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Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (2ème lecture) (n° 587 , 586 ) |
N° 232 rect. 11 mai 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BRISSON, HOUPERT et BAZIN, Mme LAVARDE et MM. de LEGGE, MARGUERITTE et PIEDNOIR ARTICLE 5 |
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Alinéa 6
Compléter cet alinéa par les mots :
, ni avoir entretenu avec elle, à un moment quelconque, une relation susceptible d’altérer son indépendance
Objet
Renforcement du critère d’indépendance. La relation susceptible d’altérer l’indépendance du médecin doit être exclue, au-delà des seuls liens familiaux ou matrimoniaux.
Le caractère définitif de la décision d’octroi de l’aide à mourir exclut qu’elle puisse reposer sur la seule appréciation d’un médecin instructeur. La collégialité doit être effective, et non purement formelle, ce qui suppose un véritable débat contradictoire au sein du collège pluriprofessionnel et une motivation détaillée et circonstanciée de la décision.
Cette exigence trouve son fondement dans la décision du Conseil constitutionnel du 2 juin 2017 (n° 2017-632 QPC), qui a souligné l’importance de la collégialité pour les décisions médicales engageant la fin de vie. La rédaction actuelle de l’article 6, qui réserve la décision finale à un médecin unique, demeure en deçà de cette exigence et appelle un renforcement des contre-pouvoirs.