les Etats membres, du statut de la Charte des droits fondamentaux, de la simplification des traités et du rôle des Parlements nationaux dans l'architecture européenne.
La Convention sur l’avenir de l’Europe a pour but d'assurer une préparation aussi large et transparente que possible de la CIG. Elle doit pour cela examiner les différentes questions que soulève le développement futur de l'Union et établir un document final, point de départ pour les discussions de la CIG qui prendra les décisions définitives. Ce document pourra comprendre soit différentes options, en précisant le soutien qu'elles ont recueilli, soit des recommandations en cas de consensus.
Pour une Union plus démocratique et plus efficace
Le champ de réflexion de la Convention est très large. Celle-ci tend en effet à définir une Union plus démocratique, plus transparente et plus efficace. A cette fin, elle doit répondre à des questions portant non seulement sur les quatre points énumérés par la déclaration annexée au traité de Nice, mais aussi sur les moyens d'accroître la légitimité démocratique de la Commission européenne, du Conseil et du Parlement européen ainsi que d'améliorer l'efficacité du processus décisionnel et du fonctionnement des institutions dans une Union de quelques trente Etats membres. Enfin, elle doit réfléchir à l'éventuelle adoption d'une Constitution européenne.
http://www.senat.fr/europe/convention_2002/intro.html
 

Titulaire : Hubert Haenel, Président de la Délégation pour l'Union européenne du Sénat
Suppléant : Robert Badinter, sénateur.




Le Conseil européen de Laeken a désigné son président, Valéry Giscard d'Estaing et ses deux vice-présidents, Giuliano Amato et Jean-Luc Dehaene. La Convention comprend en outre pour chacun des quinze Etats membres et des treize pays candidats, un représentant de l'exécutif et deux représentants du Parlement national, soit au total 28 représentants des exécutifs et 56 représentants des parlements nationaux 16 députés européens 2 commissaires européens. Elle rassemble ainsi 105 membres. Chaque membre titulaire peut se faire remplacer par son suppléant. Les représentants des pays candidats participeront aux délibérations dans les mêmes conditions que les autres membres, sans toutefois pouvoir empêcher le consensus qui se dégagerait entre les Etats membres.




Hubert Haenel

Quelle influence exercent les parlementaires sur les travaux de la Convention ?
Les parlementaires nationaux sont la composante la plus nombreuse de la Convention (56 membres titulaires sur 105). Leur nombre est de deux pour chaque pays. Etre influent suppose de participer activement à l’ensemble des travaux de la Convention (réunions plénières et groupes de travail) et de nouer des contacts avec les autres membres.
Etre membre de la Convention est une responsabilité personnelle. Les principaux objectifs que je poursuis, inspirés par les travaux du Sénat et notamment de la Délégation pour l’Union européenne, sont :
une définition plus claire des compétences et des responsabilités, condition d’un fonctionnement plus démocratique ;
un meilleur ancrage de l’Europe dans les vies politiques nationales, notamment par une association plus étroite des parlements nationaux ;
un dispositif opérationnel plus efficace pour les questions de justice et d’affaires intérieures ;
une harmonisation plus poussée dans le domaine social et fiscal ;
des institutions favorisant l’affirmation de l’Europe sur la scène internationale.

Quel serait le rôle des Parlements nationaux dans le cadre de la nouvelle Constitution ?
Le Parlement français aura vraisemblablement un rôle accru pour veiller au respect du principe de subsidiarité (c’est-à-dire pour contrôler que l’Europe n’intervient que lorsque cela est vraiment nécessaire) et, peut-être, un rôle politique dans le cadre d’une dimension interparlementaire dont l’organisation reste pour l’instant en débat.

Quel mode de ratification souhaitez-vous pour le futur traité ?

C’est une question qui relève du pouvoir d’appréciation du Président de la République.




