ARTICLE L. 822-12 DU CODE DE COMMERCE

M. le président. L'amendement n° 271, présenté par M. Mercier et les membres du groupe de l'Union centriste, est ainsi libellé :

« Après les mots : "des personnes morales qu'ils contrôlent," rédiger ainsi la fin du texte proposé par le II de cet article pour l'article L. 822-12 du code de commerce :

« moins de deux ans après la cessation de leurs fonctions. La même interdiction est applicable aux associés d'une société de commissaires aux comptes pour les personnes morales dont ils signent les comptes en tant que représentant de la société de commissaire aux comptes.

« Pendant ce même délai, ils ne peuvent exercer les mêmes fonctions dans les personnes morales qui contrôlent cette personne morale ou qui sont contrôlées par elle au sens des I et II de l'article L. 233-3. »

La parole est à Mme Jacqueline Gourault.

Mme Jacqueline Gourault. Cet amendement a pour objet d'alléger les contraintes imposées aux commissaires aux comptes pour devenir dirigeants des personnes morales qu'ils contrôlent.

Il s'agit de tenir compte du « vieillissement » de la législation de 1966 et de s'aligner sur des règles étrangères, celle des Etats-Unis, par exemple, ou des recommandations européennes, notamment celle du 16 mai 2002, qui sont moins contraignantes.

Ainsi, d'abord, le délai de l'interdiction serait réduit de cinq à deux ans.

Ensuite, l'interdiction serait applicable aux associés, mais plus aux actionnaires ou dirigeants de la société de commissaires aux comptes.

Enfin, l'interdiction d'être nommé dirigeant dans les sociétés contrôlées à au moins 10 % par la personne morale dont le commissaire aux comptes a certifié les comptes serait remplacée par une interdiction visant les seules sociétés du groupe.

M. le président. Quel est l'avis de la commission ?

M. Philippe Marini, rapporteur général. La commission est assez dubitative. Réduire le délai de l'interdiction à deux ans, c'est peut-être aller un peu loin, car cela paraît quand même bien bref.

L'un des points de l'amendement, auquel nous pourrions être sensibles concerne la portée de l'interdiction. Je vous renvoie d'ailleurs aux échanges précédents sur les personnes morales qui exercent le commissariat aux comptes. On interdit en effet - et c'est normal - aux commissaires aux comptes - personnes physiques - de prendre des fonctions dans la société contrôlée ou dans l'une des sociétés contrôlées.

Cet interdit concerne plus largement les associés d'une société de commissaires aux comptes même si cette société couvre de très nombreux domaines d'activités. L'ensemble de la clientèle de cette société de commissariat aux comptes, quel que soit l'associé, qu'il soit signataire ou non du dossier, est compris dans l'interdiction.

La commission souhaite entendre le Gouvernement sur les sujets abordés par l'amendement n° 271 et, plus généralement, sur le problème suivant : les normes qui ont été fixées du temps où le commissariat aux comptes s'entendait au sens de personnes physiques dans le cadre d'un exercice individuel peuvent-elles être maintenues telles quelles, alors que les firmes se sont structurées ?

Nous devons cependant veiller à rester cohérents avec nous-mêmes. Si l'on veut susciter la variété, retrouver de la concurrence dans ce monde trop cartellisé, peut-être les contraintes fortes dont nous nous plaignons aujourd'hui ne sont-elles pas de mauvais aloi. Car le groupe, le réseau bénéficient d'une force considérable. En contrepartie, les contraintes qui pèsent sur les associés cherchant à se reclasser dans le milieu des entreprises sont, elles aussi, considérables.

La commission propose ces pistes de réflexions, mais elle se prononcera selon l'avis du Gouvernement.

M. le président. Quel est donc l'avis du Gouvernement ?

M. Dominique Perben, garde des sceaux. Le Gouvernement, très réservé sur cet amendement, émet un avis défavorable.

Alors que nous examinons un texte intitulé « projet de loi de sécurité financière », limiter l'interdiction à deux ans me paraît totalement déraisonnable. Cela signifie qu'une personne initialement chargée de certifier des comptes deviendrait, deux ans après, dirigeant de la société qu'il a contrôlée : il y a là quelque chose de vraiment contradictoire. S'agissant des actionnaires, je pense que l'on peut en dire autant.

