Monsieur le Premier ministre,
Messieurs les Sénateurs, Chers Collègues,
Madame l'Ambassadeur,
Monsieur l'Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Laissez-moi d'abord vous dire ma joie de vous accueillir à la Présidence du
Sénat, vous-même et votre délégation, Monsieur le Premier ministre, dix
jours seulement après l'entrée officielle de l'Estonie dans l'Union
européenne.
Il y a un peu plus de quinze jours, le 22 avril, j'avais le plaisir de
recevoir à cette même table votre ambassadeur, ici présent, ainsi que ses
neuf autres collègues des nouveaux membres de l'Union européenne.
On ne dira jamais assez, Monsieur le Premier ministre, combien cet événement
est historique, fondateur, et porteur d'espoir.
Vous êtes jeune, Monsieur le Premier ministre, mais pour ceux qui, plus âgés,
ont connu la seconde guerre mondiale, cet élargissement constitue une garantie
supplémentaire pour la paix de notre continent, cet acquis essentiel de l'Union
européenne.
Ces retrouvailles de l'Europe avec elle-même, qui font du mur de Berlin et du
rideau de fer un lointain et mauvais souvenir, une sinistre parenthèse, n'ont
été possibles que grâce aux efforts et aux sacrifices permanents des peuples
et des gouvernements de nos nouveaux « confrères » européens.
Je sais bien, Monsieur le Premier ministre, que parmi les dix nouveaux Etats
membres, l'Estonie fait figure d'exemple, tant les Estoniens ont su
rapidement adapter leur économie, leur gestion, leur droit, et pour tout dire,
leurs habitudes à ce qu'exigeaient les critères -exigeants- d'entrée
dans l'Union européenne.
Votre entrée dans la grande famille européenne sera, j'en suis sûr, un
atout supplémentaire pour le développement de nos relations bilatérales, déjà
denses.
Politiquement, point n'est besoin d'insister sur l'excellence de nos
rapports, qu'atteste votre présence à Paris aujourd'hui.
Economiquement, nos échanges n'ont cessé de croître, à un rythme soutenu,
ces trois dernières années, même si je ne vous cacherai pas qu'ils ne me
semblent pas avoir atteint le niveau de nos bonnes relations politiques. Entre
amis, point de cérémonie ! Il est donc temps que nos entrepreneurs
suivent notre exemple, même si nous n'avons évidemment pas d'instructions
à leur donner. Mais rien n'interdit de les conseiller !
Culturellement, enfin, beaucoup de choses nous rapprochent et je me réjouis des
efforts récents de votre gouvernement pour l'apprentissage du français par
les fonctionnaires estoniens. Pourvu que ça dure et que leurs cadets suivent ce
bon exemple !
Mais je m'attarde et vous avez faim. Je voudrais simplement lever maintenant
mon verre à l'amitié entre nos peuples.
Vive l'Estonie !
Vive la France !
Vive l'amitié franco-estonienne !
Et vive l'Europe !