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AFP - 22 septembre 12:34 - Les outre-mers ouvrent et ferment les sénatoriales, du suspens jusqu'au bout

Par Sophie LAUTIER avec les correspondants des outre-mers de l'AFP

PARIS - Les sénatoriales vont s'ouvrir dimanche en Nouvelle-Calédonie et se clore aux Antilles: les outre-mers, qui comptent cinq sièges pouvant basculer à gauche, vont entretenir le suspens jusqu'au bout en cas de résultat très serré en métropole.

Autre particularité, deux des cinq nouveaux sièges créés pour ce scrutin -pour s'ajuster en principe à l'évolution démographique- sont dévolus à La Réunion, qui en comptera désormais quatre, et à la Nouvelle-Calédonie, qui en comptera deux.

Au total, 14 sièges sur les 170 à renouveler proviennent des quatre départements (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte) et des deux collectivités (Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre et Miquelon) ultramarines.

Ce poids pourrait s'avérer déterminant à l'heure où le président UMP du Sénat Gérard Larcher "pense très sincèrement que (la droite) va garder -de peu- la majorité sénatoriale". Il estime cette avance de "six à douze sièges".

Les états-majors ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, s'y rendant régulièrement, comme M. Larcher et le chef de file des sénateurs socialistes Jean-Pierre Bel.

Enfin, les outre-mers vont donner le ton dimanche, avec des résultats rythmant la journée: ceux de Nouvelle-Calédonie vers 09H00, puis La Réunion et Mayotte en fin de journée, à peu près comme en métropole. Le verdict de St-Pierre et Miquelon tombera vers 22H00, puis ceux de Martinique et Guadeloupe entre 01H00 et 02H00 du matin.

Si gauche et droite sont au coude à coude en métropole, il faudra attendre les résultats des territoires outre-Atlantique, qui comptent six sièges, dont deux ou trois potentiellement gagnables par la gauche, pour savoir si le Sénat bascule.

Dans le détail, le seul territoire où la majorité est assurée de gagner un poste est la Nouvelle-Calédonie, traditionnellement à droite. La liste investie par l'UMP, menée par Pierre Frogier, actuel député, devrait pouvoir emporter les deux sièges.

Si les sénatoriales sont une élection compliquée, elles le sont particulièrement à Mayotte, où les étiquettes politiques ne reflètent pas le jeu local d'alliances. Avec une quinzaine de candidats, rien ne laisse présager ni que la droite conserve les deux sièges ni que la gauche en ravisse un.

A La Réunion, le DOM le plus peuplé, où le conseil général est passé à gauche, le siège supplémentaire devrait profiter à la gauche qui en compterait alors deux sur quatre.

La Réunion aussi va donner au Sénat son futur doyen, avec Paul Vergès 86 ans, président du Parti communiste réunionnais, âgé d'un mois de plus que l'actuel doyen Serge Dassault (UMP, Essonne), qui se représente.

Saint-Pierre et Miquelon (38 grands électeurs) devrait passer du centre à la gauche: la candidate malheureuse à la dernière élection, Karine Claireaux (PS, maire de St-Pierre), a pris ses dispositions pour ne pas reperdre d'une voix.

Les yeux sont aussi tournés vers les Antilles. La Martinique devrait conserver ses deux sièges à gauche: Serge Larcher (Parti progressiste martiniquais, PPM) semble assuré de sa réélection, ce qui est moins le cas de Claude Lise (Rassemblement démocratique pour la Martinique, RDM), qui a perdu la présidence du conseil général en mars.

Enfin, la Guadeloupe peut entretenir le suspens, même avec des grands électeurs majoritairement à gauche. Jacques Gillot (app. PS) pourrait bénéficier d'une réélection au premier tour, ce qui laisserait une chance à l'autre ticket de gauche de prendre éventuellemment les deux autres sièges.

Mais, en cas d'incertitude et de deuxième tour, le député PS Victorin Lurel pourrait être tenté d'être candidat, faisant du même coup sortir de sa retraite la sortante Lucette Michaux-Chevry, UMP, 82 ans, qui avait décidé de ne pas se représenter.

 

bur-sla/szb/sm/er