Je suis vraiment très défavorable à cet amendement qui nous ferait prendre un risque fort important. Nous donnerions là un mauvais signal aux observateurs et à tous ceux qui nous demandent de créer les conditions d'une plus grande sécurité financière et, donc, d'une plus grande crédibilité de nos règles de contrôle.

M. le président. Monsieur le rapporteur général, quel est, maintenant, l'avis de la commission ?

M. Philippe Marini, rapporteur général. Après avoir entendu le Gouvernement, je pense qu'il n'est pas possible de voter l'amendement tel qu'il a été présenté. Il serait préférable de le retirer.

M. le président. Madame Gourault, répondez-vous à la sollicitation de M. le rapporteur général ?

Mme Jacqueline Gourault. Je retire en effet cet amendement, monsieur le président.

M. le président. L'amendement n° 271 est retiré.

Je mets aux voix le texte proposé pour l'article L. 822-12 du code de commerce.

(Ce texte est adopté.)




ARTICLE L. 822-13 DU CODE DE COMMERCE

M. le président. Je mets aux voix le texte proposé pour l'article L. 822-13 du code de commerce.

(Ce texte est adopté.)




ARTICLE L. 822-14 DU CODE DE COMMERCE

M. le président. Je suis saisi de trois amendements qui peuvent faire l'objet d'une discussion commune.

L'amendement n° 239, présenté par M. Girod, est ainsi libellé :

« Rédiger comme suit le texte proposé par le II de cet article pour insérer un article L. 822-14 dans le code de commerce :

« Art. L. 822-14. _ Les personnes morales faisant appel public à l'épargne dont les comptes ne sont pas consolidés et celles visées à l'article L. 612-1, ainsi que les associations visées à l'article L. 612-4 dès lors que ces personnes font appel à la générosité publique, au sens de l'article 3 de la loi n° 91-772 du 7 août 1991 relative au congé de représentation en faveur des associations et des mutuelles et au contrôle des comptes des organismes faisant appel à la générosité publique, sont tenues de désigner deux commissaires aux comptes. »

L'amendement n° 356 rectifié bis, présenté par MM. Oudin, du Luart et Bourdin, est ainsi libellé :

Dans le premier alinéa du texte proposé par le II de cet article pour l'article L. 822-14 du code de commerce, remplacer les mots : "membre signataire", par les mots : "associé signataire". »

L'amendement n° 238, présenté par M. Girod, est ainsi libellé :

« Compléter le second alinéa du texte proposé par le II de cet article, pour insérer un article L. 822-14 dans le code de commerce par les mots :

« Au sens de l'article 3 de la loi n° 91-772 du 7 août 1991 relative au congé de représentation en faveur des associations et des mutuelles et au contrôle des comptes des organismes faisant appel à la générosité publique. »

L'amendement n° 239 n'est pas soutenu.

La parole est à M. Joël Bourdin, pour présenter l'amendement n° 356 rectifié bis.

M. Joël Bourdin. Cet amendement est un amendement de précision.

En effet, le dispositif proposé par l'article 65 du projet de loi pour l'article L. 822-14 du code de commerce interdit au commissaire aux comptes personne physique, ainsi qu'au membre signataire d'une société de commissaire aux comptes, de certifier pendant plus de six exercices consécutifs les comptes des personnes morales faisant appel public à l'épargne.

Cette interdiction s'étend à la certification des comptes des personnes morales ayant une activité économique et des associations dès lors que ces personnes font appel à la générosité publique

Cette disposition, entièrement nouvelle, signifie donc que, pour les personnes morales faisant appel public à l'épargne, il sera désormais obligatoire de changer de commissaire aux comptes signataire tous les six ans.

