Logo : Sénat français

Direction de la séance

Projet de loi

Outre-mer

(1ère lecture)

(URGENCE)

(n° 233 , 232 , 240, 243, 244)

N° 6

27 février 2009


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Défavorable
Rejeté

M. FLEMING


ARTICLE 5


I. - Rédiger comme suit le c) du 3° du A de cet article :

c) Dans la troisième phrase, après les mots : « départements d'outre-mer, » sont insérés les mots : « à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, ».  

II. - Dans le 8° du A de cet article, supprimer les mots :

et au vingt-neuvième alinéa

III. - Après le 8° du A de cet article, insérer un alinéa ainsi rédigé :

...° Après la deuxième phrase du même alinéa, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Pour les investissements réalisés dans le secteur de la navigation de plaisance visés au seizième alinéa,  il est porté à 70 %, ou à 60 % pour ceux dont le montant par programme et par exercice est inférieur à 300 000 € par exploitant. »

IV. - Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

La perte de recettes pour l'État résultant du maintien à 70 % du taux de réduction d'impôt au titre des investissements dans la navigation de plaisance outre-mer est compensée à due concurrence par la création de taxes additionnelles aux droits prévus aux articles 575 et 575A du code général des impôts.

Objet

Aide fiscale aux investissements d’entreprises outre-mer (CGI, art. 199 undecies B) – Secteur de la navigation de plaisance.

L’amendement a pour objet d’écarter l’abaissement à 50% proposé du taux de la réduction d’impôt au titre d’investissements réalisés dans le secteur en développement de la navigation de plaisance dans les départements d’outre-mer, alors que le relèvement à 70% intervenu en 2003 visait exclusivement à prendre en compte la situation concurrentielle, et les capacités d’autofinancement en résultant, des exploitants dans les régions concernées. Afin d’exclure tout effet d’aubaine qui serait lié à la mesure, l’amendement prévoit de relever parallèlement, pour ces investissements, le taux de rétrocession à l’exploitant locataire de l’avantage fiscal obtenu par l’investisseur. La transformation de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin en collectivités territoriales ne doit pas être, par ailleurs, l’occasion d’un désengagement des politiques de soutien national à leur développement, en particulier dans le secteur du tourisme, dont ces collectivités nouvelles sont très largement tributaires.