Logo : Sénat français

Direction de la séance

Projet de loi

Projet de loi de finances pour 2002

(1ère lecture)

SECONDE PARTIE

ARTICLES NON RATTACHÉS

(n° 86 , 87 )

N° II-77

4 décembre 2001


 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  
Non soutenu

M. SOULAGE


ARTICLE 52 BIS


I - Dans la première phrase du premier alinéa du texte proposé par le I de cet article pour l'article 72D bis du code général des impôts, supprimer les mots :
et qui ont souscrit une assurance couvrant les dommages aux cultures ou la mortalité du bétail
B - En conséquence, dans le deuxième alinéa dudit texte, supprimer les mots :
et qui ont souscrit une assurance couvrant les dommages aux cultures ou la mortalité du bétail

Objet

Afin d'aider les exploitants agricoles à faire face à des investissements futurs ou à des aléas d'ordre climatique, économique, sanitaire ou familial affectant la conduite de l'exploitation, cet article propose la mise en place d'une épargne professionnelle de précaution. Cette mesure prendrait la forme d'une déduction du bénéfice imposable des sommes épargnées.
Cette mesure est intéressante car les montants déductibles seraient supérieurs à ceux de la déduction pour investissement. En revanche, cette « déduction pour aléa » se caractérise par l'obligation de souscrire une assurance couvrant les dommages aux cultures ou la mortalité du bétail. Certes, les assurances, notamment les assurances « récoltes », souscrites en complément de l'épargne permettront à l'exploitant agricole de se prémunir contre les sinistres les plus importants. Néanmoins, il est difficile aujourd'hui d'appréhender comment assurance et épargne vont pouvoir s'articuler. En effet, on observe tous les jours des risques d'un genre nouveau. La dérégulation et la mondialisation des marchés agricoles accroissent le risque prix, les risques environnementaux s'accroissent…Si cette évolution suppose un nécessaire aménagement du dispositif du fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA), elle suppose aussi que les produits d'assurance doivent s'adapter voire se développer.
Aussi, si la complémentarité entre épargne et assurance ne fait aucun doute, il est prématuré de les lier aussi fortement car une mesure aussi contraignante viendrait entacher les efforts de tous pour garantir le revenu agricole.
C'est pourquoi, il est proposé par cet amendement de dissocier ce mécanisme d'épargne défiscalisée de l'obligation de souscrire une assurance couvrant les dommages aux cultures ou la mortalité du bétail.