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L’incendie de Notre-Dame de Paris survenu le 15 avril 2019 et la présence de plomb dans le Jardin du Luxembourg

La définition par l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France d’un périmètre d’investigation n’inclut pas le Jardin du Luxembourg

A la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris survenu le 15 avril 2019, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a défini un périmètre d’investigation dans lequel devait être mesuré l’impact sanitaire et environnemental des retombées de plomb issues de la cathédrale. Depuis lors, un dispositif de surveillance a été mis en place par les services de l’État et de la Ville de Paris et des points de situation sont régulièrement publiés.

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/index.php/incendie-notre-dame-de-paris

https://www.paris.fr/pages/incendie-de-notre-dame-l-essentiel-concernant-la-pollution-au-plomb-7028

Le Jardin du Luxembourg est situé en dehors de ce périmètre.

 

La réalisation par le Sénat, durant l’été 2019, de prélèvements et d’analyses sur la présence de plomb dans le Jardin du Luxembourg

Bien que le Jardin du Luxembourg soit situé en dehors du périmètre d’investigation défini par l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, le Sénat, gestionnaire du jardin, y a fait réaliser des prélèvements et des analyses pour s’assurer que le public présent ne courait aucun danger.

En effet, par son utilisation passée ou actuelle, le plomb constitue un polluant très présent dans l’environnement. Le Jardin du Luxembourg est un jardin historique dont les derniers grands réaménagements datent du 19ème siècle. Par conséquent, ses sols peuvent potentiellement présenter une forte concentration de plomb, à l’instar de ceux des autres jardins parisiens.

 

Les résultats rassurants des prélèvements et analyses réalisés dans le Jardin du Luxembourg

Des prélèvements de sols stabilisés et de sables issus des bacs à sable ont été réalisés en divers endroits du jardin.

Ils ont porté sur les premiers centimètres de sols (environ 5 cm pour les sols stabilisés et 10 cm pour les bacs à sable) afin de mesurer l’accumulation éventuelle du plomb dans la partie poreuse des matériaux.

Les résultats sont exprimés en mg/kg, contrairement à ceux issus des prélèvements par lingettes qui sont exprimés en μg/m2 (le prélèvement par lingette doit être réalisé sur les surfaces lisses et imperméables).

Les valeurs constatées sont toujours inférieures à 100 mg/kg :

Copyright : Olivier Mabelly

 

Les normes de référence retenues

Il n’existe pas de norme s’agissant du taux de plomb acceptable dans les sols stabilisés.

Cependant, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), dans son guide pratique de dépistage et de prise en charge des expositions au plomb chez l’enfant mineur et la femme enceinte d'octobre 2017, recommande de procéder à un dépistage du saturnisme infantile en cas de concentration du plomb dans les sols supérieure à 300 mg/kg (mg/kg=ppm).

C’est également ce seuil de 300 mg/kg qu’a retenu la Ville de Paris, en accord avec l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, pour décider d’interdire l’accès à certaines pelouses parisiennes.

S’agissant des sols cultivés, les normes retenues par la Ville de Paris sont les suivantes :

  • en dessous de 53,7 mg/kg aucune surveillance n’est nécessaire, y compris s’agissant des cultures maraichères ;
  • entre 53,7 et 100 mg/kg, l'agriculture urbaine est autorisée, sous réserve d’un contrôle de la production ;
  • au-delà de 100 mg/kg, les cultures légumières sont interdites ;
  • au-delà de 300 mg/kg de plomb, aucune culture alimentaire n'est autorisée.