Compte tenu de l'importance de cette obligation, et pour être certain que cette disposition ne s'étend pas à l'ensemble des commissaires aux comptes d'une même société, il est proposé de préciser que l'obligation est imposée à « l'associé signataire » de la société de commissaires aux comptes, et non au « membre signataire », qui est un terme trop vague.

M. le président. L'amendement n° 238 n'est pas soutenu.

Quel est l'avis de la commission sur l'amendement n° 356 rectifié bis ?

M. Philippe Marini, rapporteur général. La commission n'est pas favorable à cet amendement, car l'expression « associé signataire » préjuge de l'organisation juridique des cabinets. Or l'obligation de rotation s'applique aux personnes physiques qui engagent leur responsabilité en signant les comptes, quel que soit leur statut juridique dans la société.

M. le président. Quel est l'avis du Gouvernement ?

M. Dominique Perben, garde des sceaux. Défavorable.

M. le président. Monsieur Bourdin, l'amendement n° 356 rectifié bis est-il maintenu ?

M. Joël Bourdin. Non, je le retire, monsieur le président.

M. le président. L'amendement n° 356 rectifié bis est retiré.

Je mets aux voix le texte proposé pour l'article L. 822-14 du code de commerce.

(Ce texte est adopté.)




ARTICLE L. 822-15 DU CODE DE COMMERCE

M. le président. L'amendement n° 240, présenté par M. Girod, est ainsi libellé :

« Compléter le texte proposé par cet article pour insérer un article L. 822-15 dans le code de commerce par un alinéa ainsi rédigé :

« Les commissaires aux comptes sont libérés du secret professionnel par rapport aux commissaires aux apports. »

Cet amendement n'est pas soutenu.

L'amendement n° 333 rectifié, présenté par MM. César, Bourdin, Bailly, Flandre et Emorine, est ainsi libellé :

« Compléter le texte proposé par le II de cet article pour insérer un article L. 822-15 dans le code de commerce par un alinéa ainsi rédigé :

« Ces dispositions s'appliquent également aux personnes exerçant leur activité au sein des organismes visés au troisième alinéa de l'article L. 612-1 du code de commerce. »

La parole est à M. Joël Bourdin.

M. Joël Bourdin. L'article 65 du projet de loi crée l'article L. 822-15 du code de commerce, qui lui-même prévoit la levée du secret professionnel entre les commissaires aux comptes de la personne morale consolidante et ceux des personnes morales consolidées.

Toutefois, cette disposition ne couvre pas certaines situations où d'autres professionnels que des commissaires aux comptes inscrits sont impliqués dans une certification des comptes.

C'est le cas d'une fédération de révision agréée : habilitée à certifier les comptes des coopératives agricoles en application de l'article L. 612-1 du code du commerce, elle peut être en situation de « co-commissariat » aux comptes lors d'une consolidation ou d'une combinaison de comptes de groupes coopératifs agricoles en vertu de l'article L. 524-6 du code rural.

Le présent amendement a pour seul objet de remédier à cette situation. Les sociétés coopératives agricoles sont en effet des sociétés sui generis régies par le code rural : leurs comptes sociaux, consolidés ou combinés, peuvent être certifiés soit par des commissaires aux comptes inscrits, soit par des fédérations de révisions agréées.

Les situations de co-commissariat aux comptes étant fréquentes, du fait de l'importance croissante des consolidations et des combinaisons, il est nécessaire de lever l'obligation de secret professionnel entre ces deux catégories d'intervenants pour que les contrôles puissent être réalisés avec la plus grande efficacité, en vue d'assurer une meilleure information et plus de transparence au bénéfice des associés.

M. le président. Quel est l'avis de la commission ?

M. Philippe Marini, rapporteur général. L'amendement dont le premier signataire est notre collègue Gérard César et qui vient d'être excellement présenté par Joël Bourdin part certainement d'un bon principe, mais on peut se demander quel sera l'avenir du système de révision des comptes des sociétés coopératives agricoles.

