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TOTOLEHIBE Félix

Ancien sénateur de Madagascar

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 19 décembre 1948
  • Fin de mandat le 2 février 1951 (Décédé)

Extraits de la table nominative :

1949 , 1950 , 1951

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

TOTOLEHIBE (Félix)

Né vers 1909 à Mandritsara (Madagascar)

Décédé le 1er février 1951 à Analava (Madagascar)

Sénateur de Madagascar de 1948 à 1951

Né au Nord de Madagascar vers 1909 dans le district de Mandritsara, Félix Totolehibe appartient à l'ethnie omis. Il fait de si brillantes études à l'école normale Le Myre de Vilers de Tananarive qu'il devient rapidement professeur. Exempté en 1939, il ne participe pas aux combats durant le second conflit mondial.

Convaincu que le développement social et politique de la Grande-Ile dépend de la résolution du problème de l'enseignement malgache, il entre en politique. Ancien membre du comité directeur du Parti des déshérités de Madagascar (Padesm), à dominante catholique et côtière, Félix Totolehibe, passé à l'Union démocratique côtière pour lutter contre la prédominance des Hovas, accède à la vice-présidence de l'Assemblée provinciale de Mazunga et de l'Assemblée représentative de Madagascar en janvier 1947.

Récemment nommé professeur assistant principal de troisième classe et officier d'académie, il est candidat sans succès aux législatives du 10 novembre 1946 et aux élections pour le deuxième collège au Conseil de la République le 4 avril 1947. La liste Padesm, qu'il conduit alors, subit en effet la concurrence du Mouvement démocratique de la révolution malgache (MDRM) dont les trois élus pourtant, incarcérés au lendemain de l'insurrection qui vient d'embraser la Grande-Ile puis condamnés par la cour criminelle de Tanarive en octobre 1948, ne siègeront pas à la Haute Assemblée.

Félix Totolehibe reprend alors sa revanche aux élections au Conseil de la République du 24 décembre 1948 toujours en tête de la liste Padesm qui remporte cette fois, dans la deuxième section, les trois sièges à pourvoir.

A son arrivée à la Haute Assemblée le 8 février 1949, date de la validation de son élection, le sénateur du Madagascar adhère au groupe des républicains indépendants. Il sera par ailleurs nommé membre de la commission de l'éducation nationale le 17 janvier 1950.

Dans la proposition de résolution tendant au développement et à l'unification de l'enseignement malgache qu'il dépose dès le 28 juin 1949, Félix Totolehibe s'élève contre la dualité de l'enseignement : d'une part, l'enseignement européen, identique à celui qui est donné en France ; d'autre part, l'enseignement indigène, d'un niveau plus bas et qui ne peut ouvrir les mêmes possibilités ni permettre l'accès aux postes de direction. Considérant que ce double régime est à la base de l'inégalité sociale entre Européens et Malgaches, il déclare, le 7 juillet 1949, dans la discussion sur le budget des dépenses militaires : « il faut tout simplement revoir notre organisation de façon que les indigènes puissent devenir des chefs ». Il aura la satisfaction de voir sa résolution adoptée par le Conseil de la République le 16 mars 1950.

A l'occasion du débat sur les conditions de levée d'immunité parlementaire, il revient le 13 juillet 1949 sur les sanglants affrontements de 1947 et affirme les sentiments des populations malgaches en proclamant : « Nous, nous tenons à rester Français ! ». Enfin, au cours de la séance du 28 février 1950, Félix Totolehibe approuve le projet de loi accordant des subventions au FIDES et au FIDOM. Il répond au communiste Jean Primet, qui contestait la validité de son élection en l'accusant d'avoir profité de la dissolution du MDRM et du soutien du gouvernement pour entrer au Conseil de la République : « à Madagascar, les élus des Malgaches, même s'ils ne sont pas de votre parti, sont aussi des Malgaches ».

C'est là sa dernière intervention au Palais du Luxembourg puisque la maladie finit par l'emporter à Analava le 1er févier 1951 ; le président Gaston Monnerville prononcera son éloge funèbre le 6 février 1951.

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Le Sénat vers 1950
Appartenance politique
Groupe des Républicains Indépendants
Etat-civil
Né en 1909
Décédé le 1er février 1951
Profession
Professeur
Département
Madagascar