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(Au premier décembre 2002)
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Cest
le retour de la droite au pouvoir qui a marqué
cette année parlementaire. Les sénateurs
du groupe CRC avait regretté tout au long
de la législature précédente
une résistance trop limitée aux assauts
dun libéralisme sans freins. Mais aujourdhui,
ce nest plus une résistance insuffisante
qui est à déplorer mais, un accompagnement
volontariste du libéralisme sur tous les
plans. Les opérations de communications mises
à part, le travail législatif des
six derniers mois est marqué du sceau dun
libéralisme décole qui relève
souvent dun dogmatisme étroit. Cet
accompagnement zélé du libéralisme
cest le retour à lEtat gendarme
ou, formule " moderne ", cest le
repli de lEtat sur ses " fonctions régaliennes
", au premier rang desquelles figurent bien
entendu, la police, la justice et larmée.
LEtat providence acquis des luttes sociales,
lié étroitement à lidée
même de République, est mis à
mal : cest laccélération
des privatisations. Cest une décentralisation
qui sapparente à une explosion du principe
de solidarité nationale mettant en concurrence
les collectivités territoriales et menaçant
de transformer la France en une multitude de potentats
locaux tournés vers Bruxelles. Le gouvernement
de Monsieur Raffarin sappuyant sur deux majorités
écrasantes, tant au Sénat quà
lAssemblée nationale, a engagé
avec précipitation ,au mépris des
règles dudébat pluraliste, une
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ouverture
libérale tout azimut : sur le plan des institutions
; sur le plan répressif, les démonstrations
policières étant considérées
comme la seule réponse à la délinquance,
puisque dans le même temps, la droite souhaite
dune part, remettre en cause lidée
de mixité sociale et, dautre part,
réduit les moyens de léducation
nationale, notamment en matière de surveillance.
Et, bien entendu sur le plan social, en quelques
semaines, le gouvernement, sa majorité parlementaire
ont remis en cause les 35 heures, cassé les
emplois jeunes et supprimé les dispositifs
anti-licenciements. Le libéralisme est à
lordre du jour. Nest-il pas symbolique
que les deux premiers textes à la reprise
dautomne furent louverture à
la concurrence de Gaz de France et linstauration
dun régime très souple à
légard des administrateurs de sociétés.
Cette offensive libérale répond elle
au souhait des Français exprimé le
21 avril et le 5 mai ? Certainement pas, la soif
de république, de solidarité qui a
alors déferlé ne se retrouvera pas
dans la philosophie du pouvoir actuel, car ce qui
rime avec libéralisme, cest lindividualisme,
cest le triomphe de lintérêt
privé sur lintérêt général.
Cette politique menace ainsi les fondamentaux républicains.
Les sénateurs du groupe communiste républicain
sopposent et sopposeront à ce
quil faut appeler la restauration libérale. |
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2002
a été une année de bouleversements
politiques. Au Sénat, lorganisation
des groupes parlementaires sen trouve modifiée.
Le groupe de lUnion Centriste, le troisième
groupe du Sénat avec 27 membres, est lun
des plus jeunes et des plus féminisés.
80 % de ses sénateurs effectuent leur premier
mandat. La jeunesse du groupe et sa cohérence
lui assurent un dynamisme, qui lui permet de participer
activement à la majorité sénatoriale
tout en sattachant à faire vivre la
pluralité dexpression.
Au cours de cette année 2002, les sénateurs
du groupe de lUnion Centriste se sont efforcés
tout dabord dutiliser tous les pouvoirs
de contrôle dont dispose le Parlement, cherchant
constamment à répondre aux inquiétudes
exprimées par leurs concitoyens. En particulier,
ils ont participé très activement
au travail de missions dinformation sur des
sujets comme la réforme de la politique agricole
commune, les organismes génétiquement
modifiés ou la politique de la montagne.
Soucieux dapprofondir la transparence et la
lisibilité des lois de finances, le groupe
a de nouveau plaidé en faveur dune
plus grande sincérité des comptes
publics et dun renforcement du pouvoir de
contrôle du Parlement en matière budgétaire,
soutenant lors de la dernière discussion
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budgétaire
les initiatives prises dans ce sens par la commission
des Finances, son président Jean Arthuis
et le nouveau gouvernement.