Ce système est en effet dérogatoire par rapport au droit commun et nous ne connaissons pas, du moins de façon précise, les intentions du ministre de l'agriculture en la matière.

Si la levée du secret professionnel semble a priori raisonnable, ne faut-il pas attendre de savoir à quoi s'en tenir sur les modalités du contrôle des comptes des sociétés coopératives agricoles ? Peut-être, M. le garde des sceaux nous apportera-t-il d'ailleurs quelques éléments d'information sur cet intéressant et délicat sujet.

M. le président. Quel est l'avis du Gouvernement ?

M. Dominique Perben, garde des sceaux. M. le rapporteur général a raison. Ce qui me gêne, dans l'amendement, c'est qu'il aborde une petite partie de la question, alors que, à l'évidence, la révision des comptes des coopératives constitue en elle-même un sujet à part entière.

Il serait plus prudent, me semble-t-il, que le ministre de l'agriculture et le Parlement se saisissent au fond de ce sujet pour le traiter globalement, au lieu de l'aborder de cette façon.

Par cet amendement, vous avez souhaité, monsieur Bourdin, attirer l'attention du Gouvernement sur la nécessité de traiter la question et, bien entendu, je me ferai votre interprète auprès du ministre de l'agriculture pour qu'il en soit ainsi. Ainsi, en liaison avec les parlementaires spécialistes en la matière, il sera possible d'avancer dans le sens d'une réforme globale.

La démarche sera plus constructive et surtout plus sûre. Si votre amendement est adopté et le dossier ouvert, il y aura sans doute une cinquantaine d'amendements à l'Assemblée nationale sur ce même sujet. Or il sera très difficile de traiter dans le cadre de ce texte relatif à la sécurité financière un problème spécifiquement agricole.

Je souhaite donc que M. Bourdin retire l'amendement.

M. le président. Monsieur Bourdin, l'amendement n° 333 rectifié est-il maintenu ?

M. Joël Bourdin. J'ai bien entendu M. le rapporteur général et M. le garde des sceaux : le sujet est en effet complexe et délicat. Il serait bon que nous connaissions les intentions du Gouvernement et, en particulier, celles du ministre de l'agriculture, mais, pour l'heure, j'accepte de retirer l'amendement.

M. le président. L'amendement n° 333 rectifié est retiré.

Je mets aux voix le texte proposé pour l'article L. 822-15 du code de commerce.

(Ce texte est adopté.)




ARTICLE L. 822-16 DU CODE DE COMMERCE

M. le président. Je suis saisi de deux amendements identiques.

L'amendement n° 124 est présenté par M. Marini, au nom de la commission des finances.

L'amendement n° 168 est déposé par M. Hyest, au nom de la commission des lois.

Ces deux amendements sont ainsi libellés :

« Dans le texte proposé par cet article pour insérer un article L. 822-16 dans le code de commerce, remplacer les mots : "sociétés faisant appel public à l'épargne" par les mots : "personnes faisant appel public à l'épargne". »

La parole est à M. le rapporteur pour avis.

M. Jean-Jacques Hyest, rapporteur pour avis. Il s'agit d'un amendement de précision. En visant « les sociétés » faisant appel public à l'épargne, le dispositif est restrictif. Il convient de viser l'ensemble des « personnes » qui font appel à l'épargne, comme c'est le cas dans toutes les dispositions du livre VIII.

M. le président. Quel est l'avis du Gouvernement ?

M. Dominique Perben, garde des sceaux. Favorable.

M. le président. Je mets aux voix les amendements identiques n°s 124 et 168.

(Les amendements sont adoptés.)

M. le président. Je mets aux voix, modifié, le texte proposé pour l'article L. 822-16 du code de commerce.

(Ce texte est adopté.)

M. le président. Je mets aux voix l'ensemble de l'article 65, modifié.

(L'article 65 est adopté.)

