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Direction de la séance |
Proposition de loi Moyens de lutte contre la cabanisation (1ère lecture) (n° 551 , 550 ) |
N° 9 29 avril 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. JADOT, Mme GUHL, MM. SALMON, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE, GONTARD et MELLOULI et Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE, SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
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I.- Alinéa 4
Supprimer cet alinéa.
II. - Alinéa 12
Après le mot :
proposition
insérer les mots :
de relogement ou
III. - Alinéa 16
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires vise à rétablir l’obligation de relogement des occupants concernés par les procédures administratives d’évacuation et de démolition des constructions irrégulières.
La présente proposition de loi renforce l’arsenal juridique dont disposent déjà les maires pour lutter contre les installations illégales au lieu de répondre aux problématiques du manque d’informations délivrées aux maires et au nécessaire renforcement de l’ingénierie en la matière pourtant soulignées par le rapport de la commission.
En effet, les mesures adoptées récemment dans loi sur les copropriétés dégradées de 2024 et dans la loi Huwart de novembre dernier n’ont pas encore produit leurs effets.
De plus, les modifications opérées en commission viennent précariser davantage la situation des familles dont l’habitation sera détruite car seule la proposition d’hébergement est conservée. L’obligation de relogement est ici contournée alors que les occupants expulsés sont souvent en situation de vulnérabilité. L’expulsion sans solution de relogement constitue une violation potentielle du droit au logement.
Cet amendement vise également à supprimer les dispositions considérant que les occupants des installations démolies ne sont pas de bonne foi pour faire obstacle au relogement.
Au lieu de mieux accompagner les élus locaux, ces dispositions vont conduire à fabriquer de la marginalisation et de la précarité et produire des effets sociaux très durs sans réelles solutions alternatives pour répondre à des besoins vitaux.
Pour toutes ces raisons, le groupe Écologiste, Solidarité et Territoire considère nécessaire de rétablir a minima la proposition de relogement.