Lapport des sénateurs du groupe a également
été important lors des grands débats
qui se sont succédés au Sénat:
sécurité intérieure, justice
de proximité, organisation décentralisée
de la République, allocation personnalisée
dautonomie, solidarité et renouvellement
urbains... Chaque fois, ils ont appelé à
un approfondissement de la décentralisation,
dans le respect des principes républicains,
veillant à ne pas alourdir les contraintes
financières et normatives qui pèsent
sur les collectivités territoriales. Linscription
dans la Constitution de nouveaux principes tels
que celui de lorganisation décentralisée
de la République ou de la libre disposition
par les collectivités locales de ressources
propres, donne incontestablement un second souffle
nécessaire à la décentralisation.
Enfin, les membres du groupe ont sans cesse réaffirmé
leurs convictions européennes, participant
activement à la réflexion et aux débats
sur lavenir de la construction de lUnion
: élargissement, réforme des institutions,
aides régionales, mandat darrêt
européen... |
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| Lannée
2002, année de tous les changements, fut en premier
lieu celle de lalternance politique. Le groupe des
sénateurs Républicains Indépendants
a participé à toutes les étapes qui
lont rendu possible, à celles qui ont mené
à la recomposition de la droite, à celles
qui ont redessiné les contours de la majorité
sénatoriale.
A lissue de lélection du Président
Jacques Chirac, cest un des leurs, Jean-Pierre Raffarin,
que le Président a choisi pour conduire le gouvernement,
un grand honneur fait à ce groupe, pour la première
fois depuis sa création il y a plus de 50 ans,
une grande fierté pour ses membres . Un devoir
aussi : celui du soutien sans faille au Président
de la République et à ce gouvernement.
Dès la session extraordinaire en juillet, les sénateurs
Républicains Indépendants ont approuvé
les mesures urgentes visant à restaurer lautorité
républicaine, soutenir lemploi des jeunes
et baisser la pression fiscale. Ils ont à lautomne,
fermement soutenu et enrichi la grande réforme
constitutionnelle, emblématique de laction
de ce gouvernement, visant à lorganisation
décentralisée de la République, première
étape vers une nouvelle architecture des pouvoirs.
Malgré le retard pris par le précédent
gouvernement, le Sénat a contribué à
une transposition, dans les délais les plus brefs,
de la directive européenne sur le marché
du gaz. Par leurs interventions et leurs amendements,
les sénateurs du groupe RI ont favorisé
une ouverture à la concurrence maîtrisée
et réaliste, respectueuse du service public.
Le groupe RI est aussi à lorigine
par lintermédiaire de Jean-Pierre Raffarin,
alors sénateur - dune proposition de loi
sur la sécurité des piscines, adoptée
à lunanimité par le parlement. Elle
vise à éviter les accidents des jeunes enfants.
Dans un autre domaine, celui de la
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téléphonie
mobile, les Républicains et Indépendants
ont anticipé les décisions définitives
du gouvernement en la matière. Lors de lexamen
de la proposition de loi modifiant la loi Solidarité
et Renouvellement Urbains (SRU), le groupe RI a souhaité
donner une " bouffée doxygène
" face aux difficultés dapplication
de la loi. En matière de logement, il a proposé
dassouplir le dispositif actuel, coercitif, uniforme
et mal compris, sans renoncer à lobjectif
de mixité sociale. Sur le point particulier de
larchéologie préventive, il a souhaité
que les collectivités locales soient mieux associées
à la fixation des redevances versées par
les aménageurs des terrains pour financer les opérations
de fouilles. En loi de financement de la sécurité
sociale pour 2003, les sénateurs RI ont plaidé
pour la clarification des circuits financiers de la protection
sociale. Enfin, ils ont soutenu le projet de loi de finances
pour 2003 qui marque une rupture avec la gestion précédente
en stabilisant le déficit budgétaire, en
maîtrisant les dépenses et en préparant
la voie de la réforme de lEtat et du redressement
des comptes publics largement dégradés.