M. le président. La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

6

COMMUNICATION RELATIVE À LA CADUCITÉ

DE TEXTES SOUMIS AU SÉNAT

EN APPLICATION DE L'ARTICLE 88-4

DE LA CONSTITUTION

M. le président. M. le président du Sénat a reçu de M. le Premier ministre une communication, en date du 19 mars 2003, l'informant de la caducité des huit textes soumis en application de l'article 88-4 de la Constitution suivants :

N° E 1574. - Proposition de règlement du Conseil portant mode de gestion de contingents tarifaires pour certains poissons vivants et produits de la pêche originaires de Bulgarie.

N° E 1909. - Proposition de règlement du Conseil arrêtant les mesures autonomes et transitoires concernant l'importation de certains produits agricoles transformés originaires de Pologne.

N° E 1952. - Proposition de règlement du Conseil portant adoption de mesures autonomes concernant l'importation de poissons et de produits de la pêche originaires de la République de Hongrie.

N° E 1953. - Proposition de règlement du Conseil portant adoption de mesures autonomes concernant l'importation de poissons et de produits de la pêche originaires de la République de Slovénie.

N° E 1961. - Proposition de règlement du Conseil portant adoption de mesures autonomes concernant l'importation de poissons et de produits de la pêche originaires d'Estonie.

N° E 1969. - Proposition de règlement du Conseil portant adaptation de mesures autonomes concernant l'importation de poissons et de produits de la pêche originaires de la République de Pologne.

N° E 1970. - Proposition de règlement du Conseil portant adoption de mesures autonomes concernant l'importation de poissons et de produits de la pêche originaires de la République tchèque.

N° E 1983. - Proposition de règlement du Conseil portant adoption de mesures autonomes concernant l'importation de poissons et de produits de la pêche originaires de la République slovaque.

7

DÉPÔT DE PROJETS DE LOI

M. le président. J'ai reçu de M. le Premier ministre un projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française, d'une part, et le Gouvernement du Royaume de Belgique, le Gouvernement de la communauté française, le Gouvernement de la région wallonne et le Gouvernement flamand, d'autre part, sur la coopération transfrontalière entre les collectivités territoriales et organismes publics locaux.

Le projet de loi sera imprimé sous le n° 220 distribué et renvoyé à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le règlement.

J'ai reçu de M. le Premier ministre un projet de loi autorisant la ratification de la convention entre la République française et la Confédération suisse portant rectifications de la frontière entre les départements de l'Ain et de la Haute-Savoie et le canton de Genève.

Le projet de loi sera imprimé sous le n° 221, distribué et renvoyé à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le règlement.

8

TRANSMISSION D'UN PROJET DE LOI

M. le président. J'ai reçu, transmis par M. le Premier ministre, un projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, modifiant l'article 1-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications.

Le projet de loi sera imprimé sous le n° 219, distribué et renvoyé à la commission des affaires économiques et du Plan, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le règlement.

9

DÉPÔT DE RAPPORTS

M. le président. J'ai reçu de M. Jean-Jacques Hyest, Mme Annick Bocandé et M. René Trégouët, un rapport fait au nom de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, pour l'initiative économique (n° 170, 2002-2003).

Le rapport sera imprimé sous le n° 217, distribué.

J'ai reçu, de M. Alex Trük, un rapport fait au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale sur le projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, relatif à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel et modifiant la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés (n° 203, 2001-2002).

Le rapport sera imprimé sous le n° 218 et distribué.

10

ORDRE DU JOUR

M. le président. Voici quel sera l'ordre du jour de la prochaine séance publique, fixée à aujourd'hui, jeudi 20 mars 2003.

A dix heures :

1. Suite de la discussion du projet de loi (n° 166 rectifié, 2002-2003) de sécurité financière.

Rapport (n° 206, 2002-2003) de M. Philippe Marini, fait au nom de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la nation.

Avis (n° 207, 2002-2003) de M. Jean-Jacques Hyest, fait au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale.

Le délai limite pour le dépôt des amendements est expiré.

A quinze heures et, éventuellement, le soir :

2. Questions d'actualité au Gouvernement.

3. Suite de la discussion du projet de loi de sécurité financière.

Délais limites pour les inscriptions de parole

et pour le dépôt des amendements

Projet de loi modifiant l'article 1-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications (n° 219, 2002-2003).

