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Le cadre juridique de la campagne sénatoriale
Le code électoral et la jurisprudence du Conseil Consitutionnel fixent le cadre juridique de la campagne sénatoriale Dossier de presse du Ministère de l'intérieur et Mémento à l'usage du candidat Les règles applicables :Outre le code électoral, le mémento à l'usage du candidat du ministère de l'intérieur détaille les règles pratiques applicables à l'élection : forme et délais de la déclaration de candidature, de la campagne, et déroulement matériel du scrutin. Les questions écrites posées par les sénateurs et les réponses du ministère de l'intérieur apportent un éclairage juridique ou pratique sur la règlementation ou le déroulement des élections sénatoriales. Consultez les questions des sénateurs et les réponses apportées par le Gouvernement. La jurisprudence du juge de l'élection sénatoriale :Depuis 1958, le Conseil constitutionnel a procédé à 5 reprises seulement à l'annulation d'une élection sénatoriale, en 1959, 1995, 1996, 2002 et 2004. Lors du renouvellement sénatorial de 2004, le Conseil Constitutionnel a été saisi de 20 réclamations portant sur 14 circonscriptions, soit 42 % des circonscriptions concernées par le renouvellement. En 2001, le Conseil avait été saisi de 14 requêtes portant sur 8 circonscriptions. Il résulte des décisions du Conseil constitutionnel que les candidats aux élections sénatoriales ne sont pas soumis à l'obligation de déposer un compte de campagne retraçant leurs recettes et leurs dépenses. Toutefois, l'article L. 308-1 du code électoral leur rend applicable le deuxième alinéa de l'article L. 52-8 du même code qui interdit aux personnes morales, à l'exception des partis ou des groupements politiques, de participer au financement de leur campagne. La méconnaissance de cette disposition ne justifie l'annulation de l'élection que lorsque l'octroi de tels avantages a entraîné une rupture d'égalité entre candidats ayant altéré la sincérité du scrutin (8 novembre 2001, n° 2001-2594/ 2595/ 2596, Sénat, Moselle). Le Conseil Constitutionnel considère que les avantages doivent d'abord être établis. Le juge a estimé en 2004 que ce n'était pas le cas du financement par un département et par une commune, d'un petit déjeuner et d'un déjeuner auxquels auraient été conviés le jour du scrutin certains électeurs sénatoriaux (décisions n° 2004-3387 du 25 novembre 2004, Sénat, Seine-Maritime ; n° 2004-3391 du 25 novembre 2004, Sénat, Saône-et-Loire). Les avantages doivent ensuite constituer des instruments de propagande électorale. Tel n'a pas été considéré être le cas :
Les décisions rendues par le Conseil constitutionnel (sur le site du Conseil Constitutionnel) donnent aussi des réponses aux questions pratiques que peut se poser un candidat, comme par exemple :
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