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AFP - 25 septembre 12:06 - Un renouvellement du Sénat crucial à sept mois de la présidentielle

PARIS : Les 71.890 grands électeurs ont commencé dimanche matin à voter pour renouveler la moitié des sièges du Sénat dans 44 départements, dans un scrutin qui pourrait voir un basculement historique à gauche de la deuxième chambre du Parlement.

Les résultats vont s'échelonner tout au long de la journée. La Nouvelle- Calédonie a donné le coup d'envoi avec l'élection de deux sénateurs de l'UMP, Pierre Frogier et Hilarion Vendégou.

Leur élection était attendue au regard du potentiel de voix dont disposait la majorité et laisse entier le suspense sur l'issue du scrutin, dont l'enjeu politique est crucial à sept mois de la présidentielle.

La gauche, qui a gagné toutes les dernières élections locales, --municipales, régionales, cantonales-- ne peut que progresser mathématiquement en sièges.

Pourra-t-elle pousser l'avantage jusqu'à remporter la majorité du Sénat ? Les paris restent ouverts car l'équation personnelle des candidats, les particularité locales, les jeux d'alliance rendent toute prévision impossible.

Le mode de scrutin où les petites communes rurales traditionnellement conservatrices sont surreprésentées favorise la droite. La grande majorité des petits maires ou délégués municipaux qui constituent 95% du corps électoral sont sans étiquette.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a prôné sur Radio J un changement de mode d'élection: "la gauche détient plus de 60% des collectivités locales, or le Sénat c'est l'assemblée des collectivités, et, a-t-il dit, "s'il y avait un système démocratique la gauche serait majoritaire au Sénat".

La gauche devra gagner mathématiquement 23 sièges pour obtenir la majorité à la Haute assemblée, dont le nombre de sièges est porté de 343 à 348 avec la création de cinq nouveaux sièges (Isère, Maine-et-Loire, Oise, La Réunion et Nouvelle-Calédonie).

Le suspense devrait rester entier jusqu'à la clôture des bureaux, à 17h30 en métropole. A partir de 12h30, la tendance commencera à se dessiner avec les premiers élus à l'issue d'un premier tour dans les 26 départements dont le scrutin est au suffrage majoritaire et qui s'est clos à 11h00. Un deuxième tour se déroulera entre 15h30 et 17h30. Dans les autres départements soumis à la représentation proportionnelle (18), le scrutin est ouvert de 09h00 à 15h00.

Les résultats s'échelonneront jusque vers 18h30-19h00 en métropole.

Il faudra peut-être attendre les résultats de Guadeloupe (3 sièges) et Martinique (2 sièges) tard dans la nuit pour qu'une majorité nette se dégage.

Mais si le scrutin est très serré dimanche soir, il faudra encore patienter jusqu'au "troisième tour" de l'élection, à savoir celle du nouveau président, le 1er octobre, pour désigner le vainqueur.

Les 170 sénateurs élus représenteront les départements dont l'ordre numérologique va de l'Indre-et-Loire (37) aux Pyrénées-Orientales (66), ceux d'Ile-de-France, ainsi que Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon et les Français de l'étranger (six sièges).

Dans le Nord, où onze sénateurs sont élus à la proportionnelle, la maire PS de Lille Martine Aubry a voté peu après 9H00 à Hellemmes. Elle n'a fait aucune déclaration.

Actuellement, sur 343 sénateurs, la gauche détient 153 sièges: 116 sénateurs au groupe PS et Verts et 24 au CRC (Communistes et Parti de gauche). Elle peut aussi compter sur 13 des 17 membres du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE). 29 sénateurs font partie du groupe Union centriste, rassemblant le MoDem, le Nouveau centre, l'Alliance centriste. 149 sont inscrits comme UMP, 7 sont non inscrits, et deux sièges sont vacants.

szb/mad/jmg