Délai limite pour les inscriptions de parole dans la discussion générale : lundi 24 mars 2003, à dix-sept heures.

Délai limite pour le dépôt des amendements : lundi 24 mars 2003, à dix-sept heures.

Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, pour l'initiative économique (n° 170, 2002-2003).

Délai limite pour les inscriptions de parole dans la discussion générale : lundi 24 mars 2003, à dix-sept heures.

Délai limite pour le dépôt des amendements : lundi 24 mars 2003, à dix-sept heures.

Personne ne demande la parole ?...

La séance est levée.

(La séance est levée, le jeudi 20 mars 2003, à une heure cinq.)

Le Directeur

du service du compte rendu intégral,

MONIQUE MUYARD

NOMINATION DE RAPPORTEURS

COMMISSION DES AFFAIRES ÉCONOMIQUES :

M. Pierre Hérisson a été nommé rapporteur du projet de loi n° 219 (2002-2003), adopté par l'Assemblée nationale, modifiant l'article 1er-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications.

Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale

M. Henri de Richemont a été nommé rapporteur de sa proposition de loi n° 205 (2002-2003) relative à la dévolution du nom de famille.

Le Directeur du service du compte rendu intégral, DOMINIQUE PLANCHON

QUESTIONS ORALES REMISES À LA PRÉSIDENCE DU SÉNAT (Application des articles 76 à 78 du réglement)

Mesures en faveur du développement rural

215. - 19 mars 2003. - M. Dominique Mortemousque appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales sur les mesures qu'il envisage de prendre en faveur du développement rural. Dans une question orale du 17 décembre 2002, il s'était permis d'insister sur la nécessaire réorganisation des services publics en milieu rural dont le démantèlement lancinant risque de se traduire par un véritable abandon de nos communes et cantons ruraux. Le Gouvernement préparant actuellement un projet de loi afin de revitaliser l'espace rural, il souhaite savoir si l'attente exprimée en vue d'obtenir des services publics de qualité pour tous est bien envisagée et sous quelle forme, et s'il est tenu compte dans ce projet des services marchands. Il est en effet utile que l'ensemble des acteurs du monde rural soit soutenu dans une démarche active ; à cet égard, l'exemple de l'agriculture française, seconde exportatrice agro-alimentaire mondiale, a démontré durant ces quarante dernières années une efficacité, une solidarité entre différentes dimensions d'exploitations et un ancrage territorial pérenne. C'est dire l'importance de sa place dans un schéma attractif et participatif de développement rural.

ANNEXE AU PROCÈS-VERBAL

de la séance

du mercredi 19 mars 2003

SCRUTIN (n° 137)

sur l'amendement n° 307 présenté par M. Guy Fischer et les membres du groupe communiste, républicain et citoyen, tendant à insérer un article additionnel avant l'article 29 du projet de loi de sécurité financière (accès aux soins des personnes les plus démunies bénéficiant de l'AME).

Nombre de votants :314Nombre de suffrages exprimés :306Pour : 106Contre : 200Le Sénat n'a pas adopté.

ANALYSE DU SCRUTIN

GROUPE COMMUNISTE RÉPUBLICAIN ET CITOYEN (23) :

Pour : 23.

GROUPE DE L'UNION CENTRISTE (27) :

Contre : 27.

GROUPE DU RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN (17) :

Contre : 9.

Abstentions : 8. _ MM. Nicolas Alfonsi, Jean-Michel Baylet, André Boyer, Yvon Collin, Gérard Delfau, Rodolphe Désiré, François Fortassin et Dominique Larifla.

GROUPE SOCIALISTE (83) :

Pour : 83.

GROUPE UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (166) :

Contre : 164.

N'ont pas pris part au vote : 2. _ M. Christian Poncelet, président du Sénat, et M. Adrien Gouteyron, qui présidait la séance.

Sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (5) :

N'ont pas pris part au vote : 5.