La première COSAC (Conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires) s’est déroulée à Paris en novembre 1989. Depuis, elle se réunit chaque semestre à l'invitation du Parlement du pays exerçant la présidence de l’Union européenne. Elle est composée de six représentants de chaque Parlement national ainsi que de six membres du Parlement européen. Les questions institutionnelles, en particulier le rôle des Parlements nationaux dans l’Union européenne, et les rapports entre Parlements nationaux et Parlement européen sont les thèmes les plus fréquemment évoqués. Dix ans après sa création, la COSAC est devenue un forum dont l’intérêt n’est contesté par aucun Parlement national ni par le Parlement européen.
La XXVIe COSAC s’est tenue à Madrid (Espagne) du 12 au 14 mai 2002 et la XXVIIe, à Copenhague (Danemark) du 16 au 18 octobre 2002.
http://www.cosac.org/fr/prochaine/index.html




“Qui fait quoi” au sein de l’Union européenne ? Telle est la question soulevée par la répartition des compétences en Europe, question au cœur de l’actuelle réflexion sur l’avenir de l’Union. En se penchant sur trois domaines précis : la culture, l’environnement et l’éducation, la Délégation pour l’Union européenne montre dans son rapport qu’il est difficile de définir des blocs de compétences simples. Elle souligne cependant l’intérêt de rédactions plus précises du traité et considère que le principe de subsidiarité ne sera jamais durablement appliqué tant qu’il n’existera pas, au niveau européen, un organe chargé spécifiquement d’en garantir l’application.
http://www.senat.fr/rap/r01-249/r01-249.html
 

Les études de législation comparée constituent des instruments de travail élaborés à l'intention des sénateurs par la division des études de législation comparée rattachée désormais au nouveau Service des études juridiques. Par l'analyse des législations étrangères les plus pertinentes (y compris, le cas échéant, des pays non européens), ces études permettent de situer les principales questions dont est saisi le Parlement dans un contexte plus large.
Dernières études publiées :
L'exercice des activités de transaction immobilière (novembre 2002)
L'utilisation du téléphone et la conduite automobile (octobre 2002)
Le regroupement familial (septembre 2002)
Le référendum communal (septembre 2002)
Le référendum d'initiative populaire (septembre 2002)
  L'euthanasie (juillet 2002)
L'acquisition de la nationalité par le mariage (juillet 2002)
Le vote par procuration (juin 2002)
Les prestations en espèces servies aux adultes handicapés (juin 2002)
Les droits politiques et syndicaux des personnels militaires (mai 2002)
Le travail des détenus (mai 2002)
Le contrôle parlementaire des services de renseignement(mars 2002)
La répression de l'inceste (février 2002)
L'imposition des particuliers propriétaires d'immeubles anciens (février 2002)
L'homoparentalité (janvier 2002)
La dépénalisation de la consommation du cannabis (janvier 2002)
http://www.senat.fr/elc.html







A la veille de la tenue du sommet de Copenhague sur l'élargissement européen, le Sénat a souhaité interpeller le Gouvernement sur un sujet d’intérêt national: l’avenir de la politique régionale européenne dans une Union à vingt-cinq membres.
Son interrogation a porté notamment sur l'évolution des perspectives financières de l'Europe élargie pour la période 2007- 2013 et sur la difficulté à coordonner l'arrivée de nouveaux membres, présentant tous un niveau de richesse notablement inférieur à la moyenne communautaire, et la maîtrise de la dépense européenne.
Grâce à ce débat dont il a pris l’initiative, le Sénat a estimé particulièrement important que les membres du Parlement puissent s’exprimer sur l'avenir de l’action régionale, cœur de la cohésion de l'Europe. Ceci devrait permettre d’atténuer sensiblement le déficit démocratique qui, parfois, affecte la construction européenne.
 
La Délégation pour l’Union européenne du Sénat a procédé, le 10 décembre 2002, à l’examen des implications de la catastrophe du Prestige sur le dispositif européen de sécurité maritime.
Dans son rapport, elle déplore tout d’abord que les mesures de nature à renforcer la sécurité maritime, prises par l’Union européenne à la suite de la catastrophe de l’Erika en 1999 ne soient pas encore entrées en vigueur, et appelle à leur application anticipée.
La Délégation se déclare favorable à la mise en place d’un système de contrôle renforcé et, si nécessaire, à une limitation du trafic des navires transportant des marchandises dangereuses dans la zone économique exclusive des 200 miles.
Par ailleurs, elle préconise le financement par l’Union européenne de dispositifs de chalutage des nappes d’hydrocarbures en cas de catastrophe maritime.




