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AFP - 27 septembre 20:25 - Larcher désigné candidat à la présidence du Sénat par le groupe UMP

PARIS : Le président sortant du Sénat, Gérard Larcher, qui a été désigné par acclamation mardi candidat pour un nouveau mandat à la présidence du Sénat, a affirmé ne pas vouloir "être président à tout prix".

Il affrontera le président du groupe PS, Jean-Pierre Bel, pour l'élection au "plateau" qui aura lieu samedi par vote individuel et secret des sénateurs en séance publique. La gauche a obtenu à l'issue des élections sénatoriales de dimanche 177 sièges sur 348, soit la majorité absolue plus deux voix.

"Nous nous trouvons dans un cas de figure inédit sous la Vème République", a déclaré Gérard Larcher, reconnaissant que "pour la première fois, la majorité du Sénat est à gauche".

"Ma candidature est celle du devoir", a-t-il assuré pour "assumer un bilan dont nous pouvons collectivement être fiers" et pour "éclairer notre vision du Sénat : une assemblée différente de l'Assemblée nationale, autonome dans la loyauté, avec un vrai rapport aux territoires, attentive aux libertés et aux citoyens".

Il a nié vouloir "être président à tout prix" assurant que sa candidature était "naturelle", "responsable" et "légitime" assurant: "Je n'irai à aucun compromis".

"Nous constatons que la gauche a quelque voix d'avance sur nous et elle a donc gagné les élections sénatoriales, pour autant, nous avons demandé instamment à M. Larcher d'être notre candidat à la présidence du Sénat", a expliqué le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, à la sortie de la réunion.

"Si la gauche ne se divise pas, elle aura la présidence du Sénat", a toutefois dit Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine.

Pour cette élection "nous n'irons chercher des voix ni dans les officines ni derrière les paravents, nous assumerons jusqu'au bout notre candidature, notre soutien au président M. Larcher" avec lequel les sénateurs UMP sont "très solidaires", a ajouté M. Gaudin, reconduit à la présidence du groupe UMP par 118 voix sur 129 votants (11 blancs et nuls).

La gauche a mis en garde la majorité contre tout "hold-up" visant à la priver de la présidence du Sénat, mais les ténors UMP espéraient encore mardi une divine surprise en leur faveur, qui pourrait venir d'une "division" à gauche, selon eux.

"On sait que la coalition des communistes, des écologistes, des amis de M. Hollande, des amis de Mme Aubry, que tout ça c'est compliqué... Nous verrons bien comment les choses se passent samedi", a dit l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

"Les choses se feront dans l'honneur, dans la transparence", a-t-il toutefois assuré, faisant écho à Nicolas Sarkozy qui a déclaré mardi que l'UMP perdrait "dans la dignité" la présidence de la Haute assemblée.

Mardi Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, et François-Noël Buffet, sénateur du Rhône, ont été désignés vice-présidents délégués du groupe UMP.

szb-gd/jud/ei