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Direction de la séance

Projet de loi

de finances rectificative pour 2011

(1ère lecture)

(n° 612 , 620 , 642)

N° 10

15 juin 2011


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Demande de retrait
Retiré

M. MARINI

au nom de la commission des finances


ARTICLE 10 (ETAT B)


Mission Immigration, asile et intégration

Modifier ainsi les ouvertures de crédits des programmes :

(en euros)

Programmes

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

 

+
(majorer l'ouverture de)

-
(minorer l'ouverture de)

+
(majorer l'ouverture de)

-
(minorer l'ouverture de)

Immigration et asile

Dont titre 2

 

50 000 000

 

50 000 000

Intégration et accès à la nationalité française

 

 

 

 

TOTAL

 

50 000 000

 

50 000 000

SOLDE

- 50 000 000

- 50 000 000

 

Objet

Depuis quatre ans, les crédits affectés en loi de finances initiale au programme « Immigration et asile » sont insuffisants pour financer l’accueil des demandeurs d’asile.

Le rapporteur spécial, Pierre Bernard-Reymond, dans son dernier rapport budgétaire sur la mission « Immigration, asile et intégration », avait pointé le « déficit du programme « Immigration et asile », estimé […] à près de 50 millions d’euros ». Un amendement, présenté par la commission des finances pour remédier en partie à cette sous-budgétisation, avait reçu un avis défavorable du Gouvernement et été rejeté.

Or, aujourd’hui, le projet de loi de finances rectificative propose de majorer de 50 millions d’euros les crédits du programme pour financer l’hébergement d’urgence des demandeurs d’asile, soit une hausse de 125 % par rapport à la dotation initiale. Ce sont très exactement les prévisions de la commission des finances qui se vérifient.

Ni les incertitudes entourant l’évolution de la demande d’asile ni les délais de traitement de ces demandes n’expliquent à eux seuls cette sous-budgétisation récurrente, dénoncée à plusieurs reprises par la commission des finances.

Le présent amendement revient sur l’augmentation de 50 millions d’euros proposée par le projet de loi de finance rectificative. La commission des finances souhaite qu’une telle initiative constitue, pour le Gouvernement, une puissante incitation à améliorer la sincérité de la prévision budgétaire.