Ils ont approuvé la priorité donnée
à lemploi, au dynamisme économique,
à la justice et à la sécurité
intérieure et extérieure. La baisse de limpôt
sur le revenu, la relance de linvestissement public
et les mesures nouvelles en faveur des familles et des
collectivités locales répondent aux préoccupations
exprimées depuis plusieurs années par les
sénateurs du Groupe des Républicains et
Indépendants.
Les sénateurs RI ont ainsi défendu les valeurs
qui ont toujours été les leurs : liberté,
initiative, proximité, équité et
responsabilité
Ils ont avec leurs partenaires de la majorité sénatoriale
participé à la création du nouveau
groupe de lUnion pour un Mouvement Populaire (UMP)
qui est né le 10 Décembre 2002. |
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| Lannée
2002 a été riche en évènements,
en promesses et en défis. Riche en évènements
tout dabord, avec la très large victoire
remportée à lélection présidentielle
par Jacques Chirac et celle acquise par lUMP à
lAssemblée nationale. Riche en promesses
tenues grâce à la volonté affichée
et déterminée du Président de la
République et du gouvernement de redonner confiance
aux Français en restaurant lautorité
de lEtat, en rétablissant leur sécurité,
en rénovant le lien social et en libérant
les énergies créatrices.
Nous nous sommes attachés à mettre en uvre
la baisse de l'impôt sur le revenu qui constitue
un signe clair pour ceux qui subissent d'excessives contraintes
fiscales. De même, la volonté des Français
de voir affermi l'État républicain et mieux
garanti leur sécurité et leur accès
à la justice a été prise en considération
grâce notamment au soutien apporté par le
Sénat au projet de loi relatif à la sécurité
intérieure, au projet de loi relatif aux juges
de proximité et également à l'augmentation
des crédits consacrés à la police,
à la gendarmerie, à la justice et à
la défense nationale. En outre, parce que la
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compétitivité
de nos entreprises et lattractivité économique
de notre territoire ont gravement été affectées
par la gestion du précédent gouvernement,
les modifications intervenues dans l'application de la
loi sur les 35 heures et celles envisagées par
le projet de loi portant relance de la négociation
collective atténueront certaines de ces rigidités.
Enfin, au terme de débats longs et souvent passionnés,
la nouvelle architecture des pouvoirs voulue par le Président
de la République permettra de donner aux collectivités
territoriales la place quelles méritent dans
les institutions et les moyens qui leur manquaient pour
jouer pleinement leur rôle dans la réforme
des structures administratives, la modernisation des services
publics et lapprofondissement de la démocratie
locale.
Riche en défis enfin avec la création du
groupe UMP au Sénat. Ainsi, attachés aux
valeurs de liberté, de responsabilité, de
solidarité, de dignité et de tolérance,
nous entendons, avec lensemble de nos collègues
du groupe UMP, placer lhomme au cur de notre
action et travailler en harmonie dans le respect de la
liberté dexpression. |
* A compter du 10 décembre 2002, le
groupe Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a remplacé
les groupes du Rassemblement pour la République (RPR)
et des Républicains et Indépendants (R.I) |


| Lengagement
politique du RDSE repose sur des hommes, des idées
et des volontés. Il sexprime au niveau international,
notamment dans la lutte contre le terrorisme Dès
1999, le RDSE organisait un colloque sur les problèmes
du terrorisme islamiste et de lAfghanistan. En août
2001, Aymeri de Montesquiou fut le dernier homme politique
français à rendre visite au commandant Massoud.
En 2002, le groupe a soutenu la création du lycée
de Mazaar el Sharif en offrant notamment un minibus destiné
au ramassage scolaire. Dans le domaine de la construction
européenne, les sénateurs du RDSE ont confirmé
leur volonté de voir se concrétiser les
objectifs des pères fondateurs pour une Europe
sociale forte, libre et prospère. A linitiative
de Jacques Pelletier, président de lintergroupe
des Droits de lHomme, ils se sont engagés
dans une lutte contre toutes les formes dexclusion.
Les sénateurs du RDSE ont également poursuivi
leur objectif de juger des efforts accomplis par les candidats
à lentrée dans lUnion. Ils ont
rencontré leurs homologues Hongrois, Slovènes,
Finlandais et Estoniens, Tchèques et Slovaques.
