Allez au contenu, Allez à la navigation

MOUSTIER Desle-Marie-René-François-Lionel

Ancien sénateur du Second Empire

  • IInd Empire

    Ancien sénateur du
    Second Empire

Election

  • Elu le 17 décembre 1868
  • Fin de mandat le 5 février 1869

Autres mandats

  • Assemblée nationale du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851

Postes ministériels

  • Ministre des Affaires Etrangères du 1er septembre 1866 au 17 décembre 1868

Extraits de la table nominative :

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)

avant 1889

MOUSTIER (DESLE-MARIE-RENÉ-FRANÇOIS LIONEL, MARQUIS DE), représentant

en 1849, sénateur du Second Empire et ministre, né à Paris, le 23 août 1817, mort à Paris le 5 février 1869, fut, sous Louis-Philippe, membre du conseil général du Doubs. Élu, le 13 mai 1849, représentant de ce département à l'Assemblée législative par les conservateurs- monarchistes, avec 23,049 voix (52,664 votants et 81,875 inscrits), sur la même liste que Montalembert son parent par alliance, il siégea à droite, s'associa aux votes de la majorité pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, continua de soutenir la politique de l'Élysée jusqu'après le coup d'État du 2 décembre, fut nommé membre de la Commission consultative, mais donna peu après sa démission. Le 10 mars 1853, il fut appelé au poste de ministre plénipotentiaire à Berlin, et contribua à maintenir la Prusse dans la neutralité lors de la guerre de Crimée. De là, il passa ambassadeur à Vienne (1859), puis à Constantinople (28 août 1861). A la suite des événements d'Allemagne, en 1866, M, de Moustier reçut, en remplacement de M. Drouyn de Lhuys (1er septembre), le portefeuille des Affaires étrangères. Il eut à régler durant son passage au pouvoir l'affaire du Luxembourg avec la Prusse, s'efforça, dans la question romaine, de faire respecter la convention du 15 septembre, et opposa aux concessions proposées par le général Menabrea, président du conseil italien, une fin de non-recevoir absolue; toutefois il se montra disposé à soumettre le règlement de la question italienne à un Congres ; mais ce projet n'aboutit pas. Comme ministre, M. de Moustier défendit sa politique au parlement dans un langage élégant et mesure; au Sénat, il répondit au cardinal de Bonnechose et au baron Dupin que le gouvernement maintiendrait à la fois les droits du pape et l'unité de l'Italie. Sa santé se trouvant assez gravement compromise, il quitta le pouvoir en décembre 1868, et, le 17 du même mois, fut nommé sénateur. Il soutint de ses votes à la Chambre haute le régime impérial, et mourut le 5 février 1869. Le marquis de Moustier avait épousé Mlle de Mérode, nièce du comte de Mérode, homme d'État belge. Il a eu de ce mariage deux filles dont l'une a épousé le marquis de Marmier. Grand-croix de la Légion d'honneur (1867).

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Pour toute remarque, veuillez contacter : anciens-senateurs@senat.fr

Photo de M. Desle-Marie-René-François-Lionel MOUSTIER, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 23 août 1817
Décédé le 5 février 1869
Profession
Diplomate
  • Mis à jour le 15 janvier 2019