Logo : Sénat français

Direction de la séance

Projet de loi

confiance dans l'économie numérique

(1ère lecture)

(n° 195 , 345 , 342, 351)

N° 171

23 juin 2003


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 15 de la commission des affaires économiques et du Plan

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. TRÉMEL, RAOUL et TESTON, Mme POURTAUD, M. WEBER

et les membres du Groupe socialiste, apparenté et rattachée


ARTICLE 1ER B 


Rédiger comme suit le IV du texte proposé par l'amendement n°15 :
IV. – A - Le financement de la couverture en téléphonie mobile de deuxième génération des zones visées au III du présent article est assurée par l'Etat, les opérateurs de radiotélécommunications mobiles de seconde génération et le cas échéant les collectivités territoriales. Les conditions financières dans lesquelles les opérateurs couvrent ces zones sont définies par le ministre chargé des télécommunications et le ministre chargé de l'aménagement du territoire en concertation avec les collectivités territoriales concernées, l'Autorité de régulation des télécommunications et les opérateurs.
B - La perte de recettes résultant du A ci-dessus est compensée à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Objet

L'article 1er B ne dit mot de la question du financement de la couverture en mobiles des zones blanches.
L'amendement de la commission renvoie cette question, ou plus précisément la participation des opérateurs, à une décision des ministres respectivement en charge des télécommunications et de l'aménagement du territoire, prise en concertation avec les acteurs (Gouvernement, opérateurs, collectivités locales, ART).
La couverture du territoire est une mission d'intérêt général et d'aménagement du territoire. L'Etat ne peut donc se désengager et ne pas participer à son financement. Il ne peut en faire porter la charge aux seules collectivités. C'est pourquoi, ce sous-amendement, sans remettre en cause la concertation proposée par la commission, pose le principe que  le financement de la couverture en téléphonie mobile de deuxième génération est assurée avant tout par l'Etat et  les opérateurs de radiotélécommunications mobiles de seconde génération, la participation des collectivités territoriales ne devant être que secondaire.