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Allocution de M. Christian PONCELET, Président du Sénat, à l'occasion des Trophées du Dialogue et de l'engagement

Mercredi 29 Octobre 2003   


Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs,
Cher Jean-François Chantaraud,

Soyez les bienvenus au Sénat, dans cette Maison de la République, qui est donc par définition la vôtre, pour cette cérémonie de remise des Trophées du Dialogue et de l'engagement.

Mon emploi du temps me conduira à vous quitter dans les toutes prochaines minutes, mais j'ai tenu à être à vos côtés ce soir.

Si les mots ont un sens, je veux d'emblée vous dire que je suis particulièrement heureux d'accueillir cette initiative au Sénat et qu'avec Jean-François Chantaraud, nous nous connaissons bien.

Dès mon élection à la Présidence du Sénat en 1998, j'ai en effet souhaité rapprocher le législateur du monde économique, en imaginant et en organisant une formule de stages des sénateurs en entreprise.

Venu du syndicalisme, où il m'a été donné, c'était dans une autre vie, de militer à la CFTC, j'ai depuis appris à mieux connaître le monde politique La vie aurait également pu me conduire à aller vers le secteur privé  Mais qu'importe !

L'essentiel est que, partout et toujours, ce parcours m'a permis d'établir un constat implacable : celui d'une France cloisonnée entre sphères qui non seulement ne communiquent pas, mais ne se connaissent souvent pas.

A chacun son Aventin, ici les mandarins, là ceux qui produisent, et ailleurs ceux qui gouvernent...

Loin du gadget, les stages d'immersion en entreprises permettent aux sénateurs d'aller à la rencontre du monde de l'entreprise et, finalement, de légiférer au plus près du terrain, plus efficacement.

Jean-François Chantaraud et l'Observatoire du Dialogue Social se sont impliqués dans ce rendez-vous désormais annuel qui a d'ores et déjà mobilisé plus d'une centaine d'élus, permettant de donner du sens et de structurer cette rencontre du troisième type entre deux mondes qui se sont trop longtemps ignorés!

Le même souci, la même obsession, ont également motivé la création du Club.Sénat.fr, où ont appris à se retrouver régulièrement, et à réfléchir ensemble, entrepreneurs, universitaires et responsables politiques.

Et ceci me conduit naturellement à saluer la méthode de questionnement mise au point par l'Observatoire du Dialogue Social, en même temps que votre détermination à exclure tout parisianisme, grâce et au travers de forums régionaux qui seront organisés partout en France dans les prochains mois.

Parce qu'une fois que nous aurons appris aux élites le goût et la nécessité de synergies plus opérationnelles, reste à rétablir les fils du dialogue avec le peuple !

Pardon du peu !

La France a, à mon sens, mal à sa démocratie, et souffre plus généralement d'un déficit de dialogue, dans la vie de la  cité comme dans l'entreprise.

 Je ne confonds pas la crise des pouvoirs, qui en découle mécaniquement, avec une  pseudo perte de vitesse de l'engagement dans notre pays.

Il suffit pour s'en convaincre de mettre en parallèle, dans une chorégraphie qui confine au masochisme, d'une part, l'absence de représentativité des partis politiques et des syndicats, et, d'autre part, le boom associatif qui entraîne rien moins que 21 millions de nos concitoyens !

C'est pourquoi je ne veux pas céder à la sinistrose. Je suis convaincu que la France recèle tout le potentiel qui lui permettra d'amortir le choc du premier tour de l'élection présidentielle, un certain 21 avril 2002, et d'en tirer toutes les conséquences.

Le message du 21 avril 2002 est de ce point de vue tout en paradoxes, et vient alimenter mon optimisme tempéré quant à la suite des événements.

Le big bang de la légitimité politique est certes impressionnant, mais jamais probablement la demande de politique n'aura été aussi forte !

Les chefs d'entreprise et les syndicalistes qui témoigneront dans quelques instants ne diront certainement pas autre chose s'agissant de l'implication des salariés dans l'entreprise et, plus globalement, dans la dynamique sociale.

C'est pour toutes ces raisons, Cher Jean-François Chantaraud, que j'ai souhaité que cette cérémonie de remise des Trophées du Dialogue et de l'Engagement ait lieu au Sénat, et je veux vous dire tous mes encouragements pour une démarche qui nous sera, à terme, collectivement utile.

Je vous remercie de votre attention.

 

 


 



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