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Le Sénat a adopté le
projet de loi de programmation pour la cohésion
sociale. Engagement financier sans précédent,
ce plan quinquennal, doté de 12,8 milliards deuros,
entend agir simultanément sur lemploi, le
logement et légalité des chances,
sur la période 2005-2009. Le premier volet du plan
concerne la mobilisation pour lemploi. Il prévoit
de réformer le dispositif de contrats dinsertion
dans lemploi, notamment avec la création
dun million de contrats davenir
pour les personnes les plus éloignées du
marché du travail. Il propose également
un contrat de travail ou une formation à 800 000
jeunes, en particulier par le biais de lapprentissage
et vise à libérer la création économique.
Ce volet traite aussi du licenciement économique
et du droit à un reclassement personnalisé
des salariés et renforce la protection en cas de
licenciement. Concernant le logement, deuxième
volet du plan, un programme durgence propose de
rattraper le retard accumulé en matière
de logement social :
500 000 logements sociaux locatifs seront construits en
cinq ans ; le parc privé sera mobilisé pour
reconquérir 100 000 logements vacants ; laccueil
sera renforcé et lhébergement durgence
offrira 100 000 places supplémentaires dici
à 2009. Le troisième volet comporte des
mesures visant à favoriser légalité
des chances. Ainsi, il accorde par exemple aux enfants
en difficulté le soutien de 750 équipes
de réussite éducative. Par ailleurs, il
prévoit daider les villes en grande difficulté
grâce à une dotation de solidarité
urbaine, accrue de 600 millions d'euros sur cinq ans et
mieux répartie entre les communes.
http://www.senat.fr/dossierleg/pjl03-445.html |
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La loi du 30 juin 2004 prévoit la mise en place
dun financement reposant sur la solidarité
: les salariés et les agents publics devront effectuer
une journée de travail supplémentaire non
rémunérée, tandis que seront instituées
une contribution à la charge des employeurs et
une contribution sur les revenus du patrimoine et des
produits de placement.
La loi prévoit, en outre, linstitution dune
Caisse nationale de |
solidarité
pour lautonomie, chargée de recueillir le
produit de ces contributions et de garantir son utilisation
au profit dactions en faveur des personnes âgées
et des personnes handicapées.
Le Sénat a approuvé certains aménagements
permettant aux partenaires sociaux de pouvoir choisir
plus librement la journée de solidarité,
le lundi de Pentecôte nétant plus désormais
uniformément imposé. En outre, le Sénat
a souhaité préciser le dispositif, dabord
en prévoyant que les charges supplémentaires
imposées aux collectivités locales leur
seront compensées, ensuite en prévoyant
que le contrôle parlementaire de la nouvelle Caisse
interviendra dans le cadre des lois de financement de
la sécurité sociale. Enfin, il a jugé
utile douvrir la discussion sur lintérêt
dun accompagnement fiscal des dispositifs dassurance
dépendance, afin danticiper la situation
démographique de la France, qui comptera 4 millions
doctogénaires en 2020.
http://www.senat.fr/dossierleg/pjl03-299.html |
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Longuement débattu et enrichi par le Sénat,
le texte fixe trois objectifs : engager une réforme
profonde du système pour en corriger les
dysfonctionnements ; rénover le pilotage du système
dans son ensemble ; assainir les finances sociales en
clarifiant les flux financiers.
Le texte met en place deux dispositifs : le dossier médical
et le recours à un médecin traitant.
Le dossier médical personnel informatisé
sera constitué sous forme d'une base de données
regroupant, dans des conditions de stricte |
confidentialité,
les informations relatives au patient afin d'optimiser
les soins.L'instauration d'un médecin traitant
participe du même souci de coordination des soins.
Celui-ci devient le chef de file garant du parcours de
soins du patient, notamment pour l'accès à
un médecin spécialiste.
Dans le but d'améliorer la qualité des soins,
la loi vise également à promouvoir les comportements
vertueux des professionnels de santé, à
éliminer les gaspillages et les abus et à
encourager un meilleur usage du médicament. Dautres
mesures sont relatives à la nouvelle gouvernance
de l'assurance maladie et posent les bases d'un assainissement
durable des finances sociales.
