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AFP -  16 septembre - 18:18 : Sénatoriales: un scrutin peu médiatisé mais crucial avant la présidentielle

PARIS : A J-9, loin des caméras, la campagne bat son plein pour les sénatoriales du 25 septembre, un scrutin pourtant crucial pour la présidentielle car, pour la première fois dans l'histoire, il pourrait voir le Sénat basculer à gauche.

Le dépôt des candidatures devait s'achever vendredi à 18h00 mais elles ne seront pas rendues publiques par les préfectures avant lundi.

Avec ses succès électoraux aux régionales, cantonales, municipales, la gauche n'a jamais été aussi bien placée pour décrocher la majorité dans la deuxième chambre du Parlement, représentante des collectivités territoriales.

Le mode de scrutin indirect avec un corps électoral de grands électeurs où les petites communes rurales traditionnellement conservatrices sont surreprésentées favorise toutefois la droite.

"Je suis optimiste mais réaliste car ce mode de scrutin rend le combat très difficile et inégal", déclare à l'AFP, le chef de file des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel.

De son côté le président du Sénat, l'UMP Gérard Larcher, affiche un optimisme sans faille, se disant "persuadé de conserver une majorité de 6 à 12 sièges" même si elle sera plus étroite.

Jean-Pierre Bel estime qu'"à partir de 19 sièges" gagnés le 25 septembre la gauche pourra trouver une majorité. Elle dispose actuellement de 152 sièges sur un total de 343.

Chaque voix compte et jusqu'au dernier moment les négocations, voire les pressions, ont été légion pour tenter d'éviter la multiplication des listes dissidentes. L'UMP a ainsi suspendu les dissidents comme l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Pierre Charon à Paris, et le sénateur sortant Jacques Gautier dans les Hauts-de-Seine. Peine perdue, ils devaient maintenir leurs listes.

Christian Demuynck, sénateur sortant UMP de Seine-Saint-Denis, en concurrence avec l'autre sortant UMP du département, Philippe Dallier, s'est retiré après avoir été nommé parlementaire en mission. "Nous sommes dans une situation difficile, si je ne m'étais pas retiré nous risquions de ne plus avoir aucun siège dans le département", a-t-il dit lors d'une réunion d'adieu au Sénat.

Dans une conjoncture politique d'affaiblissement de la majorité, avec des sondages en berne pour le chef de l'Etat et alors que les places sont chères, les candidats sont nombreux à droite à vouloir tenter leur chance même sans investiture. La compétition entre Jean-Louis Borloo (Parti radical), Hervé Morin (Nouveau centre) et François Bayrou (MoDem) se traduit notamment par une multiplication des candidatures centristes, sénatoriales où l'on voit des NC affronter des MoDem, des MoDem contre des "boorloistes" etc.

A gauche, si les candidatures dissidentes sont moins nombreuses, elles n'en existent pas moins, comme Michel Berson (PS) dans l'Essonne, l'écologiste sortante Alima Boumedienne-Thierry dans le Val d'Oise, le communiste sortant Ivan Renar dans le Nord.

Le président du groupe RDSE (à majorité PRG), Yvon Collin a révélé sur Public Sénat avoir donné une partie de sa "réserve parlementaire", cagnotte attribuée aux parlementaires pour leur circonscription, à des collègues renouvelables pour les aider.

Près de 72.000 grands électeurs (71.890) désigneront le 25 septembre 170 sénateurs et porteront à cette occasion leur nombre de 343 à 348. 112 sièges seront renouvelés au scrutin proportionnel et 58 au scrutin majoritaire.

L'UMP doit renouveler 69 de ses membres, soit 46,6% de son groupe, le PS 49 soit 42,6% de son effectif, le CRC-SPB (communistes et parti de gauche) soit 79,17% de ses troupes, l'Union Centriste, 20 de ses 29 sièges soit 69% de ses membres, le RDSE, 5 de ses 18 sénateurs. 3 des 7 non inscrits (divers droite) sont renouvelables.

szb/mad/DS

 

2011/09/16 18:16:51 GMT+02:00

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