Ont voté pour

Michèle André

Bernard Angels

Henri d'Attilio

Bertrand Auban

François Autain

Jean-Yves Autexier

Robert Badinter

Marie-Claude Beaudeau

Marie-France Beaufils

Jean-Pierre Bel

Jacques Bellanger

Maryse Bergé-Lavigne

Jean Besson

Pierre Biarnès

Danielle Bidard-Reydet

Marie-Christine Blandin

Nicole Borvo

Didier Boulaud

Yolande Boyer

Robert Bret

Claire-Lise Campion

Jean-Louis Carrère

Bernard Cazeau

Monique Cerisier-ben Guiga

Gilbert Chabroux

Michel Charasse

Gérard Collomb

Yves Coquelle

Raymond Courrière

Roland Courteau

Yves Dauge

Annie David

Marcel Debarge

Jean-Pierre Demerliat

Michelle Demessine

Evelyne Didier

Claude Domeizel

Michel Dreyfus-Schmidt

Josette Durrieu

Bernard Dussaut

Claude Estier

Guy Fischer

Thierry Foucaud

Jean-Claude Frécon

Bernard Frimat

Charles Gautier

Jean-Pierre Godefroy

Jean-Noël Guérini

Claude Haut

Odette Herviaux

Alain Journet

Yves Krattinger

André Labarrère

Philippe Labeyrie

Serge Lagauche

Roger Lagorsse

Gérard Le Cam

André Lejeune

Louis Le Pensec

Claude Lise

Paul Loridant

Hélène Luc

Philippe Madrelle

Jacques Mahéas

Jean-Yves Mano

François Marc

Jean-Pierre Masseret

Marc Massion

Josiane Mathon

Pierre Mauroy

Louis Mermaz

Gérard Miquel

Michel Moreigne

Roland Muzeau

Jean-Marc Pastor

Guy Penne

Daniel Percheron

Jean-Claude Peyronnet

Jean-François Picheral

Bernard Piras

Jean-Pierre Plancade

Danièle Pourtaud

Gisèle Printz

Jack Ralite

Daniel Raoul

Paul Raoult

Daniel Reiner

Ivan Renar

Roger Rinchet

Gérard Roujas

André Rouvière

Michèle San Vicente

Claude Saunier

Michel Sergent

René-Pierre Signé

Jean-Pierre Sueur

Simon Sutour

Odette Terrade

Michel Teston

Jean-Marc Todeschini

Pierre-Yvon Tremel

André Vantomme

Paul Vergès

André Vezinhet

Marcel Vidal

Henri Weber

Ont voté contre

Nicolas About

Jean-Paul Alduy

Jean-Paul Amoudry

Pierre André

Philippe Arnaud

Jean Arthuis

Denis Badré

Gérard Bailly

José Balarello

Gilbert Barbier

Bernard Barraux

Jacques Baudot

Michel Bécot

Claude Belot

Daniel Bernardet

Roger Besse

Laurent Béteille

Joël Billard

Claude Biwer

Jean Bizet

Jacques Blanc

Paul Blanc

Maurice Blin

Annick Bocandé

Didier Borotra

Joël Bourdin

Brigitte Bout

Jean Boyer

Jean-Guy Branger

Gérard Braun

Dominique Braye

Paulette Brisepierre

Louis de Broissia

Jean-Pierre Cantegrit

Jean-Claude Carle

Ernest Cartigny

Auguste Cazalet

CharlesCeccaldi-Raynaud

Gérard César

Jacques Chaumont

Jean Chérioux

Marcel-Pierre Cleach

Jean Clouet

Christian Cointat

Gérard Cornu

Jean-Patrick Courtois

Robert Del Picchia

Fernand Demilly

Christian Demuynck

Marcel Deneux

Gérard Dériot

Yves Detraigne

Eric Doligé

Jacques Dominati

Michel Doublet

Paul Dubrule

Alain Dufaut

André Dulait

Ambroise Dupont

Jean-Léonce Dupont

Hubert Durand-Chastel

Louis Duvernois

Daniel Eckenspieller

Jean-Paul Emin

Jean-Paul Emorine