L'amélioration du système de soins attendue
devrait contribuer, pour 8,7 milliards d'euros, au redressement
financier de la sécurité sociale, soit 60
% de son déficit prévisionnel à l'horizon
2007. Afin de rétablir l'équilibre des comptes
de l'assurance maladie, il est nécessaire de réclamer
à la collectivité nationale un effort financier.
Celui-ci est réparti entre les usagers, avec la
hausse du forfait hospitalier, la contribution d'un euro
par consultation et l'augmentation de la contribution
sociale généralisée (CSG), les entreprises
par la contribution sociale de solidarité sur les
sociétés (C3S), et l'Etat, enfin, qui versera
à l'assurance maladie un milliard d'euros provenant
des droits de consommation sur les tabacs qu'il détient
désormais. Cette dernière participation
témoigne d'une volonté de clarifier les
relations financières entre l'Etat et la sécurité
sociale, qui sera confirmée par trois autres mesures
: la prochaine révision des règles régissant
l'examen des lois de financement de la sécurité
sociale pour assurer une meilleure coordination entre
elles et les lois de finances ; la compensation, au bénéfice
des régimes de sécurité sociale,
des pertes de recettes sociales décidées
par l'État prévue par le texte ; enfin,
à partir de 2005, le remboursement partiel à
la sécurité sociale des versements faits
au Fonds de financement de la réforme des cotisations
patronales de sécurité sociale (Forec).
http://www.senat.fr/dossierleg/pjl03-420.html |
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Organe commun aux deux assemblées, lOffice
parlementaire dévaluation des politiques
de santé (OPEPS) a présenté ses deux
premiers rapports dinformation. Le premier, relatif
à la prévention du handicap chez lenfant,
souligne linsuffisance des statistiques, dont la
collecte est indispensable pour connaître les problèmes
rencontrés par les enfants handicapés jusquà six ans,
assurer le suivi des pathologies et adapter les moyens
de garde |
et daccueil.
Il préconise en conséquence de systématiser
les actions de dépistage et daméliorer
la prise en charge des handicaps.
Le second rapport fait le point sur le dépistage
organisé du cancer du sein et propose des moyens
de rendre la prévention plus accessible et plus
performante.
http://www.senat.fr/rap/r03-363/r03-363.html |
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Le Sénat a adopté en première lecture,
le 25 mai 2004, le projet de loi relatif aux assistants
maternels et aux assistants familiaux. La France est lun
des premiers pays à avoir adopté des règles
spécifiques pour les personnes qui accueillent
habituellement à leur domicile des mineurs, moyennant
rémunération. Ce texte présente un
double intérêt : dune part, il rénove
le statut juridique des assistants maternels, dautre
part, il améliore la qualité de laccueil
des mineurs qui leur sont confiés.La disposition
la plus symbolique est la séparation formelle du
métier |
dassistant
maternel non permanent, accueillant à la journée
des enfants confiés par leurs parents, et qui conserve
lappellation dassistant maternel, et du métier
dassistant maternel permanent, désormais
dénommés assistants familiaux, assumant
la garde denfants placés par laide
sociale à lenfance. En adoptant ce texte,
le Sénat a estimé que la plus grande professionnalisation
de ces deux métiers contribuerait à les
valoriser. Il s'agit en fait de remédier à
une crise de vocations qui est à l'origine,
dans certaines régions, d'une insuffisance criante
de l'offre, tant pour la garde de jeunes enfants que pour
le placement de mineurs en difficulté.
http://www.senat.fr/dossierleg/pjl03-201.html |
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La loi du 4 mai 2004 sinspire
des dispositions retenues par les partenaires sociaux
dans le cadre de la négociation collective : laccord
interprofessionnel signé en 2003, qui a consacré
le principe de la formation professionnelle tout au long
de la vie, et la Position commune prise par
les partenaires sociaux en 2001 pour renouveler le dialogue
social à tous les niveaux de la négociation.
Le Sénat a apporté à ce texte des
modifications importantes, en particulier pour clarifier
le droit applicable, donner un contenu au principe dégalité
daccès à la formation professionnelle
en faveur de certaines catégories de la population,
alléger les formalités imposées aux
petites et moyennes entreprises et introduire des dispositions
nouvelles relatives à la participation.
http://www.senat.fr/dossierleg/pjl03-133.html |
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