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PRÉVAL Claude-Antoine

Ancien sénateur du Second Empire

  • IInd Empire

    Ancien sénateur du
    Second Empire

Election

  • Elu le 26 janvier 1852
  • Fin de mandat le 19 janvier 1853

Autres mandats

  • Chambre des Pairs du 3 octobre 1837 au 24 février 1848

Extraits de la table nominative :

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)

avant 1889

PRÉVAL (CLAUDE-ANTOINE, VICOMTE DE), pair de France, sénateur du Second Empire, né à Salins (Jura) le 6 novembre 1776, mort à Paris le 19 janvier 1853, « fils de Claude-Antoine Préval, officier du régiment d'Enghien, et de Louise Paget, son épouse », reçut; le 2 septembre 1789, le brevet de sous-lieutenant au régiment d'Enghien, à 13 ans, grâce à la substitution de l'acte de naissance de son frère au sien, irrégularité qui ne fut rectifiée qu'en 1831. Capitaine d'artillerie en l'an II, il servit sous Gouvion-Saint-Cyr à l'armée du Rhin, passa à l'état-major de Moreau puis, en 1799, devint, à l'armée d'Italie, adjudant-général de Delmas, de Joubert et de Suchet. Les services qu'il rendit alors, à Novi particulièrement, le firent proposer pour le grade de général de brigade mais il tut, au préalable et sur sa demande, mis à la tête du 1er cuirassiers en 1801; ce régiment fut le seul qui ne se mutina pas lors de la révolte de Turin. Sa promotion fut cependant retardée, car il fut compromis dans le procès de Moreau et refusa d'être rapporteur de la commission militaire chargée de juger le duc d'Enghien. Officier de la Légion d'honneur du 19 frimaire an XII, il fit les campagnes de 1805 et de 1806, dans le corps d'armée de Lannes, assista à Austerlitz et à Iéna, et fut nommé général de brigade quelques jours après, le 31 décembre 1806. Créé baron de l'Empire le 7 juin 1808, et appelé aux fonctions d'inspecteur de cavalerie à l'intérieur, il entra au conseil d'Etat le 8 février 1810, devint chef d'état-major de Kellermann après la retraite de Russie, et reçut le commandement d'un corps de cavalerie de nouvelle organisation avec lequel il défendit Hanau et couvrit Francfort, lors de la retraite de l'armée française sur le Rhin à la fin de 1813. La Restauration le nomma lieutenant-général (10 mai 1814), et membre du conseil supérieur de la guerre. Aux Cent Jours, il devint chef du bureau des troupes au ministère de la Guerre, fonctions qu'il conserva jusqu'en octobre 1815. Nommé ensuite inspecteur général de cavalerie en 1817, lieutenant-général commandant dans la garde royale, et créé vicomte le 29 mai 1818, il fut destitué à la chute du ministère Decazes (février 1820), dont son protecteur Gouvion-Saint-Cyr faisait partie, et se retira dans ses propriétés près de Blois. Rappelé en 1828 au conseil supérieur de la guerre, mis en disponibilité en 1830, nommé par Soult directeur de la cavalerie le 7 décembre de cette dernière année, et conseiller d'Etat en 1831, il devint, en 1833, président du comité de l'infanterie et de la cavalerie; mais il abandonna ces fonctions à la chute du duc de Dalmatie en 1834. Pair de France le 3 octobre 1837, président de la section de la guerre et de la marine au conseil d'Etat en novembre suivant, grand-croix de la Légion d'honneur le 25 mai 1843, il fut mis à la retraite d'office, comme général de division, le 8 juin 1848, se rallia, après le 10 décembre, au prince Louis-Napoléon, qui l'appela à la Commission consultative après le coup d'Etat de décembre, et le fit entrer au Sénat à la création, le 26 janvier 1852. Le général de Préval mourut peu de temps après. On a de lui : Projet de règlement de service pour les armées françaises, tant en campagne que sur le pied de paix (1812, 1827, converti en ordonnance royale le 2 mai 1832); Mémoire sur l'organisation de la cavalerie et sur l'administration des corps (1816); Règlement provisoire sur le service intérieur des troupes à cheval (1816, converti en ordonnance royale en 1818); Du service des armées en campagne (1827); Mémoires sur l'avancement militaire et sur les matières qui s'y rapportent (1342); Sur le recrutement et sur le remplacement 1848); Mémoire sur le commandement en chef des troupes (1851) ; M. de Préval a aussi collaboré au Spectateur militaire.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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Le Sénat vers 1870
Etat-civil
Né le 6 novembre 1776
Décédé le 19 janvier 1853
Profession
Général
  • Mis à jour le 15 janvier 2019