Michel Esneu

Jean-Claude Etienne

Pierre Fauchon

Jean Faure

Françoise Férat

André Ferrand

Hilaire Flandre

Gaston Flosse

Alain Fouché

Jean-Pierre Fourcade

Bernard Fournier

Serge Franchis

Philippe François

Jean François-Poncet

Yves Fréville

Yann Gaillard

René Garrec

Christian Gaudin

Jean-Claude Gaudin

Philippe de Gaulle

Gisèle Gautier

Patrice Gélard

André Geoffroy

Alain Gérard

François Gerbaud

Charles Ginésy

Francis Giraud

Paul Girod

Daniel Goulet

Jacqueline Gourault

Alain Gournac

Francis Grignon

Louis Grillot

Georges Gruillot

Charles Guené

Michel Guerry

Hubert Haenel

Emmanuel Hamel

Françoise Henneron

Marcel Henry

Pierre Hérisson

Daniel Hoeffel

Jean-François Humbert

Jean-Jacques Hyest

Pierre Jarlier

Bernard Joly

Jean-Marc Juilhard

Roger Karoutchi

Joseph Kergueris

Christiande La Malène

Jean-Philippe Lachenaud

Pierre Laffitte

Lucien Lanier

Jacques Larché

Gérard Larcher

André Lardeux

Patrick Lassourd

Robert Laufoaulu

René-Georges Laurin

Jean-René Lecerf

Dominique Leclerc

Jacques Legendre

Jean-FrançoisLe Grand

Serge Lepeltier

Philippe Leroy

Marcel Lesbros

Valérie Létard

Gérard Longuet

Jean-Louis Lorrain

Simon Loueckhote

Roland du Luart

Brigitte Luypaert

Max Marest

Philippe Marini

Pierre Martin

Jean-Louis Masson

Serge Mathieu

Michel Mercier

LucetteMichaux-Chevry

Jean-Luc Miraux

Louis Moinard

René Monory

Aymeride Montesquiou

Dominique Mortemousque

Georges Mouly

Bernard Murat

Philippe Nachbar

Paul Natali

Philippe Nogrix

Nelly Olin

Joseph Ostermann

Georges Othily

Jacques Oudin

Monique Papon

Anne-Marie Payet

Michel Pelchat

Jacques Pelletier

Jean Pépin

Jacques Peyrat

Xavier Pintat

Bernard Plasait

Jean-Marie Poirier

Ladislas Poniatowski

André Pourny

Jean Puech

Henri de Raincourt

Victor Reux

Charles Revet

Henri Revol

Henri de Richemont

Philippe Richert

Yves Rispat

Josselin de Rohan

Roger Romani

Janine Rozier

Bernard Saugey

Jean-Pierre Schosteck

Bruno Sido

Daniel Soulage

Louis Souvet

Michel Thiollière

Henri Torre

René Trégouët

André Trillard

François Trucy

Maurice Ulrich

Jacques Valade

André Vallet

Jean-Marie Vanlerenberghe

Alain Vasselle

Jean-Pierre Vial

Xavier de Villepin

Serge Vinçon

Jean-Paul Virapoullé

François Zocchetto

Abstentions

Nicolas Alfonsi, Jean-Michel Baylet, André Boyer, Yvon Collin, Gérard Delfau, Rodolphe Désiré, François Fortassin et Dominique Larifla.

N'ont pas pris part au vote

Philippe Adnot, Philippe Darniche, Sylvie Desmarescaux, Bernard Seillier, Alex Türk, Christian Poncelet, président du Sénat, et Adrien Gouteyron, qui présidait la séance.

Les nombres annoncés en séance avaient été de :

Nombre de votants : 315Nombre des suffrages exprimés :307Majorité absolue des suffrages exprimés :154Pour : 106Contre : 201Mais, après vérification, ces nombres ont été rectifiés conformément à la liste ci-dessus.