En 2002, ils ont évoqué avec leurs homologues,
les synergies indispensables à la poursuite de
lintégration européenne.Parallèlement,
au niveau national, ouverts au dialogue et animés
par un esprit de libre expression, ils ont milité
en faveur de la défense des collectivités
locales : un groupe de travail a récemment rendu
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public
ses propositions pour une relance de la décentralisation.
Ils poursuivront en 2003 leur réflexion sur une
indispensable péréquation des ressources
des collectivités. Les élus du groupe demeurent
attentifs aux conditions de vie de leurs concitoyens.
Ils se sont penchés sur les problèmes de
sécurité alimentaire, de gestion des risques
et des déchets. Ainsi, notamment à linitiative
de Pierre Laffitte et de Gérard Delfau, ont été
réunis dès juin 2000, les principaux acteurs
de lépizootie dESB, en 2001 ceux du
retraitement des déchets nucléaires, en
2002, de la défense dun service bancaire
universel, des services de proximité, de lessor
des nouvelles technologies et des biotechnologies, de
la diffusion de la culture scientifique et dune
nouvelle et indispensable éthique financière.
Lart, la musique le groupe a produit en 2002
un disque révélant au public le talent des
jeunes lauréats des Concours internationaux de
Piano sont au cur des préoccupations
du RDSE : à ce propos, Bernard Joly sest
particulièrement investi dans la promotion des
Métiers dArt et de leur reconnaissance. Les
membres du groupe nauront de cesse en 2003 dexercer
leur mission de contrôle de lactivité
gouvernementale. Fondamentalement attachés à
la défense des valeurs démocratiques, des
libertés et de la personne humaine, les sénateurs
du RDSE poursuivront leur action dans un esprit de continuité,
de progrès et douverture. |
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Les élections
présidentielle et législatives du printemps
2002 et larrivée au pouvoir dune nouvelle
majorité a naturellement modifié le climat
au Sénat. Après sêtre trouvée
pendant cinq ans en opposition avec la majorité
de gauche de lAssemblée nationale, la majorité
sénatoriale, qui vient de se regrouper pour lessentiel
dans un groupe UMP, est désormais en phase avec
celle du Palais Bourbon. Ce qui, paradoxalement, aboutit
à réduire linfluence du Sénat
puisque celui-ci, sur la pression du gouvernement, comme
on la vu sur la révision constitutionnelle
relative à la décentralisation, nhésite
pas à voter conforme les textes adoptés
à lAssemblée nationale. Sur ce dernier
texte, précisément, la majorité sénatoriale
a, comme on dit, mangé son chapeau puisquelle
croyait avoir obtenu du premier ministre que le Sénat
ait la priorité sur tous les textes concernant
les collectivités territoriales, leur fonctionnement
et leurs ressources alors quen définitive
cette priorité sera réduite à peu
de choses, lAssemblée nationale conservant
de toute façon le dernier mot. Fort de ses 82 membres
(dont un apparenté et une rattachée), le
groupe socialiste a été très présent
dans tous les débats de lautomne, quil
sagisse de la loi sur la sécurité
intérieure, de la révision
constitutionnelle,
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de
la loi de financement de la sécurité sociale
ou de la loi de finances pour 2003. Chaque fois, le groupe
socialiste a défendu de nombreux amendements
pour sopposer à la nouvelle
politique mise en place par le gouvernement Raffarin
dont la ligne directrice est de remettre en cause, notamment
en matière sociale, les principaux acquis de la
précédente législature (35 heures,
loi de modernisation sociale, loi S.R.U., etc). En ce
qui concerne la loi de finances, la majorité sénatoriale,
qui était naguère si sévère
à légard des budgets présentés
par le gouvernement de Lionel Jospin, a été
fort complaisante à légard du budget
2003 qui fait apparaître à la fois une progression
des dépenses publiques (avec cependant des amputations
sur léducation, le logement, lenvironnement,
la recherche, etc) et une aggravation du déficit.
Le gouvernement a dailleurs pour la première
fois présenté au Sénat un budget
différent de celui qui avait été
voté la veille à lAssemblée
nationale en affichant 700 millions de recettes en moins.
Moyennant quoi, le Budget de 2003 demeure mensonger puisquil
est fondé sur une perspective de croissance de
2,5 % dont chacun sait quelle ne sera pas atteinte. |
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