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VENDEGOU Hilarion

Ancien sénateur de la Nouvelle-Calédonie

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 2011
  • Fin de mandat le 1er octobre 2017 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication
  • Membre du Groupe Les Républicains
  • Membre de la délégation sénatoriale aux outre-mer

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


VENDEGOU (Hilarion)

Né le 4 septembre 1941 à L'Île des Pins (Nouvelle-Calédonie)

Décédé le 11 janvier 2020 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)

Sénateur de la Nouvelle-Calédonie de 2011 à 2017

Hilarion Tumi Vendegou voit le jour le 4 septembre 1941 sur l'Île des Pins, territoire insulaire situé au sud-est de la Nouvelle-Calédonie dont elle dépend. Héritier de la dynastie des Vendegou, lignée de grands-chefs à l'Île des Pins, il est le troisième fils de Barthélémy K. Vendegou, grand-chef de 1927 à 1974. H. Vendegou devient instituteur et enseigne durant dix ans sur la Grande Terre, l'île principale de la Nouvelle-Calédonie, successivement à Moindou, Hienghène et Koné.

C'est dans cette dernière commune, chef-lieu de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie, qu'il débute une carrière politique. En 1970, il est élu conseiller municipal de Koné sous l'étiquette de l'Union calédonienne. La disparition de son père en 1974 le conduit à quitter la Grande Terre et à rentrer sur l'Île des Pins. H. Vendegou est intronisé grand-chef en 1979.

Il oeuvre alors pour le développement de l'Île des Pins, tout en militant pour l'attachement de la Nouvelle-Calédonie à la France. Anti-indépendantiste, il adhère au Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR), fondé en 1977 par Jacques Lafleur. C'est sous les couleurs du RPCR qu'il devient conseiller municipal de son territoire natal en 1983. Élu maire de l'Île des Pins en 1989, il est le premier à exercer ce mandat avec la fonction de grand-chef, réunissant à la fois l'autorité d'élu de la République française et celle de la coutume ancestrale. Reconduit à trois reprises, H. Vendegou administre l'Île des Pins jusqu'en 2014. Il s'efforce notamment d'y développer le tourisme. Il est, en outre, élu à l'Assemblée de la Province Sud et au Congrès de la Nouvelle-Calédonie de 2009 à 2011, sous l'étiquette du Rassemblement-UMP, nouveau nom du RPCR, désormais associé à l'Union pour un mouvement populaire (UMP).

H. Vendegou se porte candidat aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011 avec l'investiture du Rassemblement-UMP. Après avoir réuni 232 des 501 suffrages exprimés au premier tour, il est élu avec 238 des 501 suffrages exprimés au second tour. Il devient sénateur de la Nouvelle-Calédonie à l'âge de soixante-dix ans. Afin de se conformer aux dispositions relatives à la limitation du cumul des mandats, il renonce à son siège à l'Assemblée de la Province Sud et au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Le second siège sénatorial, obtenu à l'occasion de ce scrutin pour la première fois par la Nouvelle-Calédonie, est remporté également au second tour par son colistier Pierre Frogier, député, président du Rassemblement-UMP et de l'Assemblée de la Province Sud, élu avec 240 voix.

Au Palais du Luxembourg, le sénateur siège au groupe de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) (2011-2015) puis de celui des Républicains (2015-2017). Membre de la commission de la culture (2011-2017), il appartient aussi à la délégation sénatoriale aux outre-mer (2011-2017) et au Comité national de l'initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR) (2014-2017).

Au cours de son mandat de sénateur, il cosigne avec P. Frogier deux textes relatifs à la Nouvelle-Calédonie. Le premier, une proposition de loi constitutionnelle déposée en 2014, vise à modifier l'article 77 de la Constitution concernant la composition du corps électoral appelé à élire les membres des assemblés délibérantes de la Nouvelle-Calédonie et des provinces. Le second, une proposition de loi organique déposée en 2015, tend à permettre à chaque membre du Gouvernement calédonien de pouvoir demander avant la réunion du Gouvernement l'inscription à son ordre du jour de toute question relevant de la compétence de la Nouvelle-Calédonie. H. Vendegou cosigne également, en 2015, une proposition de résolution tendant à créer une commission d'enquête sur le fonctionnement, la gestion et les orientations de l'Agence de l'outre-mer pour la mobilité.

Lors des séances de questions orales, il interroge notamment, en octobre 2012, le ministre des Outre-mer sur le coût de la vie en Nouvelle-Calédonie, « préoccupation majeure des habitants de la Grande Terre » et « davantage encore pour les îliens1 », en raison des prix des produits de première nécessité et de ceux du fret et des transports maritimes et aériens. La même année, il exprime ses inquiétudes à propos de la situation de l'enseignement en Nouvelle-Calédonie, formulant le souhait que l'État continue à y affecter les titulaires du CAPES et les agrégés. En février 2013, le sénateur interroge le ministre de l'Intérieur sur les moyens dévolus à la lutte contre la délinquance chez les jeunes calédoniens. En juin 2013, il demande au ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des Finances, chargé du Budget, que soit maintenue la défiscalisation dans le secteur des travaux publics, du bâtiment et du logement social.

Il approuve la loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne le mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro (2012), la loi relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme (2012), la loi interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur (2014), la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République en 2015 et les cinq lois prorogeant l'application de l'état d'urgence (2015 et 2016). Le sénateur vote contre la loi relative à la création de la Banque publique d'investissement (2012) et s'abstient sur la loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes en 2014.

En raison de la loi de février 2014 sur le non-cumul des fonctions exécutives locales avec un mandat parlementaire, H. Vendegou choisit de ne pas se représenter aux élections sénatoriales du 24 septembre 2017. Il se consacre dès lors à son mandat de maire de l'Île des Pins jusqu'à la fin de sa vie. L'élu calédonien l'avait perdu en mars 2014, battu par Sarah Vendegou, candidate indépendantiste de l'Union calédonienne-Front de libération nationale kanak et socialiste mais l'avait retrouvé dès décembre 2015 après l'organisation d'élections municipales partielles provoquées par une série de démissions de conseillers municipaux. H. Vendegou préside ainsi aux destinées de l'Île des Pins de 1989 à 2014 puis de 2015 à 2020. Il siège par ailleurs de nouveau, de 2015 à 2020, à l'Assemblée de la Province Sud et au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.

Il s'éteint le 11 janvier 2020, à l'âge de soixante-dix-huit ans, à Nouméa.

1 : Journal officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 2 octobre 2012, p. 3388.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

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Photo de M. Hilarion VENDEGOU, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Les Républicains
Etat-civil
Né le 4 septembre 1941
Décédé le 11 janvier 2020
Profession
Instituteur
Département
Nouvelle-Calédonie