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Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (2ème lecture) (n° 587 , 586 ) |
N° 291 rect. 11 mai 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CUYPERS, Mme CHAIN-LARCHÉ, M. BONNEAU, Mme DREXLER, M. de LEGGE, Mmes EUSTACHE-BRINIO et Valérie BOYER et MM. BRISSON, MARGUERITTE, PIEDNOIR, BAZIN, Étienne BLANC, KLINGER, CAPUS et MANDELLI ARTICLE 14 |
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Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
« .... – Les membres de l’équipe soignante ayant pris en charge habituellement une personne ayant bénéficié de l’assistance médicale à mourir bénéficient, à leur demande, d’un débriefing collectif et individuel. »
Objet
Garde-fou de soutien aux équipes soignantes après l’acte.
L’effectivité des soins palliatifs est le seul garde-fou permettant de distinguer une demande d’aide à mourir librement exprimée d’une demande résultant d’une carence d’accompagnement. La proposition de soins palliatifs prévue à l’article 5 ne saurait suffire : elle doit s’accompagner d’une mise en œuvre effective, dans des conditions matérielles et géographiques adaptées.
Le rapport de la Cour des comptes de juillet 2023 sur les soins palliatifs a souligné la persistance d’un déficit majeur de couverture territoriale : 21 départements demeurent dépourvus d’unités de soins palliatifs, plusieurs régions ne disposent d’aucune équipe mobile suffisamment dotée. Dans ces conditions, subordonner l’aide à mourir à un accès effectif aux soins palliatifs constitue une exigence de cohérence.
L’insertion proposée comble une lacune du dispositif sans en altérer l’équilibre général : elle apporte une précision nécessaire à l’application opérationnelle de la disposition tout en respectant les principes directeurs du texte.