Un rapport d'information, fait au nom des délégués élus par le Sénat, retrace les travaux de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au cours de la session ordinaire de 2001 tenue à Strasbourg. Il récapitule les activités des membres de la Délégation française et mentionne leurs interventions dans les débats inscrits à l'ordre du jour de la session. Le compte rendu de ces interventions ainsi que les rapports et tous documents de travail sont disponibles sur le site du Conseil de l'Europe :
http://www.coe.int/portailT.asp
Les travaux des sénateurs à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sont également disponibles sur le site du Sénat :
http://www.senat.fr/europe/ceueo/index.html




Au moment où l’Union européenne réfléchit à son avenir institutionnel grâce aux travaux de la Convention, il a paru intéressant à la Délégation du Sénat d’examiner l’interaction entre l’élargissement et les réformes des institutions de l’Union, le volet “Justice et affaires intérieures” de l’élargissement, l’incidence de l’élargissement sur le budget de l’Union européenne, le volet agricole et la politique de cohésion économique et sociale. Ces approches horizontales sont complétées dans le rapport par des fiches synthétiques présentant l’état de préparation de chacun des douze pays avec lesquels les négociations ont été engagées.
http://www.senat.fr/rap/r01-295/r01-295.html
 
La France est aujourd'hui, avec la Grèce, le pays le plus en retard pour la transposition des directives communautaires. Pour trouver un remède à ce dysfonctionnement, le Sénat a adopté deux propositions de loi en juin 2001, après que sa Délégation pour l'Union européenne a publié un rapport comportant une analyse des causes du déficit de transposition. Parallèlement, le Gouvernement a mis en place un groupe de travail composé de fonctionnaires relevant d’une part, de l'exécutif et, d’autre part, de fonctionnaires de chacune des deux assemblées. Sur la base des conclusions de ce groupe, il a arrêté des mesures qui devraient amener tant les acteurs politiques que les acteurs administratifs à se mobiliser pour une meilleure transposition des directives. Les engagements pris par le Gouvernement répondent assez largement aux préoccupations qui avaient guidé le Sénat dans l'adoption de ses propositions de loi. L'information des assemblées sur l’état de la transposition est substantiellement améliorée et la rédaction systématique d'une fiche d'impact simplifiée devrait contribuer à sensibiliser tant l'exécutif que le Parlement aux problèmes éventuels de transposition.
http://www.senat.fr/rap/r01-250/r01-250.html





Actes du Colloque “Le marché européen de l'énergie : enjeux et conséquences de l'ouverture” organisé par le Sénat le 12 décembre 2001
http://www.senat.fr/rap/r01-305/r01-305.html
Actes du colloque “Postes européennes : libéralisation et service public, entre mythes et réalités”
http://www.senat.fr/rap/r01-176/r01-176.html
Les travaux de la Délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au cours de la session ordinaire de 2001
http://www.senat.fr/rap/r01-239/r01-239.html
  Les travaux de la Délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au cours de la session ordinaire de 2000
http://www.senat.fr/rap/r01-238/r01-238.html
Les travaux de la délégation française à l'Assemblée de l'Union de l'Europe Occidentale (1999-2000)
http://www.senat.fr/rap/r01-237/r01-237.html



Conformément aux conclusions du Conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, la Commission européenne a présenté le 13 mars 2001 une proposition de directive et une proposition de règlement visant à achever la libéralisation du marché intérieur de l’énergie, amorcée par la directive électricité de 1996 et la directive gaz de 1998. Le rapport de la Délégation accueille favorablement cette initiative, considérant que la France n’a pas intérêt à continuer de se donner le mauvais rôle en Europe en refusant le jeu de l’ouverture à la concurrence. L’achèvement du marché intérieur de l’énergie devrait profiter tant aux consommateurs, industriels comme particuliers, qu’aux entreprises françaises intervenant dans ce secteur.
http://www.senat.fr/rap/r01-187/r01-187.html